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Des controverses s’étaient élevées sur la détermination de la ville où se tenait le concilium de la Narbonnaise. Quelques auteurs avaient prétendu que le siège du concilium élait distinct de la capitale de la province; mais Herzog, dans son Historia Galliæ Narbonensis provinciæ romanæ, avait admis que le concilium se tenait à Narbonne, et telle était l'opinion commune’. M. Allmer? avait toujours soutenu ce système, et la découverte à Narbonne des vastes soubassements d’un temple était venue apporter en sa faveur un nouvel argument. Mais c’est encore la plaque de bronze de Narbonne qui a tranché sur ce point la difficulté. Un chapitre de cette loi en effet porte pour titre : Quo loco concili….Il fixait sans doute le lieu précis où devait se réunir l’assemblée. Ce chapitre est un des plus incomplets de notre loi; mais les premiers mots conservés de son texte, qui in concilium provinciæ convenerint, sont suivis d’une lettre N, que les commentateurs de ce monument épigraphique ont été unanimes à considérer comme la lettre initiale du mot Narbonems. Ils suffisent donc à établir que le concilium provinciæ Narbonensis avait son siège à Narbonne. La restitution proposée par M. Mommsen‘ porterait même nullité de tous actes faits en dehors des limites de la ville : si quid extra fines Narbonensium concilio habito actum erit, id jus ratumque ne esto. D’après M. Mispoulet’, ce chapitre aurait été consacré à in-