‹ Les Attitudes du Corps Comme Méthode d'examen, de diagnostic et de pronostic dans les maladies du cœurChapitre 7 sur 45 · MONRO MU · texte numérisé non relu

MONRO MU

Comme nous le disions plus haut, les conclusions de M. Cuffer sont plus générales que ne l'indique son travail :

10 Tous les souffles ntra-curdiaques quels qu'ils soient se modifient lorsque le malade passe de la position horizontale à la verl!icale ;

2° Is diminuent tons dans l'attitude verticale ;

3° Tous les souffles augmentent dans la position horizontale ; certains souffles même ne se produisent que dans cette attitude ;

4° Tous les souffles extra-cardiaques diminuent ou disparaissent, même souvent complètement, lorsque le malade passe de la posilion horizontale à la verticale;

»° On ne peut donc pas s'appuyer sur cette modification qui leur est commune avec les souffles intra-cardiaques pour faire le diagnostic. Cependant, l'influence du changement de position est beaucoup plus accentuée pour les souffles exira-cardiaques que pour les souffles mtra-cardiaques.

Il nous suffit donc, pour le moment, de savoir que M. Cuffer par de nombreuses observations est arrivé à reconnaitre l’influence de l'attitude assise et couchée sur les bruits du cœur, et que pour lui au contraire de MM. Potain et Rendu, elle ne peut pas servir d’élément diagnostic pour les souffles extra-cardiaques.

M. Cuffer a vu encore que les battements du cœur étaient {oujours plus rapides en position assise, aussi s’étonne-t-il de l'affirmation inversé de Gowers. Il affirme, de même, que les bruits ne sont pas changés en intensité par les attitudes quand la fréquence du pouls n’a pas varié.

Baudisson, dans sa thèse de 1879, de même que Rabion dans sa thèse de 1885, n'ajoutent rien de nouveau aux faits déjà connus de l'influence de l'attitude sur les bruits du cœur.

Zeehuissen 1889) dit que souvent dans le cours du

rhumatisme articulaire, chez les enfants, on entend des souffles systoliques et diastoliques. le malade étant couché. S'il se dresse, les bruits anormaux disparaissent; s'il se

-recouche, ces bruits reprennent leur intensité première.

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