Cod. Théodos., XII
journée et où les voyageurs trouvaient le vivre et le couverl*. En 337, dans une constitution adressée au concilium de la ‘province d’Afrique?, et qu’il ordonne de graver sur l’airain, il les dispensait de la præpositura annonæ, c’est-à-dire de la garde du grenier où étaient déposés les produits de l’annonas. Par cette dernière disposition, Constantin aurait, d’après M. Duruy‘, au moment même de se faire chrétien, donné un témoignage de la bienveillance envers le culle païen, qu’il continuait de ménager.
2 Ils sont exempts de la torture. Ce privilège leur est conféré par la même constitution que nous menlionnions tout à l'heure. « Que leur corps soit affranchi, y est-il dit, des injures qui ne conviennent pas à des honorati5. » En principe, toutes les personnes à partir du rang de décurion inclusivement® élaient affranchies de la quæstio en vertu d’une constitution de Constance, de l’an 3497. Il n’y avait donc là que lapplication aux sacerdotes provinciæ d’une règle générale.
3° Enfin ils ont droit aux mêmes honneurs que les comites® C'est la même constitution de Valentinien l'Ancien qui leur accorde cette prérogative. Le titre de comites était conféré fréquemment à des fonctionnaires civils ou militaires°. Le comes était le conseiller intime et secret de l’empereur, et
1. Humbert, art. Cursus publicus dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Daremberg et Saglio.
2, Cod: Théodos., XII, v, 2
3. Pallu de Lessert, Les assemblées provinciales et le culte provincial dans l'Afrique romaine (Bulletin des antiquités africaines, t. II, p. 839, 341).