Id., ibid, p
k. Revue épigraphique du Midi de la France, t. I, p. 149.
vés, il y à concordance entre l’édifice de Lyon et celui de Narbonne.
L'assemblée de la Narbonnaise comme celle des trois Gaules, ainsi que l’a remarqué M. Guiraud', semble donc s'être tenue dans un temple. Le caractère particulier, semireligieux, semi-politique, de ces assemblées, suffirait à justifier l'adoption d’un édifice religieux pour salle des séances. Ce choix n'avait d’ailleurs rien d’étrange aux yeux des Romains. Les temples, .en effet, avaient pour eux une triple destination, le culte, la justice et l'administration publique, et M. Delorme? a vu une allusion à ce triple usage de ces monuments dans le passage où Virgile nous peint Didon assise sous la voûte centrale du temple, distribuant aux citoyens leurs travaux, réglant leurs différends et leur donnant des lois *.
Pour les autres provinces, nous ne possédons que des renseignements assez sommaires. On sait quelle est la disette des documents relatifs aux Alpes-Cotliennes et aux Alpes-Pennines; aucun indice ne nous indique le siège du concilium de ces provinces. Pour les Alpes-Maritimes, certaines inscriptions recueillies* ont fait supposer à M. Guiraud que le concilium de cette province tenait ses séances au chef-lieu de la province, à Cemenelum. Pour la Germanie inférieure, l’assemblée se réunissait autour de l’ara Ubiorum, Où fut établie plus tard la colonia Julia Agrippina.
1. Un document nouveau sur les assemblées provinciales de l'Empire romaïn (Séances et travaux de l'Académie des sciences morales, t. CXXX, p. 272).
2. Description du musée de Vienne (Isère), précédée de recherches historiques sur le temple d' Auguste et de Livie, p. 34.