‹ Les associations populaires de consommation, de production et de créditChapitre 1 sur 15 · OUVRAGES DU MÊME AUTEUR · texte numérisé non relu

OUVRAGES DU MÊME AUTEUR

Ei'Éeonoiiiie polltt^ue et la Jasllee^ examen critique et réfutation des doctrines économiques de M. P.-J. Proudhon, précédés d'une Introduction à Vétude* de la Question sociale.

Théorie eritique de rinpét^ précédée de Souvenirs du Congrès de Lausanne.

De rinpét dans le eanton de Vand. (Mémoire couronné par le Conseil d'État du canton de Vaud.)

Cucht. — Impr. de Machicb Loiosos, rue da Bac^d'AtaU-ros, t3>

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Deux motifs principaux m'encouragent à publier, malgré leur peu d'étendue et leur imperfection, les trois leçons sur les A^^octo/^a/i^ populaires (jue j*âi faites cet hiver au Cercle des Sociétés savantes. Je les puise dans la conviction que, d'une part, dans le cadre de

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la disposition générale de ces leçons, j'ai pu faire entrer la discussion et Téclaircissement des points les plus essentiels au développement du mouvement coopératif, et que, d'autre part, l'esprit dont elles sont animées est en effet celui qui doit présider à la conduite de ce mouvement merveilleux, naguère latent et presque insensible encore, aujourd'hui si fort et si rapide, et auquel une si grande place est réservée dans l'avenir.

Comme il ressort de mon programme, résumé dans les sommaires de mes leçons» j'ai commencé par déterminer les caractères généraux de toutes les associations populaires ou sociétés de coopération, et l'objet particulier de chacune d'elles. Je me suis attaché à faire cette détermination et l'appréciation qui

s'ensuivait en conformité avec les définitions et les données de l'économie politique. Mon intention avouée, en suivant cette méthode, était de fixer d'une manière scientifique et

précise la portée véritable du mouvement coopératif, lequel, comme on verra^ n'a rien à redouter de celte rigueur d'analyse.

L'étude dû principe économique des associations populaires est Tacheminement naturel et indispensable à celle de la question^ extrêmement compliquée, de leur organisation financière et de leur constitution légale. Je ne doute pas que tous ceux qui adopteront cette marche ne soient conduits à reconnaître que des deux principes différents de responsabilité sociale, — celui de la responsabilité solidaire et celui de la responsabilité limitée, — sur lesquels reposent les diverses formes de sociétés commerciales énoncées au titre III du Code de commerce, ni l'un ni l'autre ne convient parfaitement aux associations de consommation, de production ou de crédit. Il est assez facile, en outre, de constater à première vue que les formalités imposées aux sociétés en nom collectifs arionymes ou en commandite

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par le même titre du Code de commerce sont plus ou moins inacceptables par les sociétés de coopératk)D, notamn^Bt en ce qu'elles s'opposent à la formation du capital social par le moyen de yersMdents successifs, formation qui est de Tessence même de ces sociétés. Il y aurait donc ainsi deux raisons pour une de provoquer une réforme de la législation qui I permettrait aux associations populaires de se donner une existence finandèrement conve* nahle, en même temps que légalement aih sairée .

Un projet de loi dans ce sens devait être et a été efTectiv^nent envoyé au Corps législatif ; mais ce projet, quand ila été connu, a para très*hâtif et trè&-défectue«x. Au moment ou j'écris^ c'est un bruit généralement accrédité que la discussion en sera renvoyée à Tan^ née prochaine, et peut-être y aarait-il lienda s'applaudir de cet ajournement. D'ici là, te projet en question aurait le temps de se

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