CONCLUSION
Nous devons reconnaître les résultats des efforts de la Pologne dans le domaine des assurances sociales, d'autant plus que nous avons examiné le point de départ de la politique sociale. polonaise, sa naissance et les difficultés qu'elle a eu à surmonter en cours de développement. D'une part, les projets d'autres pays encore non expérimentés, d'autre part, l’organisätion consciente de la classe ouvrière, laissent soupçonner :
les difficultés auxquelles $e heurta la Pologne dans ses |
efforts pour arriver à mettre sa législation au niveau de celle des nations qui ont toujours joui de leur indépendance politique. Il convient de noter qu’au mornent de la réforme sociale, la Pologne se trouvait dans une situation financière désastreuse, Cette difficulté financière entrava les efforts des législateurs et souleva des protestations aigues contre. la réforme sociale, aussi bien de la part de la classe aisée que 1 la part d'hommes déloyaux. :
Ce n'est que par son ace. sa vigilance son souci de satisfaire les besoins des travailleurs, que la Pologne à pu exécuter les projets conçus par elle. L'Etat polonais a appelé les économistes, les spécialistes, les médecins les plus éminents à collaborer à l'étude des projets, en même temps qu'il a créé les Conseils, dont la collaboration pût être utile dans les travaux
préparatoires aux discussions de la Diéte. Ces conseils ce réunirent au fur et à mesure des besoins et donnèrent leurs avis, qui à leur tour furent examinés conjointement avec les autorités compétentes et après furent soumis au Conseil des Ministres et au Corps Législatif. L
Il faut aussi avoir en vue le niveau différent de mentalité et d'instruction générale sur les territoires échus à la Pologne, ce qui à plusieurs reprises gèna la mise en application des assurances sociales. Les masses non suffisamment instruites et habituées sur chaque territoire à un statut juridique tout différent, souvent n'ont pu comprendre leurs droits et leurs devoirs de citoyens.
Il faut apprécier l'utilité et l'importance des assurances sociales de deux points de vue : matériel et moral. -
L'importance morale consiste dans la compensation des injustices préjudiciables à l'ouvrier. A l'Etat, l’assurance garantit la diminution des mécontents parmi les ouvriers, ce qui les rend moius accueillants aux idées révolutionnaires et assure plus de paix et d'ordre à l'Etat. Les employeurs tirent aussi leur profit des assurances sociales ; avant tout, elles les déchargent presque de la responsabilité en cas d'accident de travail, tandis que cette responsabilité existe à plein en Angleterre. L'assurance d'invalidité et l'assurance médicale qui étaient, quoiqu'on en dise, les devoirs moraux de l'employeur, déchargent aussi l'industrie et l’agriculture et leur évitent aussi une grande partie de malentendus.
Les grands industriels comme Ford ont compris que satisfaire un ouvrier c'est augmenter sa productbilité. - À l'occasion de l'adoption par la législation française d'une loi sur les assurances sociales, M. Durafour, député de la Loïre, ex-ministre du Travail a dit : « Les lois sociales ne vivent que par l'élan des bénéficiaires, par l’exacte-perception de leurs avantages, par la nette compréhension de leurs bienfaits. Les charges paraitront trop légères aussi bien au patron qu'à l'ouvrier, pour qui mesurera tout ce que la législation nouvelle apportera de mieux-être, de sécurité, de santé physique et morale à l'organisme national ».
vu : Le Doyen