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noncer en faveur de l’un ou de l’autre des aspirants à la pourpre, mais nulle part nous ne trouvons la moindre mention de l’assemblée provinciale. Bien plus, dans des circonstances où il s’agit d'une détermination politique à prendre, nous voyons deux assemblées se réunir. La première se rassemble à Reims, sur l'initiative des Rèmes‘. Mais, bien que ce soit une assemblée de legati, elle ne présente aucun trait de ressemblance avec les concilia de Lyon. Cest un congrès extraordinaire de députés des civitates. La seconde est le sénat qu’institue Posthumus?, à limitation peut-être d’Albinus*, quand il parvient à l’empire des Gaules; et, chose piquante, c’est à Lyon même que siège ce sénat. On ignore comment il fut recruté, mais à coup sûr il n’a rien de commun avec l’assemblée des Gaules. Ses attributions sont d’ailleurs complètement différentes : c’est lui notamment qui décerne à l’empereur les honneurs divins, comme eût fait le sénat de Rome. Au lieu de l’adorer, c’est lui qui fait le dieu.
Ces deux faits suffisent, ce nous semble; à établir un point important : l'idée que se faisaient les anciens de ces assemblées les laissait à l'écart de la lutte pour l’Empire. N’eût-il pas d’ailleurs été bizarre de voir l’assemblée vouée au culte de Rome et d’Augustle devenir le centre de la rébellion à la domination d'un Auguste? Une dernière raison explique l'indifférence des ambitieux à l’endroit de ces concilia : c'est que les concilia ne disposaient que d’un budget insignifiant et ne possédaient aucune force matérielle. Il n’y avait en réalité dans l’Empire romain que l’empereur et les cités. Les provinces n'étaient que des cadres sans vie propre et où le gouverneur avait pleins pouvoirs. Il importait donc beaucoup plus aux prétendants de s’assurer l’adhésion des cités qui disposaient de ressources assez considérables et pou-