Du polythéisme romain, t. Il, p
27k LES ASSEMBLÉES PROVINCIALES
tarda pas à s’effondrer. « En imilant la sainte discipline de l’Église, dit Bossuet!, il crut tourner contre elle ses propres armes. » Mais elles parurent, en changeant de mains, avoir perdu leur vertu.
Nous sommes loin de posséder toules les letlres de Julien?, et si ses ouvrages contre le christianisme ont élé en partie conservés, ce n’est que par les réponses de ses contradicteurs5. Aussi ne pouvons-nous parvenir à nous faire de la métamorphose du paganisme rêvée par Julien qu’une idée incomplète.
Le triomphe du christianisme amena dans la condition des sacerdotes des changements plus considérables et plus durables. Étudions donc ce que fut sous les princes chrétiens au Bas-Embpire le sacerdos provinciæ. Deux constilutions, l’une de Valentinien l’Ancien de 371, l’autre d'Honorius de 3955, qu’a signalées l’abbé Beurlicrf, mentionnent l’existence de sacerdotes provinciæ dans les provinces de la préfecture des Gaules d’une manière générale et vague. Nous nous trouvons donc ramenés à nous poser pour le sacerdos provinciæ les mêmes questions que nous nous sommes posées, dans le livre précédent, pour le sacerdos Romæ et Augusti, sous le Haut-Empire, et nous allons examiner successivement comment il élait désigné, qui était éligible à ce sacerdoce, et quelles étaient les fonctions, les obligations et les prérogatives de l'élu.
Comment d’abord élait-il désigné? Cette question est fort débattue.
1. Discours sur l'histoire universelle, 1° partie, xi° époque. Œuvres complèles, t. IV. p. 130.
2. G. Boissier, L'empereur Julien d'après de récentes publications (Renue des Deux Mondes du 1° juillet 1880, p. 106). — La fin du pag:nisime, t. 1, p. 160). — Chateaubriand, Ætudes historiques, Il, 1. Œuvres, t. 1; p.335, n. 1.
3. Chateaubriand, Etudes historiques, Il, 11. Œuvres,t.I,p 333,n.1.