‹ Les Associations DiocésainesChapitre 2 sur 79 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

4. — C’est une vieille querelle que celle qui oppose l'Eglise gardienne des intérêts spirituels et l'Etat souverain dans le domaine temporel. Toute notre histoire est pleine du bruit des conflits qui dressèrent l’un contre l’autre le Pape et l'Empereur le premier prétendant exercer sur le gouvernement des Etats un contrôle fondé sur l’élément moral qui y est engagé, le second s’efforçant sans cesse d’annexer l’exercice du pouvoir spirituel à ses attributions légitimes. Rien pourtant n'importe plus au monde et à la civilisation que la distinction de ces pouvoirs qui réserve à l’esprit son indépendance à l’égard de la force et lui permet d'échapper à la tyrannie.

La société spirituelle et la société civile ont chacune leur objet propre. « Dieu a réparti entre le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil le soin de pourvoir au bien du genre humain. Il a préposé le premier aux choses divines et le second aux choses humaines ; chacun d’eux est renfermé dans des limites parfaitement déterminées et tracées en conformité exacte avec sa nâture et son principe. Chacun d’eux est donc circonserit dans une sphère où il peut se mouvoir et agir en vertu des droits qui lui sont propres (1). »

Mais cette distinction n'implique pas séparation absolue des deux pouvoirs ni ignorance de l’un par l’autre. Impossible théoriquement puisque les deux sociétés exercent leur autorité sur les mêmes personnes, le divorce complet l’est aussi pratiquement.

€ Il faut qu’il y ait entre les deux puissances un système bien

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