I. — Disparition du souffle en position couchée
Dans un premier cas, on entendait un souffle systolique très fort au foyer aortique, Ia malade étant debout ; le souffle n'existait plus ou était très faible, en décubitus dorsal. Dès que la malade se relevait, le souffle disparu reprenait son intensité première.
Il. — Disparition du souffle en station verticale.
Dans le second cas, e’était l'inverse : le souffle systolique très fort à l’aorte s’entendait seulement en position couchée ; 1l disparaissait tout à fait en position debout.
Le rétrécissement aortique pur étant très rare, nous n'en avons rencontré qu'un. En voici l'observation :
I. — Renforcement du souffle systolique à l’aorte et timbre plus vibrant.
Le malade L. A.…, âgé de 59 ans, couché au lit 8 de la salle Broussais, à Saint-Antoine, a eu une attaque de rhumatisme il y a trois ans. Depuis, il est impotent et peut difficilement se mouvoir.
Couché : base, au foyer aortique, le 1% temps est soufflant et metallique, il est allongé; le 2° temps est sourd. Les autres orifices paraissent intacts. Les bruits du cœur sont rapides. Le pouls est assez fort, bondissant.
Relevé, avec une seule jambe pliée: le 1% temps à la base est très métallique, vibrant, longuement soufflant ; son timbre est très modifié ; il est caractéristique du rétrécissement. Le 2° temps reste sourd, mais avec soupçon de souffle. Les bruits se sont ralentis.
Insuffisance aortique.
Cette lésion n’est pas souvent bien pure ; elle s'associe A. 1
Ér 5a A généralement au rétrécissement ou à l’aortite. — Nous n’en avons trouvé que deux cas jusqu'à présent.
1. — Souffle devenu plus large mais moins inusical en position relevée.
Le pré concerne le malade du serviee de M. Lancereaux, à l'Hôtel-Dieu. Nous en avons rapporté l'observation au paragraphe des exceptions à la loi de l'intensité suivant les attitudes.