II. — Apparition d'un souille diastolique à l'aorte
Le 18 juin 92, nous examinons le malade P. G..., âgé de 67 ans, couché au lit 6 de la salle Bouley, à Necker.
Debout : on entend à la pointe un souffle systolique violent, à timbre musical caverneux; il augmente d'intensité à mesure qu'on se rapproche de l'aorte où il est rugueux et musical. Le 2e temps est pur tant à la base qu'à la pointe et il n'y a pas d'arythmie.
Couché : le cœur ne bat pas plus doucement. Le souffle du 4CP temps a les mêmes caractères sauf qu'il est plus intense, mais à mesure qu'on se rapproche de l'aorte le 2° temps parait prolongé, peut-être même soufflant. Il est très fort, l'arythmie se montre.
Relevé, genoux pliés : le cœur ne bat pas plus vite que debout. Le souffle systolique piaulant est devenu très rude à l'aorle : le 2e temps est maintenant tout à fait soufflant, le souffle est même fort, L'arythmie est plus marquée.