CONCLUSIONS
I. Dans l’état actuel de la science, une classification des auras ne saurait être que provisoire. Elle ne peut reposer que sur une analyse exacte de la sensibilité et de la motricité.
II. L'aura dite psychique n’est qu'un épiphénomène grefté sur une aura sensorielle.
IT. L’aura existe chez les épileptiques dans 71 cas p. 100. Elle nous a paru un peu plus fréquente chez la femme que chez l'homme. — Quand elle existe, ælle est constante dans 92,9 cas p. 100 ; invariable dans 91,5 cas p. 100 ; elle est simple 52 fois p. 100 ; complexe 48 fois p, 100.
IV. L’aura doit être considérée comme d'origine centrale. Sa localisation servira parfois à préciser le siège de la lésion épileptogène.
V. Les procédés employés pour prévenir, au cours de l’aura, l'apparition des accidents convulsifs n'ont donné que des résultats très inconstants,
VI. La présence d’une aura constante et invariable peut contribuer à rendre moins sévère le pronostic de l’épilepsie et permet dans certains cas de laisser le malade à la vie commune.
Vu :
Le Président de la Thèse, Vu : Le Doyen, A. JOFFROY.