‹ Les attitudes du corps comme méthode d'examen de diagnostic ety de pronostic dans les maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 23 sur 29 · u R sain · texte numérisé non relu

u R sain

Debout.

Debout.

I toini-couché.

Relevé entièrement.

Ainsi il n'y a pas de rloule possible, /'aUUude relevée ralenMle pouls encore (,1ns que le décubitus dorsal et pour les mêmes raisons que celui-ci. En effet, la tension sanguine étant plus élevée, comme nos recherches manométriques l'ont prouvé, le cœuivet son appareil nerveux extérieur et intérieur réagissent encore plus.

Mais pourquoi y a-t-il des exceptions à la règle «1rs attitudes, d'autant plus que l'on se rapproche d'une altitude où la tension sanguine est plus fort,-? Pourquoi on moyenne les différences de pouls entre deux positions consécutives sont-elles plus petites à mesure qu'on se rapproche de l'attitude relevée où la tension est maximum? Pourquoi, chose plus curieuse, un pouls de plus eu plus ralenti jusqu'à une attitude telle que le décubitus dorsal, s'accélère quand on arrive à une altitude plus ralentissante, d'ordinaire 1 Pourquoi enfin, chez ces cardiaques, un pouls régulier dans une attitude à faible tension, devient-il de plus en plus irrégulier quand on passe à des altitudes à tensions plus fortes? Cesont ià autant cte questions que nous ne pouvons résoudre que par théorie.

Il semble, sans que nous puissions nous prononcer absolument, que la fréquence du pouls riiez un même individu est en raison inverse des pressions sanguines dans chaque attitude, c'est-à-dire que plus la pression augmente moins le pouls est fréquent. Mais la décroissance du pouls ne parait pas proportionnelle à l'augmentation de pression. Voilà un premier fait acquis.

On pourrait donc prévoir une tension limité des variations du pouls. Au delà d'un minimum de fréquence du pouls, des tensions de plus m plus fortes n'auraient plus d'action. .Mais justement, quand oh a dépassé ce minimum de fréquence, ne pourrait il pas arriver qu'un excès de tension rendr le pouls plus rapide ? delà est, en effet, Quel mécanisme lui attribuer? Nous croyons qnr eeci dépend du jeu de balance entre l'action modératrice du

nerf pneumogastrique el de celle des nerfs accélérateurs. Quand le nerf modérateur excité par l'excès de tension, fini! parse fatiguer, les nerfs accélérateurs du cœur reprennent le dessus elle cœur s'accélère. Ce n'est là pour nous qu'une simple explication hypothétique. Elle a l'avantage de rendre Pieu compte de ce qui arrive chez les cardiaques, dont le cœur malade surmène a la ibis ses fibres musculaires ét son nerf.modérateur. Chez eux, en e'ÏÏet, on observera plus souvent que chez des gens sains ce fait bizarre d'un ralentissement jusqu'à une certaine attitude, puis une précipitation dans l'attitude qui devrait, amener un ralentissement.

Ouanl à l'irrégularité croissante du pouls dans les attitudes de plus en plus éloignées de la verticale ou à son apparition même, nous ne pouvons en accuser que l'augmentation du flux rétrograde du sang dans les cavités du cœur allant à la rencontre du flux direct et augmentant par là le nombre des petites systoles ou des systoles avortées. Peut-être aussi le système nerveux régulateur du cœur est-il plus troublé.

Page 1