‹ Les Assurances Sociales et la Lutte AntituberculeuseChapitre 29 sur 83 · LES ÉTABLISSEMENTS DE CURE · texte numérisé non relu

LES ÉTABLISSEMENTS DE CURE

Tous ces dispensaires sont en relations étroites avec les établissements de cure qui, par leur nombre et par leur importance, font à juste titre, l’orgueil des hygiénistes allemands.

Les sujets menacés de tuberculose sont surtout admis dans des maisons de repos ; de même, les enfants sont envoyés dans des préventoriums, des écoles de forêts, des fovers de jour. Les tuberculeux guérissables sont envoyés en sanatorium, ou dans des services hospitaliers spéciaux. Les incurables sont surtout reçus dans des hôpitaux pour tuberculeux. Avant-guerre, et récemment eneore, on avait tenté d'ouvrir des fovers pour incurables, mais ces établissements n'ont pu être maintenus, parce que la population avait conçu, contre eux, une forte répugnance, causée par la mortalité naturellement très élevée des malades qui y étaient hospitalisés ; ils furent, en conséquence, affectés à d’autres fins. |

Les hôpitaux appartiennent, en général, aux communes, tandis que les sanatoriums pour tuberculeux pulmonaires sont la propriété des instituts d’assuranceinvalidité des Etats. Les maisons de convalescence appartiennent, en grande partie, aux caisses d’assurances-maladie et aux fédérations de ces caisses. Enfin, les communes, les organes d’assurances et les sociétés d'assistance bénévole ont contribué à la création d’établissements, appelés stations de jour, pour la semihospitalisation des tuberculeux, et dont nous avons vu un très bel exemple dans la banlieue de Berlin.

Quoiqu'il en soit, c’est un sujet d’admiration pour le voyageur, que le nombre et l’importance des établisse-

UE

ments de cure allemands. Répétons-le : ce fut la loi des Assurances Sociales qui permit la réalisation de ce puissant mouvement en faveur de la création de stations de toutes sortes. Admirateurs et détracteurs des Assurances Sociales se mettent, pour une fois, d'accord sur ce point. Voici l'opinion du Docteur LiEcx, de Dantzig, qui, dans son ouvrage Les Méfaits des Assurances Sociales, apparaît comme un adversaire résolu du système allemand. Le Docteur LiEck écrit cependant

« On peut, sans hésitation, permettre à n'importe qui, de visiter nos superbes hôpitaux, les sanatoria pour tuberculeux, les maisons de repos, etc Seul, un fou ou un être malfaisant pourra contester les progrès remarquables faits en Allemagne, depuis lapplication du code des Assurances Sociales. >» Nous n’avons pas eu, pour notre part, à juger des progrès de l'Allemagne depuis le fonctionnement des Assurances, mais nous avons pu constater l’évidente supériorité d’un pays où les Assurances Sociales fonctionnent, sur un pays où elles ne fonctionnent pas.

Voici quel était, en janvier 1929, l’état de lFarmement antituberculeux allemand :

Sanatoriums p' tuberculeux pulmonaires... 193 avec 21.133 lits Stations p' enfants de toutes catégories... 415 avec 33.000 lits Maisons. dé convaléscence 1 Au 31 avec: 1.463 lits

Ajoutons 200 stations de repos en forêt, 35 écoles de forêts pour enfants, et 494 services hospitaliers, réservés a des tuberculeux.

Or, armement français comporte environ 20.000 lits, dont 10.000 à peine pour adultes. Il faut évaluer qu’en France, il y a un lit de tuberculeux pulmonaire pour 6.000 habitants ; en Allemagne, il y en a un pour 3.006

ares cm

sbnitanpe bts

Page 1