‹ Les Auras dans l'ÉpilepsieChapitre 14 sur 55 · RAC · texte numérisé non relu

RAC

ceptive dont se composent les auras. Si l’un de ces accidents se manifeste isolément il constituera une aura simple : au contraire si plusieurs d'entre eux apparaissent en même temps ou se succèdent immédiatement ils formerontune aura complexe. Les nombreux exemples d’auras complexes qu'on trouvera dans nos observations suffiront à faire voir ce qu'est habituellement cette variété. Mais il est des cas où elle comprend une série vraiment extraordinaire d'accidents essentiellement différents les uns des autres. Une observation de Gowers montrera quel degré peut atteindre cette complexité. Le malade dont il s'agit dans cette observation était prévenu de son attaque par une aura ainsi constituée : « douleur et crampe dans la région de l'hypochondre gauche, sensation de boule remontant dans le côté gauche de la poitrine avec un bruit particulier de « toc-toc » et des coups entendus et sentis à l& région supérieure de la poitrine, bruits de sifflet, apparition d'une vieille femme offrant quelque chose ayant l'odeur de la fève du Tonkin, puis de deux lumières rondes s'approchant par saccades, sensation d’étouffement ».

Sans doute les faits de ce genre ne sont pas nombreux. Il n’en est pas moins vrai que dans près de moitié des cas, l’aura intéresse plusieurs sens ou porte à la fois sur-la sensibilité ou sur la motricité.

Une remarque nous reste à faire : dans la classification et dans l'exposé symptomatologique qui précèdent nous n'avons pas admis d’aura psychique nous basant sur ce fait que les troubles intellectuels:

en on a iun ous de ie sensibilité percepcela ts ee avons reconnu l'existence À a &d’ une var à

bi ien propre + ne. ën tnes one

e trouble intelleetue el dans les cas

na Re

Dre

Statistique

La fréquence de l’aura dans l’épilepsie est difficile à représenter par des chiffres parfaitement exacts. Il peut arriver, en effet, que le malade ne distingue pas ou ne puisse décrire les phénomènes qui précèdent la perte de connaissance au début de l’attaque, et sans doute il en est ainsi daus bien des cas lors des premiers accidents. Plus tard l’épileptique, même s’il est peu intelligent, apprend à s’observer, mais d’autres difficultés subsistent. Ainsi il est incontestable qu'une amnésie rétrograde peut faire perdre au malade le souvenir de ce qu'il a éprouvé un peu

‘avant sa chûte. Ces causes possibles d'erreur, expliquent dans une certaine mesure les résultats si variables auxquels sont arrivés les différents auteurs. Il importe de remarquer encore que certains d’entre eux ont confondu les prodromes éloignés et les prodromes. immédiats. Il en est ainsi dans les statistiques de Lieveking et dans celles d’'Hammond qui, dès lors, ne sauraient être d'aucune utilité pour notre étude.

Citonsmaintenant parmi les chiffres qu'indiquent les auteurs ceux qui s’appliquent uniquement à l'aura, telle que nous l’avons définie,

Pour Russel Reynolds, l'aura s’est trouvée cer- - taine chez 43 p. 100 de ses malades. Chez 16 p. 100 d'entre eux elle a paru douteuse.

Echeverria donne les chiffres de 10 p. 100 chez l'homme, de 11,53 p. 100 chez la femme.

Gowers, sur mille malades, a rencontré 505 auras indiscutables. | Enfin O'Connor qui a réuni 150 cas d’épilepsie -observés à la Salpêtrière, expose ainsi les résultats de ses recherches :

Motrices .... 19 | Sensitives .. 32

ù A à POAENS Sensorielles. 19

Psychiques.. 4 } Sur 150 cas, soit :

Complexes .: 20 78 %0 Hysteroïdes. 24

Page 1