‹ Les Assurances AériennesChapitre 87 sur 128 · GG6T · texte numérisé non relu

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Lignes exploitées 368.790 kilomètres avec 5.000 trains, et 2.380 voyageurs au kilomètre.

Sur 100.000 voyageurs, il ÿ en avait en moyenne annuellement de 1900 à 1909, 12,4 (de 8 à 14) d’accidentés (morts ou blessures), cela représenterait r voyageur accidenté sur 80.645 voyageurs.

D'après Dôring également, (1) le Conseil de la Sécurité nationale à Chicago a publié les résultats suivants sur les accidents causés par les voitures et camions dans les grandes villes comprenant en tout 32.300.000 habitants au cours de 1925 seulement

6.120 personnes ont trouvé la mort ; et 145.597 personnes ont été blessées par des accidents d'automobiles.

Cette statistique automobile donne les résultats suivants pour les villes en question :

1 cas de mort par 5.277 habitants ; et 1 accident ayant occasionné des blessures par 222 habitants.

Ces chiffres se rapprochent de ceux relatifs aux accidents de la circulation occasionnés par des voitures qui ont été publiés en 1929 (pour l’année 1928) pour la région parisienne. Ces accidents ont causé en 1928 la mort de 278 personnes à Paris et 241 en banlieue (6o % piétons, 14 % cyclistes, 18 % pour les conducteurs de voitures). Si l’on considère d'autre part que le nombre d'habitants de l’agglomération parisienne est d'environ 5 à 6 millions, il y aurait approximativement un cas de mort par 10.000 habitants environ.

Bien que les comparaisons soient assez difficiles à faire d’après ces éléments, car il faudrait tenir compte également de la durée des voyages et de l'importance des trajets parcourus, ce qui est impossible pratiquement pour les accidents de circulation, on voit que les risques d’accidents dans l’aviation de transport sont beaucoup moins importants qu'on ne serait tenté tout d’abord de l’imaginer.

Etudiant la situation de l'assurance aux Etats-Unis et au Canada, le journal La Semaine écrivait récemment (a)

« L'estimation du risque est encore peu étudiée et les statistiques américaines montrent que le danger est surestimé en ce qui concerne les passagers. Si l’on compare les kilomètres parcourus avec le nombre de tués, on arrive à un décès par 172.768 milles parcou-

rus par les chemins de fer et à un pour 191.500 milles de vol pour

(1) Cas de mort par 19.000 habitants environ. (1) Semaine du 2 mars 1930,

l’aviation(1928) et l'avantage si petit soit-il est pour l'aviation. Pour les accidents d'autos contrairement à ce que l’on pourrait attendre, il y a un accident pour 6 millions 222.412 milles, mais il faut dire que le nombre de milles parcourus est 125 fois plus grand pour les chemins de fer et que, dans ces conditions, les 23.000 tués et les 72.000 accidentés comptent peu comparés à la distance parcourue. Pour les chemins de fer et les autos, on a tenu compte de tous les accidents et, parmi ceux-ci, il y en a qui ne mettaient pas la vie des passagers en danger, comme les écrasements de passants par les autos et les trains au passages à niveau : done le danger est plus grand en avion. D'autre part, si l'on compare le nombre des blessés aux tués, on arrive à 1 tué pour 2 blessés en aviation, r pour 13 sur les chemins de fer et r pour 30 par les autos, l’aviation est donc moins dangereuse de ce côté.

Statistiques d’accidents d'automobiles : M. Faroux donnait, récemment, Air et la Route, Intransigeant 25/12 1929, des statistiques comparées pour ee risque. Pour l’Angleterre il s’est inspiré d’un tableau dressé par M. Arcane dans la revue Motor ; pour les Etats-Unis il a fait appel au Bureau de statistiques de Washington. En Angleterre on estimerait à 6 milliards et demi de kilomètres, le total des distances couvertes en 1928 par les voitures particulières, une simple division avec les accidents connus conduirait à cette conelusion qu’il y aurait, dans ce pays, un accident mortel par 3 millions de kilomètres parcourus. Aux Etats-Unis, le coefficient serait le même. En France, on enregistrerait un accident mortel pour 5 millions de kilomètres parcourus (soit 40 % de moins).

En ce qui concerne le pourcentage d’accidents mortels par rapport au nombre d’habitants, M. Faroux indique qu’à Londres, il y aurait un habitant tué pour 10.000 (616 tués en 1928). alors qu’à Paris, ce chiffre ne serait que d’un habitant tué pour 25.000 (128 tués en 1928).

Ces différences proviendraient, d’après l’auteur, du fait que la circulation plus rapide À Paris serait également beaucoup plus réglée, surveillée et contrôlée qu’à Londres.

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