‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 18 sur 324 · Mérimée, Histoire de Don Pèdre, p · texte numérisé non relu

Mérimée, Histoire de Don Pèdre, p

6. Person, Essai sur l'administration des provinces romaines sous

la République, p. 315-316.

en alléguant que c'était le gouverneur lui-même, et non un de ses suivants, qu’il recevait d'ordinaire‘.

Tels sont, à grands traits, les caractères que re le conventus romain dans le provinces. C’est une vaste tournée judiciaire, analogue? aux circuits annuels des grands juges d'Angleterres. On ne voit pas, au premier abord, quelle ressemblance, même lointaine, il peut offrir avec des assemblées provinciales. Mais, si l’on fouille plus profondément la littérature classique, si l’on creuse les textes relatifs à ces conventus, d’autres traits, d’autres caractères apparaissent.

Le mot conventus par lui-même, d’abord, n'indique qu’une simple réunion; il s'entend proprement du rassemblement dans un même lieu d’une multitude d'hommes”, et, dans Rome, il désigne particulièrement les « meetings » tumultueux de la plèbef.

Puis les Romains ignoraient la distinclion de l’ordre administratif et de l’ordre judiciaire’. Le même fonctionnaire administrait et jugeait, et le gouverneur profitait sans doute de ses tournées de juge pour expédier sa besogne d’administrateur.

C’est ainsi que les grands juges royaux du xt siècle en Angleterre réglaient avec les villes du domaine royal le montant de la laille que leur seigneur pouvait leur imposer“, et exerçaient les pouvoirs les plus étendus, aussi

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