DEAR ES
mentation, indemnités de loyers. Les crachoirs et les désinfectants sont distribués gratuitement par les infirmières-visiteuses qui enseignent à l’entourage les précautions à prendre.
De nombreux dispensaires enfin pratiquent la vaccination par le B. C. G.
Le très rapide résumé de l’organisation antituberculeuse belge que nous venons de donner, permet cependant d’apprécier l’intime collaboration des œuvres privées, de l'Etat et des mutualités qui réalisent de véritables assurances sociales. C’est au rôle des mutualités et aux modalités de leur action que nous devrons songer en étudiant les applications de la législation française sur les Assurances Sociales.
Cette participation à une œuvre commune des organismes privés, des mutualités et de l’Etat semble d’ailleurs avoir permis à la Nation belge de posséder un armement antituberculeux cohérent et actif.
Aussi les résultats sont-ils favorables à tous les points de vue.
L’armement belge comprenait en effet en 1914, 24 dispensaires et 600 lits de cure sanatoriale. En 1929, il comprend 100 dispensaires, 4.000 lits de sanatorium et 7.000 lits de préventorium pour enfants. :
Parallèlement la situation sanitaire s’améliore fortement. La mortalité par tuberculose qui était de 16,3 pour 10.000 en 1910 et de 15,9 en 1913, monte à 18 en 1919 par suite de la guerre, puis descend à 14.8 en 1922 ;: 13,2 en 1924 ; 12,8 en 1926.
De tels résultats légitiment l'effort réalisé par les organismes belges et en particulier par les puissantes Unions mutualistes qui constituent à plus d’un titre des modèles pour nous.