‹ Les associations ouvrières de consommation, de crédit et de production enChapitre 2 sur 30 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

l'aroae, l'impression qui me parait ressortir clairement de tous les faits que j'ai rassemblés, est une impression de confiance et d'espoir. Le problème de la misère, contre lequel lliumanitése débat depuis qu'elle existe, me parait résolu, du moins en principe, n ne s'agit plus que d'appliquer la solution partout où elle est possible- Or, cette application ne se fera pas attendre, si l'on en juge par l'empressement que témoignent à peu près tous les peuples civilisés. Je croîs que désormais la société n'a plus rien à craindre de ces tumultes populaires, causés bien moins par les souffrances de la misère présente que par l'impatience et l'irrilation que jetaient dans les esprits le sentiment de leur impuissance contre les menaces de l'avenir et le désespoir de trouver une solution aux problèmes qui les tourmentaient. La pratique de l'association, si les gouvernements ont la sagesse de ne pas y apporter d'obstacles, doit avoir dans l'ordre des questions sociales les mêmes conséquences que la pratique du suffrage universel dans l'ordre des questions politiques. Elle désarmera les colères et les haines, en donnant à chacun le moyen d'améliorer sa situation. La révolution sociale, commencée à coups de fusil en I8I16, comme la révolution politique en 1789, peut désonnais s'achever pacifiquement, si aucune imprudence ne la force à redevenir violente. C'est co que les gouvernements semblent comprendre, puisque

PRËFACE. VU

jusqa'à présent aucun n'a essayé sérieusement d'inter* venir et de s'opposer au mouvement. Il faut espérer qu'ils persisteront dans cette attitude, et que le travail de la réorganisation du travail, si bien comnieacé dans un grand nombre de contrées, pourra se continuer et s'achever sans bouleversement.

LISll ALPHABÉTIQUE

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