‹ Les Assurances Sociales et la Lutte AntituberculeuseChapitre 30 sur 83 · REA ES · texte numérisé non relu

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habitants. On peut juger, par ce simple fait, de la puissance de l'armement allemand.

Les autorités sanitaires s'efforcent, d’ailleurs, de créer un nombre toujours plus grand de services hospitaliers pour tuberculeux, afin de limiter la contamination par les abondants cracheurs de bacilles, à la période terminale de leur maladie. C’est ainsi, qu’en 1919, 111.484 décès par tuberculose sont déclarés ; 22.516, soit 19,6 % seulement, par les hôpitaux. En 1926, 52.631 décès par tuberculose sont déclarés, dont 14.324 par les hôpitaux, soit 27,2 %. À Cologne, où la lutte antituberculeuse est particulièrement active, près de 50 % des décès par tuberculose ont lieu dans les hôpitaux.

Nous avons eu l’avantage de visiter longuement plusieurs de ces sanatoriums populaires, et quelques hôprtaux pour tuberculeux.

Les sanatoriums ne sont pas, comme en France, con sidérés comme des établissements organisés presqu’uniquement pour la cure hygiéno-diététique. Ce sont des centres médico-chirurgicaux pour tuberculeux de toutes catégories. C'est-à-dire que lon accueille, dans ces établissements, non seulement des phtisiques, mais encore des tuberculeux osseux ou ganglionnaires. À côté de la cure d’air et de repos, la thérapeutique y joue un rôle primordial, et surtout la collapsothérapie, avec toutes ses variantes. Presque tous comprennent, parmi leur personnel, un ou plusieurs chirurgiens, qui pratiquent non seulement la chirurgie ostéo-articulaire, mais encore la chirurgie pulmonaire, car l’école phtisiologique allemande, beaucoup plus interventionniste que Pécole française, pratique avec une grande fréquence, thoracoplasties, plombages, phrénicectomies et opérations de Jacobeus.

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