‹ Les Auras dans l'ÉpilepsieChapitre 53 sur 55 · TOI · texte numérisé non relu

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inédites, a insisté sur ce sujet en analysant rigoureusement les cas ou la trépanation, suivie où non d'excision ou de grattage, a donné des résultats encourageants. (Horsley, Lucas-Championnière).

En ce qui concerne le traitement de l'attaque elle-même, l'importance de laura est fort variable. La question se pose ainsi : quand un trouble moteur ou sensitif annonce au malade le début de sa crise, peut-on espérer prévenir l'apparition des phénomènes convulsifs ? Ce résultat a pu être obtenu dans certains cas par une traction exercée sur la région où est perçue la sensation prémonitoire (H. Jakson), par l’extension forcée ont la torsion (Bravais), par une compression exercée ou un point déterminé, comme le lieu d'émergence du nerf sous-orbitaire, par une ligature appliquée autour du membre dont un segment est déjà envahi par les troubles musculaires.

On a pu encore supprimer l'attaque par des excitations ne portant nullement sur le siège de l'aura, par exemple par l'ingestion d’eau froide ou de solutions salines, même en l'absence de toute sensation au niveau du tube digestif, par un coup violent porté sur là région interscapulaire, par des flagellations ou des applications froides. I suffit quelquefois de prononcer le nom du malade ou même de lui adreséer une parole quelconque pour arrêter les accidents.

Beaucoup d’autres moyens ont été indiqués :

Nous laisserons de côté la compression des carotides préconisée par Frichard, et le procédé de Guido Borelliet Polizetti qui appliquaient le pouce et l'index

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-de la main gauche sur chaque région temporale, le pouce de la main droite au-dessus du tubercule de l’occipital. Nous citerons comme ayant quelquefois réussi le vésicatoire (Récamier), les applications de glace sur la colonne vertébrale et sur la tête (Expérience de Fr. Frank et Pitres) ou sur la région précordiale (Observation de Charcot), la douche (cas de Fleury), l’abaissement artificiel de la pression sanguine par la ventouse de Junod (Féré) ou la ligature des membres inférieurs (Brown-Sequard), les bains sinapisés, le drap mouillé. Tous ces moyens, applicables surtout quand le malade est en état de mal, ne donnent que des résultats très inconstants.

On s’est servi des inhalations d'éther, de chloroforme, de bromure d'éthyle, de nitrite d’amyle. Seul l’éther parait recommandable. On a employé sans grand succès les injections de morphine.

Le plus souvent, même si on a réussi pour le moment à arrêter les convulsions, la décharge n'est que retardée. Les observations dans lesquelles les accidents auraient définitivement disparu sont habituellement très discutables.

Il nous reste à parler des cas un peu différents où l’aura partant d'une tumeur, on aurait pu, par l’extirpation de cette tumeur. faire cesser les attaques. On a vu plus haut que des auteurs des plus recommandables ont signalé quelques faits de ce genre. Des -succès du même ordre auraient été obtenus par l’avulsion de dents cariées et par la cautérisation du

larynx (Moreau de Tours). Il semble difficile, étant Durand 10

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donné ce que nous savons de l’épilepsie, qu'on ait obtenu ainsi de véritables guérisons. En tout cas des opérations analogues à celles dont il vient d’être question ne peuvent être indiquées que si l'aura est constante et si son point de départ paraît à la fois précis et absolument invariable.

On voit par ce qui précède, que la présence d’un aura n’est pas sans intérêt pour le pronostic général de l'épilepsie. D'autre part, il ne nous appartient pas de dire si, comme le veut M. Féré, les malades chez lesquels on observe une aura guérissent plus facilement, mais nous ferons remarquer que si ces malades sont prévenus d’une manière constante et invariable de l’imminence de leur crise, s'ils ont le temps d'appeler à l’aide ou d’éviter une chüûte dans un lieu particulièrement dangereux, ils échapperont ainsi à toute une catégorie d'accidents graves ou mortels.

Ces considérations ne seront pas indifférentes quand il s'agira de décider si tel épileptique peut être laissé à la vie commune ou s'il doit être admis dans un établissement spécial. Si ce malade ne fait courir” aucun danger à la société, si ses accidents convulsifs ou autres ne sont pas trop fréquents et lui permettent de subvenir par son travail à ses besoins, on n'aura plus guère à tenir compte que des dangers qu’il court personnellement du fait de ses attaques. Dès lors, la présence d’un signe avant-coureur, permettant d'échapper aux plus sérieux de ces dangers sera évi— demment d’une importance extrême.

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