‹ Les associations ouvrières au XVIIIe siècleChapitre 86 sur 119 · Arch. pari., t. XIII, p · texte numérisé non relu

Arch. pari., t. XIII, p

livres, afin de secourir les ouvriers nécessiteux dé la capitale notamment ceux du faubourg Saint-Antoine * .

Quatrej ours après, un arrêté du comité provisoire « délègue M. Boucher d'Argis, curé de Saint-Étienne du Mont, et M. de Forges à l'effet d'exprimer au chapitre de Notre- Dame la profonde gratitude de la compagnie pour le don de 12,000 livres en faveur des pauvres ouvriers sans occupation, consentie par le chapitre ». M. Boucher d'Argis adresse un discours au chapitre ^

Mais bientôt l'assemblée ne voit plus seulement dans les ouvriers des héros. Le« électeurs les invitent à reprendre leurs travaux et à déposer leurs armes dans un local indiqué pour chaque district avec promesse d'une allocation de 9 livres pour tout ouvrier qui remettra son fusil. Santerre, qui avait souvent dirigé les troubles et les émeutes, protes-, tait contre cette allocation; l'ensemble des gratifications monterait à 405,000 livres; or, à l'en croire, les ouvriers n'avaient jamais gagné pareille somme en 15 jours \

On commençait à redouter l'émeute qu'on avait d'abord favorisée. 11 est vrai que la populace indisciplinée continuait ses méfaits. Le 18 juillet 1789, elle s'était emparée du corps de garde et de la caserne des invalides. Un meunier nommé Sauvage fut arrêté et conduit à la Halle pour y être pendu : il était accusé d'avoir accaparé des grains ; vainement plusieurs personnes tentèrent sa justification ; on lésa menacés de les écarter si elles entreprenaient sa défense : ainsi Sauvage innocent ou coupable a été victime de la fureur populaire. Un garçon boucher lui coupa la tête '\

De semblables faits, effrayent l'assemblée et l'administration; le 19 juillet 1789, le district des capucins demande au Comité un secours particulier pour la garde des barrières

Page 1