‹ Les associations ouvrières au XVIIIe siècleChapitre 30 sur 119 · Peuchet, op. cit., t. III, p · texte numérisé non relu

Peuchet, op. cit., t. III, p

genre d'ouvrages , le compagnon connaissant mieux le sçavoir faire de ses camarades que le maître '. »

Ainsi les compagnons font remarquer qu'ils poursuivent l'éducation de l'artisan. Nous aurons à signaler des pratiques qui prouvent chez les associations ouvrières ce souci constant de l'amélioration intellectuelle et morale de tous les camarades affiliés.

Le samedi 29 octobre 1764, l'inspecteur de police déclare qu'il a arrêté Masson, compagnon chapelier, âgé de vingttrois ans « pour s'être trouvé à deux assemblées de garçon chapelier qui se sont tenues l'une dans le Temple et l'autre à la Porte Maillot; que les garçons étaient en grand nombre, que l'objet de cette assemblée était de délibérer sur l'ordonnance de Monsieur le heutenant général de police qui leur faisait deffensc de porter l'épée et pour faire une bourse entre eux qui aurait servie à soulager ceux qui auraient été arrêtés pour porter l'épée ; que le comparant ne s'est trouvé à ces assemblées que par curiosité, attendu que cette ordonnance ne le concerne point puisqu'il ne porte pas l'épée depuis plus de deux ans et que, d'ailleurs, s'il s'est trouvé aux assemblées, c'était pour ne point s'attirer la haine d'autres garçons qui auraient pu luy faire essuyer de mauvais traitements par vindication. »

Le 17 novembre, le lieutenant général de pohce rend une sentence en faveur des maîtres et marchands chapeliers de la ville, fauxbourgs et banlieue de Paris, défend aux garçons chapehers de porter des épées ou couteaux de chasse dans la ville et fauxbourgs de Paris, et aux maîtres et maîtresses de souffrir chez eux aucuns garçons ayant épées ou couteaux de chasse à peine de 20 livres d'amende contre chacun des dits garçons et maîtres ; enjoint à tous garçons de porter honneur et respect à leurs maîtres et maîtresses et aux gardes et jurés de la communauté, à peine de

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