‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 98 sur 324 · Guiraud, Ass. prov. p. 215, 3. Id., ibid., p · texte numérisé non relu

Guiraud, Ass. prov. p. 215, 3. Id., ibid., p

vaient au besoin armer leurs citoyens', le concours des gouverneurs qui disposaient des légions et du personnel administratif, que de solliciter le concours d’une assemblée aussi dépourvue de soldats que de deniers et qui ne compensail pas ce dénuement par une réelle influence politique. Voilà pourquoi les agents des prétendants faisaient prêter le serment aux cités? ou se conciliaient l’appui des gouverneurs el semblaient au contraire se soucier aussi peu des assemblées provinciales que si elles n’eussent pas existé.

On a pourtant essayé d'attribuer un certain rôle polilique aux conciha réguliers gaulois, et l’on a invoqué en ce sens trois arguments. On a signalé d’abord la frappe, en 68, d’un denier d'argent portant, d’un côté, les têtes symboliques des trois Gaules, et, de l’autre, Galba à cheval. « Ce denier, dit M. Anatole de Barthélemy”, n’a pas besoin de longs commentaires. Il fait allusion à la proclamation de Galba comme empereur par les tres Galliæ, c'est-à-dire par une assemblée de principes gaulois, réunie à l’instar de celle du temple de Rome et d’Auguste, el ayant usurpé des pouvoirs politiques. Bien plus, celte assemblée, ayant frappé une monnaie d’argent, s'était allribué un droit qui n’appartenait qu’à l’empereur. » On a allégué ensuite une inscription, aujourd’hui perdue‘, reproduite par Spon* ct que nous avons déjà citée. Cetle inscription cst la dédicace à Epona et à Mars Segomon d’un monument qui aurail élé élevé par les tres Galliæ à la demande des Séquanes, sous le consulat de Pansa, c’est-à-dire en 70 ap. J.-C. Ce monument aurait eu pour objet de consacrer le souvenir de la victoire des Sé-

1. Lex coloniæ Genetivæ Juliæ, CII, dans Girard, Textes de droit romain, p. 93. — Mispoulet, Institutions politiques des Romains, CT D 137.

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