Essai sur le culte rendu aux empereurs romains, p
Il était nommé par une assemblée spéciale, dit-on. Telle est l’opinion de M. Guiraud'. Il s'appuie d’abord sur un passage d’une constitution d'Honorius de 395, « à la réunion de l'assemblée publique (publicus tractatus), pour la désignalion du sacerdos provinciæ? », el ajoute que ce tractatus, « qui dans tous les cas n’était pas le concilium », devait être la réunion des prêtres venus de toutes les parties de la province. Il invoque ensuile ce fait que l’'Ombrie et l’Étrurie eurent, à partir de Constantin, deux prêtres distincts, et que cependant il n’y avait qu'un seul concilium. I] en conclut que le concilium ne pouvait élire les deux sacerdotes, qu’il devait donc y avoir deux assemblées spéciales élisant chacune un sacerdos, et qu’ainsi ce n’était pas le concilium, mais une assemblée distincte et spéciale, qui élisait le sacerdos.
Il était élu par le concilium provinciæ, disons-nous. Telle est l'opinion exprimée dubitativement par M. Pallu de Lessert”, affirmativement par Godefroy‘, par M. Amédée Thierry’, dont M. Flandin® semble suivre la doctrine, et par M. l’abbé Beurlier'. D'abord rien n’empêche que l’expression publicus tractatus, employée par Honorius dans la constitution de 395, ne désigne le concilium provinciæ, puisqu'elle le désigne dans une autre constilulion qui figure aussi au Code Théodosien, une constitution de Valentinien l'Ancien datée de 346.