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lu grùic, ayant sollicité des secours extruordinaircs (|iii ne pouvaient être demandés tjii’à l’impôt ou à l’emprunt, non moins fâcheux l’un que l’aulre, l’assemblée les ajourna; elle se borna à voter des remises de taille eu faveur des plus pauvres cullivateurs atteints par le fléau. Toujours animée du même esprit d’économie, elle n’bésita pas a demander la suppression des liaras et de la pépinière royale fondée par M. d’Étigny*.
tt Multiplier les chevaux de belle race ou corriger les défauls de l’espèce dominante, disait le bureau du bien public, tel est depuis longtemps l'objet des dépenses et des règlements des haras. Tant d’efforts n’ont produit auçune amélioration bien sensible. Colbert lui-méme, ce ministre habile, ne put mettre cette partie dans un état florissant. En vain fit-il venir des étalons de toutes les parties de l’Europe connues par la beauté de leurs chevaux, tout ce zèle n’eut qu’un succès passager Le haras créé au Kieutord en faveur de cette province en est une preuve non équivoque : il est tombé (pielques années après son établissement, sans nous avoir procuré un avantage réel. Ci lte parlie est administrée, sous l’autorité du directeur général, par deux inspecteurs, dont l’un a l,2ÜU livres d’a|>pointemenls et l'autre 1,000 livres, et dont les fonctions consistent u faire deux fois par an une revue générale de leurs départemenls respectifs. 11 y a de plus deux gardes -
' n est il remarquer que le nom de M. d'Étigny n'est jamais prononcé dans les procès-verbaux ; son administration passait sans doute pour dépensière.
litNKKAl.IlK D’AIII'U. H:.’!
haras, tiout les uppointenienls sont de üOO livres, cl cii:~ quaate-cinq gardes-étalons qui n’ont point de gages, mais qui reçoivent de chaque propriétaire de jument 3 livres et un boisseau d’avoine pour chaque saut, et qui jouissent encore de plusieurs privilèges et exemptions. Malgré la vigilance et le zèle de ceux qui sont pré- |K)sés à l'exéculion des règlements , nous ne pouvons nous dissimuler que l’espèce des bons chevaux diminue et dépérit tous les jours. Contents des exemptions et des distinctions attachées à leur état, les gardes se mettent peu en peine d’entretenir leur étalon et le font servir à des travaux trop fatigants. Une liberté indéflnie serait plus avantageuse que ces règlements, dont il est si aisé d’abuser. Qui sait si le roi ne consentirait pas à détruire ce privilège exclusif, dont reifet a été d’anéantir la reproduction des bons chevaux ? s Des raisons analogues étaient invoquées contre la pépinière. « L’objet du gouvernement, disait le même bureau, en établissant la pépinière publique, estde procurer les moyens de multiplierles plantations en fournissant gratuitement des plants de la meilleure qualité. La pépinière d'Auch coûte annuellement 3,37Ü livres ; son objet principal est de fournir des arbres pour planter sur les grands chemins; mais l’ex(>érience a démontré que les règlemcns faits à ce sujet n’ont jamais eu d’exécution , et plusieurs pensent qu’ils seraient aussi préjudiciables au bon état des routes que nuisibles aux propriétés riveraines. Quant aux arbres fruitiers, l’expérience a fait encore reconnuilre aux
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particuliers que les plants les moins chers étaient ceux qu’un marchand avait intérêt de fournir de bonne qualité. L’administration du Languedoc a jugé les pépinières inutiles au progrès des plantations; celle de la haute Guienne a sollicité vivement la suppression de cet établissement. Nous pensons aussi que le commerce libre des arbres procurera tout ce qui sera nécessaire, et que les fonds employés pour l’enlrelicn de la Pépinière royale d’Auch peuvent recevoir une destination plus utile. K
Jusqu’en 17"r>, le privilège des messageries et voitures publiques, réuni à la ferme générale des postes, ne s’était pas étendu <à la province ; on y jouissait d’une liberté qui avait facilité l’établissement de moyens de transport à bon marché. Introduit depuis 1775, le privilège avait amené ses conséquences ordinaires. Armés de règlements vexaloires, les fermiers prétendaient prélever des droits et empêcher la circulation sur les routes où ils n’avaient pas établi de voitures. L’assemblée supplia le roi de rendre à la province son ancienne libertéjpour les transports, et, en attendant l’expiration des engagements pris, d’ordonner que les droits ne fussent perdus au profit des fermiers que sur les routes où ils auraient établi un service régulier. Comme moyen de parer aux inondations, elle prépara le redressement et le curage des rivières; mais là encore elle refusa de s’engager dans des dé|>enses précipitées : elle demanda aux communes riveraines de s'imposer elles-mêmes, promettant d’accorder de son côté des