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peuvent se manifester en même temps sur les téguments qui recouvrent ou avoisinent cet organe.
Auras cœnesthésiques. — Dans cette classe nous faisons rentrer toutes les sensations d'angoisse, de malaise général, d’engourdissement et les cas plus rares où le malade croit son corps augmenté de volume ou devenu plus léger.
Il. AURAS DE LA MOTRICITÉ
Contrachions spasmodiques. — Les contractions spasmodiques qui constituent l'aura peuvent être limitées à un muscle où à un groupe de muscles. Ainsi on voit souvent la chûüte se produire après une ou plusieurs secousses au niveau d’un doigt ou d'un orteil. Le plus souvent il se fait avant la perte de conscience une généralisation plus ou moins complète des troubles moteurs ; du petit doigt par exemple le spasme gagne la main, l’avant-bras puis le membre supérieur tout entier et parfois les deux membres du même côté. La marche du spasme est plus ou moins rapide et M. Féré fait remarquer à cet égard qu'il existe une forme d'’épilepsie partielle à généralisation rapide qui peut servir de transition entre l'épilepsie partielle et l’épilepsie vulgaire. Dans l'exemple donné plus haut le début des accidents avait lieu à l'extrémité d’un membre; c'est un cas particulièrement fréquent mais il ne faudrait pas voir
là une règle absolue. Le spasme peut par exemple envahir tout d’abord la mâchoire inférieure ou les paupières ; il peut aussi se porter exclusivement sur un groupe de museles liés entre eux par leur fonction et produire ainsi le hoquet; la toux, l'éternuement, le reniflemment bruyant ou le baillement.
Enfin le trouble peut siéger au niveau des fibres musculaires lisses d'un organe interne, de l'intestin de l’estomac, de l'œsophage par exemple. Physiologiquement ces dernières variétés peuvent être regardées comme constituant une sorte de transition entre les troubles musculaires proprement dits et les troubles vaso-moteurs.
Contractures. — Les conträctures portent sur les muscles des membres ou de la mâchoire inférieure. Comme les contractions spasmodiques elle peut se généraliser plus ou moins et immobiliser un ou plusieurs tegments d’un membre en extension ou en flexion, en adduction ou en abduction ; mais il est rare que le membre tout entier soit envahi avant la perte de connaissance.
Parésies et paralysies. — La parésie et la paralysie sont bien moins fréquentes que les deux variétés précédentes. Elles portent sur les membres qui peuvent être envahis totalement ou en partie. La paralysie des muscles du larynx, de la langue et des lèvres nest pas rare ; le bégaiement s'observe assez souvent. Il peut arriver que le malade, parfaitement conscient soit incapable de prononcer une parole.
Enfin il parait exister une nariété spéciale de pa-
ralysiè intéressant seulement le voile du palais et se traduisant par une altération de la voix caractéristique.
Tremblement. — Les tremblements sont très fréquents : ici encore le début a généralementlieu au niveau de l’extrèmité d'un des membres: de là le trouble peut gagner un segment du membreou celuiei toutentier. La durée du tremblement, la rapidité de son extension, l'amplitude desoscillations sont extrèmement variables.
Impulsions motrices. — Une description d’ensemble étant évidemment impossible nous ne pouvons ici que donner des exemples des faits qui ont été observés. On a vu des malades promener quelques iustants leur langue sur leurs lèvres, frotter leur oreille du bout du doigt, déboutonner et reboutonner plusieurs foisleur gilet, pirouetter sur un pied, sauter, danser ou saluer profondément. D’autres font quelques pas en avant ou en arrière ; cette dernière varieté constitue l'aura cursativa indiquée par les auteurs.
Auras vaso-motrices. — Comme les auras dûes à une vaso-dilatation où à une vaso-constriction plus ou moins généralisée on a noté la coloration d’abord rouge puis violette de la main ou du front, le gonflement du doigt, la pâleur subite de la face. M. Voisin a observé deux fois « une teinte rash générale qui annonçait évidemment une paralysie des vaso-moteurs. »
Nous connaissons maintenant les accidents relatifs à la motricité et à la sensibilité affective où per-