‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 282 sur 324 · Guiraud, Ass. prov., p · texte numérisé non relu

Guiraud, Ass. prov., p

3. Histoire des institutions politiques de l'ancienne France : la monarchie franque, p. 184.

&. Viollet, Histoire des institutions politiques de la France, t. I, p: 293, n. 2.

k12 LES ASSEMBLÉES PROVINCIALES

avons vu que, suivant toute probabilité, il fut intenté par l'assemblée d’Arles, et que les legati provinciæ Galliæ que mentionne Sidoine sont sans doute des legati envoyés par le concilium du diocèse. Mais s’il est vraisemblable que cette assemblée tint encore une session en 468, huit années avant la chute de l’Empire, rien ne nous prouve qu’elle siégeât régulièrement. Les populations lui avaient, ce semble, témoigné peu de faveur. « Profondément dégoûtés d’un Empire dont plusieurs fois, mais vainement, ils avaient essayé de se détacher, dit Augustin Thierry‘, les habitants des cités gauloises tendaient de toute leur force à l'isolement municipal, toute espèce d’inslitution même libérale qui avait pour but de rallier à l’adminisiration des grands officiers impériaux ne pouvait manquer de leur déplaire ou d’être reçue froidement par eux. »

Telle est aussi l’opinion de Cantu : « Gratien, dit-il, exhorta les provinces à former des assemblées où l’on discuterait sur les objets d'intérêt public sans être empêché ou gêné par aucun magistrat, Honorius suggéra enfin une espèce de gouvernement fédératif qui unit ce qui était divisé, mais aucune province ou cité ne profita de ces facilités, tant l'esprit tout à fait local de celte société excluait et repoussait l’esprit d'union. Pourtant chacun, hommes et corps, se repliant sur soi-même, il ne restait personne pour défendre l’Empire : les Barbares le bouleversèrent à leur gré, jusqu’à ce qu'ils résolussent de l’abolir? ».

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