‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 12 sur 113 · OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS · texte numérisé non relu

OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS

a , , = , ΕΣ \ CA - λί Ξ > JÈ δεσπότη φόρους ἀπάγοντες, ἐλεεινοὶ τῆς ἀσχολίας, τῶν ἐν ἄδου ομένων οὐδὲν πάσχοντες ἀνεχτότερον, ἀτεχνῶς εἰς πῦρ᾽ La œ ξαίνοντες, καὶ χοσχίνῳ φέροντες ὕδωρ, καὶ εἰς τετρημένον ἀν-

CO “ - F4 \ 4 A chodvrec πίθον, οὐδὲν πέρας τῶν πόνων ἔχοντες. Κουρὰς δὲ χαὶ

A EN , χούντων ἐστὶ, χατὰ τὸν Διογένους" λόγον, ἢ ἀδιχούντων. τ ce , , 3 A Ὥστε χαλλωπιστὴν εἶναι χαὶ ὀνομάζεσθαι, διμοίως αἰσχρὸν

ei

ριον; Καὶ τἄλλα δὴ τὸν αὐτὸν τρόπον un περιττότερον τῆς χρείας χατεσχευάσθαι, μηδὲ περιέπειν τὸ σῶμα πλέον ἢ ὡς les mers, comme s'ils devaient payer un tribut à un maître exigeants misérables par les tourments qu’ils se donnent, aussi malheureux que ceux qui subissent les châtiments de l’enfer, c’est d'eux qu’on peut dire qu'ils battent le feu, qu'ils portent de l’eau dans un crible, qu'ils puisent pour remplir un tonneau sans fond, et il n’y a point de terme à leurs peines, Avoir un soin excessif de sa chevelure ou de ses habits, c’est, comme disait Diogène, être malheureux ou coupable. Aussi j’affirme que mériter et obtenir le nom d’élégant doit paraître aussi honteux à des jeunes gens de votre âge que d’être impudique ou de devenir adultère. Qu'importe à l’omme sensé de revêtir une robe d’un fin tissu ou de porter un manteau grossier, pourvu qu’il soit suffisamment protégé contre le froid et contre la chaleur ? Il en est de même pour tout le reste : il ne faut pas vouloir plus que le

besoin ne réclame, ni donner au corps plus d’attention que n’en

RU Σ τῷ γε ἔχοντι νοῦν, ἀναθεθλῆσθαι ξυστίδα, ἢ φέρειν τι ἵματιον τῶν φαύλων, ἕως ἂν ἐνδέῃ μιηδὲν τοῦ εἶναι ἀλεξητήριον πρὸς χειμῶνά τε χαὶ θάλπος ; Καὶ δὴ χατεσχευάσθαι τὰ ἄλλα τὸν αὐτὸν τρόπον μὴ περιττότερον τῆς χρείας, μηδὲ περιέπειν τὸ σῶμα πλέον ἢ ὡς ἄμεινον

comme rapportant des tributs

à un maître difficile (exigeant), gens dignes-de-pitié

pour la peine qu’ils prennent,

ne souffrant rien de plus supportable que ceux qui sont châtiés en enfer, véritablement cinglant dans le feu, portant de l’eau dans un crible,

et puisant pour verser

dans un tonneau percé, [gues.

#’ayant aucun terme de leurs fati— Mais s’occuper de coupes decheveux et de vêtements

en dehors des choses nécessaires, est, selon le mot de Diogène,

ou de gens étant-malheureux,

ou de gens étant-injustes.

De sorte que je dis falloir (qu’il faut) ceux tels que vous (ceux de votre âge) estimer aussi honteux

d’être et d’être appelé

un élégant,

que de fréquenter-les-courtisanes ou de tendre-des-piéges

aux mariages (femmes) d’-autrui.

Car en quoi différerait-il,

du moins pour celui qui a du sens, de jeter-sur-soi (de revêtir)

une robe-fine,

ou de porter quelque vêtement

de ceux qui sont sans-prix, jusqu’à ce (pourvu) qu’il ne manque du être tutélaire [en rien contre et l’hiver et la chaleur?

Et donc je dis qu’il faut

se procurer les autres choses

de la même manière [soin, non plus abondamment que le beni soigner le corps

plus que comme 1 est meilleur

64 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥΣ NEOYS.

A ἢ Vuyn. Οὐ ἧττον γὰρ ὄνειδος ἀνδρὶ, τῷ γε ὡς ἄμεινον τῇ ψυχῆ. OÙ, ἧττον γὰρ ὀνειῦος ἄνορὶ; τῷ γε ὡς

CT ΩΣ / \ \ ἀληθῶς The προσηγορίας ταύτης ἀξίῳ, χαλλωπιστὴν καὶ φιλοσώματον εἶναι, ἢ πρὸς ἄλλο τι τῶν παθῶν ἀγεννῶς διαχεῖσθαι. Τὸ γὰρ τὴν πᾶσαν σπουδὴν εἰσφέρεσθαι ὅπως ὡς κάλλιστα αὐτῷ

- \ \ ’, τὸ σῶμα ἕξοι, οὐ διαγινώσχοντός ἐστιν ἑαυτὸν, οὐδὲ συνιέντος τω ο ᾽»». c τὶ “ce 4 1 2 φι Ὁ τοῦ σοφοῦ παραγγέλματος, ὅτι οὐ τὸ δρώμενόν ἐστιν ὃ ἀνθρωτι / - cf πος À, ἀλλά τινος δεῖ περιττοτέρας σοφίας, δι᾽ ἧς ἕχαστος € τω [21 FA » € x 5 ! χε ο ΥΥ ἡμῶν, ὅστις ποτέ ἐστιν, ἑαυτὸν ἐπιγνώσεται. Toro δὲ μὴ A] -ν» LA A - A \ d' χαθηραμένοις τὸν νοῦν ἀδυνατώτερον ἢ λημῶντι πρὸς τὸν ἥλιον ἀναθλέψαι. ζάθαρσις δὲ ψυχῆς, ὡς ἀθρόως τε εἰπεῖν χαὶ ὑμῖν - - \ / 2, \ ἱκανῶς, τὰς διὰ τῶν αἰσθήσεων ἡδονὰς ἀτιμάζειν - un ὀφθαλ-

\ CT - 5. “ ΩΝ 3 LE à μοὺς ἑστιᾶν ταῖς ἀτόποις τῶν θαυματοποιῶν ἐπιδείξεσιν, ἢ

exige le bien de l’âme. L’homme, celui du moins qui mérite ce nom, n’a pas moins à rougir d’aimer la parure et de choyer son corps que de se laisser aller bassement à quelque vice. Donner tous ses soins au bien-être du corps, c’est se méconnaître soi-même et ne pas comprendre cette sage maxime que ce qu’on voit de l’homme n’est pas l’homme, mais que nous avons besoin d’une sagesse supérieure, grâce à laquelle chacun de nous, quel qu'il soit, peut se connaître lui-même. Or il est aussi impossible à celui qui n’a pas purifié son âme d’arriver à cette connaissance , qu’à celui dont l’œil est malade de fixer ses regards sur le soleil. Purifier son âme, c’est, s’il faut vous le dire en un mot et d’une manière qui vous suffise , c'est mépriser les plaisirs des sens ; ne pas repaître ses yeux des objets inconvenants que montrent les charlatans ou de spectacles qui font

pénétrer en nous l’aiguillon de la volupté ; ne pas verser dans l’âme

Τοῦτο δὲ ἀδυνατώτερον μὴ χαθηραμένοις τὸν νοῦν ἢ AUOT

un ἑστιᾶν ὀφθαλμοὺς

pour l’âme.

Car ce n’est pas une moindre honte pour un homme, [digne pour celui du moins véritablement de cette appellation,

d’être un élégant

et ami-de-son-corps,

que d’être disposé bassement

à l’égard de quelque autre

des passions.

Car le apporter

tout son zèle

afin que le corps soit à Jui

le mieux possible, [lui-même, est d’un homme qui ne connaît pas et qui ne comprend pas

le sage précepte,

que la partie qui se voit

n’est pas l’homme,

mais qu’il est-besoin

d’une certaine sagesse supérieure, par laquelle chacun de nous,

quel qu’il soit enfin,

connaîtra lui-même.

Or ceci est plus impossible [raison à des gens qui n’ont pas purifié leur qu’à un homme qui-est-chassieux de regarder-en-haut vers le soleil.

Or c’est la purification de l’âme, pour le dire et tout-d’un-coup

et d’une-manière-suffisante

pour vous,

de mépriser les plaisirs

qu'on éprouve par les sens;

de ne pas repaître ses yeux

par les spectacles déplacés

des faiseurs-de-prodiges,

ou par la vue de corps

qui font-pénétrer

un aiguillon de volupté,

66 OMIAIA ΠΡῸΣ TOYS NEOYS.

διεφθαρμένην μελῳὸ δίαν τῶν ψυχῶν χαταχεῖν. ᾿Ανελευθερίας À ΝΑ \ , 2 / 3 το en --

quo δὴ χαὶ ταπεινότητος ἔχγονα πάθη ἐχ τοῦ τοιοῦδε τῆς pour

τ \ LA

μανίας, ὥς φασι, τὸν βασιλέα καθίστη. Λέγεται EP χαὶ

Πυθαγόραν, κωμασταῖς περιτυχόντα μεθύουσι, χελεῦσαι τὸν D} \ A Ἐπ LA a Lip ἘΞ 6 λόντα ἣν ἅ τὰ

De \ \ À ΩΝ viav , ἐπαυλῆσαί σφισι τὸ πεν + τοὺς δὲ οὕτως ἀναφρονῆσαι € 4 LA ε͵ 2 L4 ὑπὸ τοῦ μέλους, ὥστε τοὺς στεφάνους ῥίψαντας, αἰσχυνομένους

ΕΣ “Ἕτεροι δὲ si αὐλὸν χορυδαντιῶσι" χαὶ ExGax-

au} 2 A S/ € mn A “ χεύονται. Τοσοῦτόν ἐστι τὸ διάφορον ὑγιοῦς ἢ μοχθηρᾶς

par l'oreille des mélodies corruptrices. Une musique efféminée ouvre l’âme aux passions qu’enfantent la dégradation et la bassesse. Recherchons plutôt cette autre musique plus pure et dont les effets sont plus salutaires, celle que David, le poëte des psaumes sacrés, employait, dit-on, pour faire revenir le roi de ses emportements. On rapporte que Pythagore, rencontrant des gens ivres qui sortaient d’une partie de débauche, ordonna au joueur de flûte qui conduisait la troupe de changer d’harmonie et de jouer sur le mode dorien; et cette musique les rendit si bien à eux-mêmes qu'ils jetèrent leurs couronnes et se retirèrent chez eux pleins de confusion. D’autres, aux accords de la flûte, entrent dans des transports semblables à ceux des Corybantes ou des Bacchantes. Tant il est diffé-

rent d'entendre une musique honnête ou licencieuse ! Abstenez-vous q

Λέγεται δὲ nai Πυθαγόραν, περιτυχόντα

de ne pas verser-dans les âmes

par les oreilles

une mélodie corrompue (efféminée).

Car il est-naturel certes

des passions nées-de la grossièreté et de la bassesse

se produire-dans les âmes

d’après le genre de la musique

qui est tel.

Mais pour nous obligation-est-de-rechercher l'autre musique,

celle et meilleure

et portant

à quelque chose de meilleur,

de laquelle aussi se servant,

David,

le poëte des chants sacrés,

mettait le roi

hors de sa fureur,

comme on dit.

Mais il est dit aussi Pythagore, ayant rencontré

des débauchésivres,

avoir ordonné au joueur-de-flûte celui qui donnait-le-ton

de la partie-de- débauche,

ayant changé l’harmonie,

de jouer-à eux selon le mode dorien; et eux avoir repris-leurs-sens tellepar la mélodie, [ment qu'ayant jeté les couronnes,

s’en être retournés étant-honteux, Et d’autres au-son-de la flûte font-les-Corybantes [chus.

et se-livrent-aux-fureurs - de-Bac- Si-grande est la différence

d’être rempli d’une mélodie

saine ou perverse,

De sorte que pour vous donc

08 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥ͂Σ ΝΕΟΥ͂Σ.

(a € À € - - DIEU 3 LA ἧττον ὑμῖν μεθεχτέον, ἢ οὑτινοσοῦν τῶν αἰσχίστων. ᾿Ατμούς \ Ν Ἅ co \ 2 LA LA - LA γε μὴν παντοδαποὺς ἡδονὴν ὀσφρήσει φέροντας τῷ ἀέρι χατα- ) À μύροις ἑαυτοὺς ἀναγρώννυσθαι, χαὶ ἀπαγορεύειν μιγνύναι, ἢ μύροις ἑαυτοὺς ἀναχρ Ξ γορεύς 2 u σε") 0 “ ss A - \ -- , 2 αἰσχύνομαι. Τί δ᾽ ἄν τις εἴποι περὶ τοῦ μὴ χρῆναι τὰς ἐν ! N 7 Ὁ ἃ À 1, + \ A γεύσει διώχειν ἡδονὰς, ἢ ὅτι χαταναγχάζουσιν αὗται τοὺς περὶ - \ # \ τὴν ἑαυτῶν θήραν ἐσχολακότας, ὥσπερ τὰ θρέμματα, πρὸς τὴν γαστέρα συννενευχότας ζῆν ; “Ἑνὶ δὲ λό ὃς ὑπεροπτέον τοῦ σώματος τῷ μὴ ὡς ἐν ὶ δὲ λόγῳ, παντὸς ὑπεροπτέο ὦματος τῷ μὴ ὡς 4 TNT à - = Li Ὁ βορδόρῳ ταῖς ἡδοναῖς αὐτοῦ κατορωρύχθαι μέλλοντι; ἢ τοσοῦτον Ὁ LA ,ὔ ἀνθεχτέον αὐτοῦ, ὅσον, φησὶ Πλάτων, ὑπηρεσίαν φιλοσοφία " ͵ κτωμένους, ἐοικότα που λέγων τῷ Παύλῳ, ὃς παραινεῖ' μηδε- , Ἐπ “ ’ , “ > 3 “ αἱαν χρῆναι τοῦ σώματος πρόνοιαν ἔχειν εἷς ἐπιθυμιῶν

5 27 Ε φὰς , a “ \ 4 ε A αἀφορυ τὴν . Η τι οιαφέρουσιν οἱ τοὺ μεν σώματος, ως av

κάλλιστα Éyoi, φροντίζουσι, τὴν δὲ χρησουένην αὐτῷ ψυχὴν ὡς

donc de celle qui domine de nos jours, avec autant de soin que des actions les plus honteuses. Quant à méler à l’air mille odeurs qui flattent l’odorat et à vous frotter de parfums, je rougis même de vous le défendre. Enfin, que pourrait-on dire pour vous détourner de rechercher les jouissances du palais, sinon qu’elles obligent ceux qui en poursuivent la satisfaction à vivre, comme les bêtes, dans la dépendance de leur ventre ?

En un mot, il faut mépriser absolument le corps, si l’on ne veut se plonger dans les voluptés comme dans un bourbier, ou plutôt il faut n'en prendre soin, comme dit Platon, qu’autant qu’on trouve en lui un auxiliaire pour l'étude de la sagesse; et ce précepte est conforme à celui de saint Paul, qui nous exhorte à n’accorder aucune attention à notre corps en vue de satisfaire nos passions. Quelle différence peut-on faire entre un homme qui ne songerait qu’au bien-

être de son corps, mettant dédaigneusement en oubli cette âme

HOMÉLIE AUX JEUNES GENS. θυ

“Evi δὲ λόγῳ, ὑπεροπτέον παντὸς τοῦ σώματος τῷ μὴ μέλλοντι χατορωρύχθα:

il faut prendre-part moins à celle-ci celle qui domine maintenant, qu’à une-quelconque des choses les plus honteuses,.

Je rougis certes en vérité même de vous défendre de méler à l’air des vapeurs de-toute-sorte qui apportent du plaisir à l’odorat, ou de vous-teindre vous-mêmes de parfums.

Et que dirait quelqu’un sur le ne pas falloir poursuivre les plaisirs qui résident dans le goût, sinon que ces plaisirs forcent ceux qui sont occupés à la chasse (recherche) d’eux à vivre penchés vers leur ventre, comme les bêtes ?

Et en un mot, il-y-a-obligation-de-mépriser tout le corps [être enfoui pour celui qui ne doit (ne veut) pas dans les plaisirs de lui comme dans un bourbier, [lui ou il-y-a-obligation-de-s’occuper de en tant que acquérant en lui une aide pour la philosophie, dit Platon, disant en-quelque-manière des choses semblables à Paul, qui conseille falloir(qu’il ne faut)avoir aucune attention pour le corps en-vue-d’une ressource des (pour satisfaire les) passions.

Ou en quoi ceux qui se soucient du corps, afin qu’il soit le mieux possible, et qui négligent

70 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS.

5 a] 7, - - \ \ LA Ὁ ΄ οὐδενὸς ἀξίαν περιορῶσι, τῶν περὶ τὰ ὄργανα σπουδαζόντων, - 3 2 - 2 r L4 , ων A τῆς δὲ δι᾿ αὐτῶν ἐνεργούσης τέχνης καταμελούντων ; Πᾶν μὲν 5» » , 1 arr \ AR. ô οὖν τοὐναντίον χολάζειν αὐτὸ χαὶ χατέχειν, ὥσπερ θηρίου τὰς δου Tue ὶ τοὺς ἀπ᾽ αὐτοὺ θορύδους ἐγγινομένους τῇ ρμὰς, προσῆχε, χαὶ τοὺς ἀπ τοῦ θορύδους ἐγγινομένους τῇ Ψυχῇ ofovet μά τῷ λογισμῷ χαθιχνουμένους χοιμίζειν XA οἱονεὶ μάστιγι τῷ λογισμῷ μένους υ 5 -΄ À { \ , \ en - ᾿ Ἐν, τυ ai CU ἀλλὰ μὴ, πάντα χαλινὸν ἡδονῆς ἀνέντας, περιορᾶν τὸν νοῦν, σ΄ SU | ς; δέτ μὰς à se AE = LA ὥσπερ ἡνίοχον, ὑπὸ δυσηνίων ἵππων ὕόρει φερομένων παρα- L4 Μ) ᾿ A! LU V4 -Ὁ συρόμενον ἄγεσθαι " καὶ τοῦ Πυθαγόρου μεμνῆσθαι, ὃς τῶν συν- ’ \ \ , À / € \ τὴ 1 όντων τινὰ χαταμαθὼν γυμνασίοις TE χαὶ σιτίοις ἑαυτὸν εὖ μάλα - δ = ΕΣ » ’ δ᾽ «-χατασαρχοῦντα ᾿ Οὗτος, ἔφη, où παύση χαλεπώτερον σεαυτῷ

LA a] NA \ La 4 \ χατασχευάζων τὸ δεσμωτήριον; Διὸ δὴ καὶ Πλάτωνά φασι, τὴν

dont le corps ne doit être que l'instrument, et celui qui voudrait se procurer des outils sans étudier l’art auquel 115 peuvent servir? Nous devons, au contraire, châtier la chair, réprimer ses appétits comme ceux d'une bête féroce, calmer par la raison, et en quelque sorte le fouet à la main, les mouvements désordonnés qu’elle excite en nous, loin qu'il faille lâcher toute bride à nos passions et voir tranquillement notre âme, semblable à un cocher qu'emportent des chevaux fougueux, entraînée au gré de leur violence. Rappelonsnous le mot de Pythagore; il voyait un de ses disciples augmenter son embonpoint par les exercices du gymnase et par la bonne chère : « Quand cesseras-tu, lui cria-t-il, de te rendre ta prison

plus dure? » Aussi Platon, à ce qu’on rapporte, prévoyant la fu-

comme n'étant digne de rien

l’âme qui doit se servir de lui, diffèrent-ils

de ceux qui s’empressent

autour des instruments,

mais qui négligent

l’art qui opère au-moyen-d’eux ?

Il convient donc tout au contraire de châtier

et de réprimer lui (le corps), comme les élans d’une bête-féroce, et d’assoupir

en les poursuivant avec la raison comme avec un fouet

les troubles

qui se produisent-dans l’âme

par lui (par son fait),

mais non pas,

ayant relâché tout frein du plaisir, de voir-avec-indifférence la raison, comme un conducteur-de-chars, être conduite étant entraînée

par des chevaux indociles-à-la-bride emportés avec insolence (violence) ; et nous souvenir

de Pythagore,

qui ayant remarqué {ses disciples) un de ceux qui étaient-avec lui ( de donnant-de-l’embonpointà lui-même fortbien (beaucoup) [des gymnases) et par les gymnases (la fréquentation et par les aliments:

Celui-ci (eh toi), dit-il,

ne cesseras-tu pas

préparant (de rendre) à toi-même la prison du corps plus pénible ?

C’est-pourquoi donc aussi

on dit Platon,

ayant prévu l’influence-pernicieuse

72 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥΣ NEOYZ.

> 7 AY 7 A en ΄ -Ὡ ἐχ σώματος βλάδην προειδόμενον, τὸ νοσῶδες χωρίον τῆς

“ \ - Ἀττιχῆς τὴν ᾿Αχαδημίαν' χαταλαδεῖν ἐξεπίτηδες, ἵνα τὴν : ἐδ ἀν el , + 2 Là À 2 \ 4 ἄγαν εὐπάθειαν τοῦ σώματος, οἷον ἀμπέλου τὴν εἰς τὰ περιττὰ \ ἊΣ Ἔ \ Ἂν \ À \ - s 27. SERRE

φορὰν, περιχόπτοι. ᾿Εγὼ δὲ καὶ σφαλερὰν εἰναι τὴν ἐπ᾿ ἄχρον 3 LA 2 ΄“ 4 2

εὐεξίαν ἰατρῶν xouca? .

4 , CUS [4 Ὁ 4 3 Le LAS.

ἀλυσιτελὴς τῷ σώματι, χαὶ πρὸς τὴν ψυχὴν ἐμπόδιόν ἐστι, τό ε , , \ , , 7 ᾽ 4 γε ὑποπεπτωχέναι τούτῳ χαὶ θεραπεύειν, μανία σαφής. ᾿Αλλὰ hv εἶ τούτου γε ὑπερορδῖν μελετήσαιμεν, σχολῇ γ᾽ ἂν ἄλλο τι μη γε ὑπερορᾶν μελετησαιμεν, YONNE 0 τ τῶν ἀνθρωπίνων θαυμάσαιμεν. Τί γὰρ ἔτι χρησόμεθα πλούτ ν ἀνθρωπίνω μάσαιμεν. Τί γὰρ ἔτι χρησόμεθα πλούτῳ,

\ -» LA \ =) / 2 \ \ “-Ὁτὰς διὰ τοῦ σώματος ἡδονὰς ἀτιμάζοντες ; Eyw μὲν οὐχ δρῶ,

\ - , ἀπ} e πλὴν εἰ μὴ, χατὰ τοὺς ἐν τοῖς μύθοις Codxovrac® , ἥδονήν τινα

neste influence que son corps pouvait avoir sur lui, s’établit à dessein dans l’Académie, qui était l'endroit le plus malsain de PAttique, pour retrancher le luxe de son embonpoint, comme on retranche dans une vigne les rameaux superflus. Moi-même, j'ai entendu dire à des médecins que l’excès de l’embonpoint est un danger.

Ainsi donc, puisque le soin exagéré du corps ne vant rien au corps lui-même et devient un empêchement pour l'âme, ce serait une folie manifeste que de le choyer et de s’en rendre esclave. Si nous nous apprenions à le mépriser, je ne sais trop ce que nous pourrions encore admirer parmi les choses humaines. Que nous servirait la richesse, si nous dédaignions les voluptés de la chair ? Je ne le devine point, à moins que nous ne prenions plaisir, comme les

dragons de la fable, à veiller sur des trésors enfouis. Lorsqu'on ἃ

qui pouvait résulter du corps, avoir occupé à-dessein l’endroit le plus insalubre del’Attique, l’Académie, afin qu’il retranchât la bonne-santé à-l’excès (excessive) de son corps, comme on retranche la pousse d’une vigne qui tend au superflu.

Et moi aussi j’ai entendu-dire à des médecins l'embonpoint qui tend à l'excès être dangereux.

Lorsque (puisque) donc ce soin à-l’excès (excessif) du corps est et sans-utilité pour le corps, et un empêchement relativement à l’âme, [clave de) certes le fléchir-sous (se rendre escelui-ci (le corps) et Le choyer est une folie manifeste.

Mais en vérité si nous nous exercions à mépriser celui-ci du moins, à peine certes nous admirerions quelque autre des choses humaines.

Car en quoi nous servirons-nous encore de richesse, dédaignant les plaisirs qu’on se procure par le corps?

Moi à la vérité je ne Le vois pas, à moins que, comme les dragons dans les fables, veiller-sur des trésors enfouis

74 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS.

6) J νι \ τ Ni = s ’ ὦ ἢ»

ἐλευθερίως πρὸς τὰ τοιαῦτα διαχεῖσθαι πεπαιδευμένος, πολλοῦ μ᾿ ΄ 4 \ 3 \ τ A. 17 \ LA ἂν δέοι ταπεινόν τι χαὶ αἰσχρὸν ἔργῳ ἢ λόγῳ ποτε προελέσθαι. \ \ -- , ,ὔ “ "ὃ 5 1 - Τὸ γὰρ τῆς χρείας περιττότερον, xäv Αύδιον ἡ ψῆγμα᾽, κἂν - ἘΠῚ PE 2e ΣΙ ΩΣ 7e , γέ " τῶν μυρμήχων ἔργον τῶν χρυσοφόρων", τοσούτῳ πλέον ἀτι- , - EI “- , SAR ΝᾺ , A μάσει, ὅσῳπερ ἂν ἥττον προσδέηται - αὐτὴν δὲ δήπου τὴν 72 - LU 1 »" , 5) ? 2 02 € “ χρείαν τοῖς τῆς. φύσεως ἀναγκαίοις, ἀλλ᾽ οὐ ταῖς ἡδοναῖς ἮΝ da - ’, d sY LA δριεῖται. “Ὡς οἵ γε τῶν ἀναγχαίων δρων ἔξω γενόμενοι, παρα-- , - \ Les - A 391 “ πλησίως τοῖς χατὰ τοῦ πρανοῦς φερομένοις, πρὸς οὔδεν στάσιμον # 5 -- "ἢ em > 5 PE FN Ε ἔχοντες ἀπούδῆναι, οὐδαμοῦ τῆς εἰς τὸ πρόσω φορᾶς ἵστανται" ἀλλ᾽ ὅσῳπερ ἂν πλείω προσπεριύάλωνται, τοῦ ἴσου δέονται ἢ

su s'affranchir de ces servitudes, on est bien éloigné de vouloir rien faire ou rien dire qui soit bas et honteux. Tout ce qui passe le nécessaire, fût-ce le sable de la Lydie ou l’or extrait par des fourmis laborieuses, on y. attache d'autant moins de prix qu’onen sent moins le besoin; mais on mesure l'usage des choses aux nécessités de la nature, et non pas à ses plaisirs. Celui qui est sorti de ces limites ressemble à un homme qui roule sur une pente, et qui, ne trouvant pas un point où fixer son pied, ne peut arrêter le mouvement qui lentraîne. Plus on a amassé, plus on a besoin, pour satisfaire sa passion, de muitiplier les richesses acquises; c’est ce qu’exprime Solon, le fils

d’Exécestide, lorsqu'il dit: « La cupidité de l’homme ne connaît

apporte (cause) quelque plaisir, Celui certes en vérité qui a été forà être disposé libéralement [mé relativement aux choses telles, manquerait de beaucoup (serait bien de préférer jamais [loin) quelque chose de bas et de honteux en action ou en parole,

Car il méprisera d’autant plus

ce qui est plus abondant

que le besoin,

même si c’est la paillette lydienne, même si c’est le travail des fourmis celles qui-produisent-de-l’or,

qu’il en aura-besoin moins;

et il bornera assurément

le besoin lui-même

aux nécessités de la nature,

mais non aux plaisirs,

Car ceux du moins qui sont devenus en dehors des limites nécessaires, semblablement

à ceux qui sont portés du-haut-en-bas de la pente, [gier) n'ayant à sortir (ne pouvant se réfuvers rien de ferme,

ne s'arrêtent nulle-part

dans l’impulsion en avant;

mais d’autant que [nombreux, ils se sont entourés de biens plus ils ont-besoin de la quantité égale ou même plus grande + pour l’assouvissement

de leur avidité,

selon Solon

fils d'Exécestide,

qui dit :

Mais aucun terme de la richesse montré (indiqué)

n’est proposé aux hommes,

76 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS.

Ξ3,)ω.ἋΔλ δὲ \ L4 4 \ / - © 2 γὼ δὲ χαὶ Διογένους ἄγαμαι τὴν πάντων ὅμοὺ τῶν ἄνθρωr € Ψί [4 αἱ a λέ τω 4) € - πίνων ὑπεροψίαν, ὃς γε καὶ βασιλέως τοῦ μεγάλου ἑαυτὸν ἀπἀξ ? πὰ 5 AUS ὦ \ 3 , ἔφηνε -πλουσιώτερον, τῷ ἐλαττόνων ἢ ἐχεῖνος χατὰ τὸν βίον = « = Ὁ 9 προσδεῖσθαι. Ἡμῖν δὲ ἄρα ei μὴ τὰ Πυθίου τοῦ Μιυσοῦ προσείη r \ J Ὁ / \ / \ “4 τάλαντα, χαὶ πλέθρα γῆς τόσα χαὶ τόσα, χαὶ βοσχημάτων ! τ \ ΩΝ S ἐσμοὶ πλείους ἢ ἀριθμῆσαι, οὐδὲν ἐξαρχέσει. ᾿Αλλ᾽, οἶμαι, 7, D A θεῖ \ À - À , \ προσήχει ἀπόντα TE μὴ ποθεῖν τὸν πλοῦτον, χαὶ παρόντος, μὴ Ce τ εὖ 6, ἃ - D / 5 τῷ χεχτῆσθαι μᾶλλον φρονεῖν ἢ τῷ εἰδέναι αὐτὸν εὖ διατίθεee 7 ΞΞν A ’ --σθαι. Τὸ γὰρ τοῦ Σωχράτους " εὖ ἔχει᾽ ὃς, μέγα φρονοῦντος

/ - \ > À » 7 - / IE: / πλουσίου ἀνδρὸς ἐπὶ τοῖς χρήμασιν, OÙ πρότερον αὐτὸν θαυμά-

point de terme.» Prenons aussi Théognis pour maître : « La richesse, s’écrie-t-il, n’est l’objet ni de mon désir ni de mes prières; puissé-je seulement vivre de peu, exempt de douleurs! »

J'admire encore le mépris que professait pour toutes les choses humaines ce Diogène, qui se trouvait plus riche que le roi lui-même, parce qu’il avait moins de besoins. Nous, au contraire, si nous n’avois pas les trésors de Pythius le Mysien, des arpents de terre sans nombre, des troupeaux si considérables que nous ne puissions les compter, nous ne serons pas satisfaits. Cependant il convient, je pense, de ne pas désirer les biens qu’on n’a pas, et de se glorifer moins de la possession de ceux qu’on a que du bon usage qu’on en sait faire. Socrate avait raison, lorsqu'il disait d’un homme fier de

sa richesse qu’il ne }’admirerait pas avant d’avoir vu comment il

Et relativement à ces cnoses il faut se servir comme de maître de Théognis, qui dit :

Et je ne désire pas [prières et je ne demande-pas-dans-mesd’être-riche, mais qu'il soit possible à moi de vivre des biens petits, n'ayant aucun mal.

Et moi j’admire aussi le mépris [semble de toutes les choses humaines ende (professé par) Diogène, lequel du moins a fait-voir lui-même plus riche même que le grand roi, par le avoir-besoin de choses moindres que celui-là relativement à la vie.

Mais certes si les talents de Pythius le Mysien et tant et tant d’arpents de terre appartenaient à nous, et des essaims de troupeaux plus nombreux que pour pouvoir les compter, rien ne nous suflira.

Mais, je pense, il convient et de ne pas regretter la richesse absente, et la richesse étant présente, de ne pas avoir-de-la-fierté plus par le avoir acquis [le.

que par le savoir bien disposer d’el- Car le mot de Socrate est bien; lequel, un homme riche pensant grandement (étant fier) au sujet de ses biens, dit ne devoir pas admirer lui précédemment,

Pr DA

78 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS.

savait en user, Si Phidias et Polyclète s’étaient enorgueillis de lor et de l’ivoire qui leur avaient servi pour faire le Jupiter des Éléens et la Junon d’Argos, on eût ri de les voir se targuer d’une richesse qui leur était étrangère, et sacrifier cet art qui avait donné à l’or plus de charme et plus de prix; et nous, si nous estimons que la vertu de l’homme ne tire pas d’elle-même un éclat assez vif, croyons-nous être plus à J’abri de la honte?

Mais si nous dédaignons la richesse, si nous méprisons les plaisirs des sens, aurons-nous à cœur la flatterie et ses fausses caresses ? imiterons-nous la fourbe et l’astuce du renard d’Archiloque? Non; car il n’y a rien que l’homme s2ge doive plus éviter que de vivre selon

lopinion et d’épier ce qui plaît à la foule, au lieu de prendre la.

τῷ χρυσίῳ rai τῷ ἐλεφάντι,

avant aussi avoir été éprouvé qu’il sait se servir de ces biens. Ou Phidias à la vérité et Polyclète, s’ils avaient pensé grandement au sujet de l'or et de l’ivoire, desquels ils firent Pun le Jupiter aux Éléens, l’autre la Junon aux Argiens, auraient été ridicules s’enorgueillissant d’une richesse étrangère, et avant mis-de-côté leur art, par lequel aussi l’or [ble avait été montré (rendu) plus agréaet plus précieux ; et nous, présumant la vertu humaine ne pas suflire à elle-même au-point-de-vue-de l’ornement, croyons-nous faire des choses dignes d’une moindre honte ?

Mais donc dédaignerons-nous d’une part la richesse, et mépriserons-nous les plaisirs qu'on goûte par les sens, mais rechercherons-nous des flatteries et des adulations, et imiterons-nous [(souple) le caractère et astucieux et varié du renard d’Archiloque ?

Mais il n’est pas de chose qui soit à-fuir davantage pour celui qui est-sage, que de vivre selon l’opinion, et d’examiner-de-tous-côtés les choses qui plaisent à la plupart des hommes, et de ne pas (au lieu de) faire la raison droite

, “ “ - 3 , 3 LA A Ν 5 = Α βίου, ὥστε, κἂν πᾶσιν ἀνθρώποις ἀντιλέγειν, χἂν ἀδοξεῖν χαὶ

S , € \ τ Ὁ 7 oi ΄ - - ΕῚ De χινδυνεύειν ὑπὲρ τοῦ χαλοῦ δέη, unèev αἱρεῖσθαι τῶν ὀρθῶς , - el “ LA - 3 ἐγνωσμένων παραχινεῖν. Ἢ τὸν un οὕτως ἔχοντα τί τοῦ Αἷpe , " ᾿Ο ἢ 7 3 Ἅ / sl Ψ a à 4 γυπτίου σοφιστοῦ ! φήσομεν ἀπολείπειν, ὃς φυτὸν ἐγίγνετο χαὶ θγοί CHR ce \ \ds x ΄ ἌΡ. ἕλω, ἃ nplov, ὅπότε βούλοιτο, χαὶ πῦρ χαὶ ὕδωρ καὶ πάντα χρήματα; J ΝΑ \ JA -» \ 7 7) 2 , 4 εἴπερ δὴ χαὶ αὐτὸς νῦν μὲν τὸ δίχαιον ἐπαινέσεται παρὰ τοῖς τω - τ n\ ee \ CURE / Dre λό" [} + τοῦτο τιμῶσι, νῦν δὲ τοὺς ἐναντίους ἀφήσει λόγους, ὅταν τὴν -- \ is Al ἱκίαν εὐδοχιμοῦσαν αἴσθηται, ὅπερ δίχης ἐστὶ χολάχων, Καὶ F LS S A = λύ δὼ ΞΔ: = , # = 2 c Ζ, LA Ty DOTE φασὶ τὸν πολύποδα τὴν χρόαν πρὸς τὴν ὑποχειμένην γῆν; ea > à \ Qu? x \ “- , ΄ οὕτως αὐτὸς τὴν διάνοιαν πρὸς τὰς τῶν συνόντων γνώμας μεταθαλεῖται.

3 \ == Æ , ΄ , X. Ἀλλὰ ταῦτα μέν που xdv τοῖς ἡμετέροις λόγοις τελειοτερον μαθησόμεθα " ὅσον δὲ φίαν τινὰ τῆς ἀρετῆς, TO γε epoy μαθησόμεθα " ὅσον δὲ σχιαγραφίαν τινὰ τῆς ἀρετῆς, τό Ὑ

droite raison pour guide de sa vie, et de rester inébranlable dans les principes qu’il croit vrais, lors même qu’il devrait être en opposition avec tous les hommes, et subir pour la vertu les affronts et les périls. Ceux qui n’ont point ces sentiments diffèrent-ils beaucoup de ce sophiste égyptien, qui se changeait à son gré en arbre, en bête, en feu, en eau, et qui prenait toutes les formes ἢ Tantôt ils feront l’éloge de la vertu auprès de ceux de qui elle est honorée, tantôt ils tiendront un autre langage, s’ils voient que l'injustice est florissante : et c’est ainsi que se conduisent les flatteurs. Comme on dit que le polype change de couleur selon la terre qu’il touche , on les

voit changer de sentiments selon les dispositions de ceux qu’ils fréquentent.

X. Tout ce que je viens dire, nous l’apprendrons d’une manière plus parfaite dans nos saints livres; mais pour le moment traçons-

nous, d’après les ouvrages profanes, une sorte d’esquisse de la vertu. .

guide de la vie, [position avec)

et s’il faut contredire (être en op-

tous les hommes,

et s’il faut avoir-mauvais-renom

et courir-des-risques pour le bien,

préférer

de ne déplacer (changer) rien

des choses résolues bien,

Ou en quoi dirons-nous

celui qui n’est pas ainsi

être-en-arrière

du sophiste égyptien,

qui devenait plante et bête,

quand il voulait,

et feu et eau

et toutes choses ?

si-toutefois donc aussi lui

tantôt à la vérité louera la justice

auprès de ceux qui honorent elle,

et tantôt émettra

les discours contraires,

lorsqu'il aura senti l'injustice

étant-en-bon-renom,

ce qui est de la manière des flatteurs.

Et comme ou dit le polype

changer sa couleur

selon la terre qui est-sous lui,

ainsi lui

changera son sentiment [avec lui.

selon les opinions de ceux qui sont- X. Mais [choses

nous apprendrons assurément ces

aussi dans les écrits nôtres

d’une-manière-plus-parfaite ;

mais tracons-nous

comme une esquisse

de la vertu, [(pour le présent),

du moins pour le être maintenant

d’après les connaissances

du dehors (profanes).

89 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥ͂Σ ΝΕΟΥ͂Σ.

γὰρ ἐπιμελῶς ἐξ ἑχάστου τὴν ὠφέλειαν ἀθροίζουσιν, ὥσπερ τοῖς μεγάλοις τῶν ποταμῶν, πολλαὶ γίνεσθαι πολλαχόθεν ai προσθῆκαι πεφύχασι. To γὰρ καὶ σμιχρὸν ἐπὶ σμικρῷ χατατίθεσθαι ἷ, οὐ υᾶλλον εἰς ἀργυρίου προσθήχην, ἢ χαὶ εἰς ἡντιναοῦν ἐπιστήμην, ὀρθῶς ἔχειν ἡγεῖσθαι τῷ ποιητῇ προσῆκεν, ὋὉ μὲν οὖν Βίας" τῷ υἱεῖ, πρὸς Αἰγυπτίους ἀπαίροντι, καὶ πυνθανομένῳ τί ἂν ποιῶν αὐτῷ μάλιστα κεχαρισμένα πράττοι, « ᾿Εφόδιον, ἔφη, πρὸς γῆρας χτησάμενος "» τὴν ἀρετὴν δὴ τὸ ἐφόδιον λέγων, μιχροῖς ὅροις αὐτὴν περιγράφων, ὅς γε ἀνθρωπίνῳ βίῳ τὴν ἀπ᾽ αὐτῆς ὠφέλειαν ὡρίζετο. ᾿Εγὼ δὲ χἂν τὸ Τιθωνοῦ ὃ τις γῆρας, χἂν τὸ ᾿Αργανθωνίου * λέγη, κἂν τὸ τοῦ μαχροδιωτάτου παρ᾽

Le

Ceux qui recueillent avec soin ce que chaque chose présente d’utile ressemblent à ces grands fleuves qui recoivent de tous côtés de nombreux et rapides accroissements. Le poëte qui disait Joindre pew avec peu n’entendait pas sans doute parler de la richesse plutôt que des connaissances de toute nature, Le fils de Bias, partant pour l'Égypte, demandait à son père ce qu’il pourrait faire de mieux pour lui plaire : « Amassez, répondit Bias, des provisions pour votre vieillesse ; » et c’était la vertu qu'il désignait par ce mot, mais il lenfermait dans des limites trop étroites, puisqu’il en bornait l'utilité à cette vie. Pour moi, quand on compterait les années de Tithon ou d’Arganthonius, ou même de celui de nos patriarches qui passa le plus de jours sur la terre, de Mathusalem, qui vécut, dit-on, neuf

cent soixante-dix ans; quand on y joindrait tout le temps qui s’est |

Ai γὰρ προσθῆχαι πεφύχασι

Car les accroissements sont-de-nature

à devenir nombreux de-nombreux-côtés

à ceux qui réunissent soigneusement l’utilité de chaque chose,

comme à ceux des fleuves

qui sont grands.

Car il convient de croire

la maxime déposer

méme peu sur peu

être justement (juste) pour le poëte non plutôt

pour une addition d'argent

que aussi

pour une science quelconque.

Bias donc dit à son fils,

qui partait chez les Égyptiens,

et qui demandait quoi faisant

il accomplirait

les choses les plus agréables à lui :

« Ayant acquis des provisions

pour la vieillesse ; »

disant (voulant dire) assurément

la vertu étre ces provisions, circonscrivant elle

dans de petites limites

lui du moins qui bornait

à la vie humaine

l'utilité qu’on retire delle.

Mais moi, même si quelqu'un dit la vieillesse de Tithon,

même s’il dit celle d’Arganthonius, même s’il dit celle

de celui qui-eut-la-plus-longue-vie chez nous,

Mathusalem,

qui est dit avoir vécu mille ans, trente manquant {moins trente ans); méme s’il mesure

S4 OMIAIA ΠΡῸΣ TOYS NEOYS.

“ ͵ \ ra , # γεται" χὰν σύμπαντα τὸν ἀφ᾽ οὗ γεγόνασιν ἄνθρωποι χρονον ἄναιμμετ ΄“- ᾧ 2 \ ἊΝ ) S L à λά 2 \ “ μετρῇ; ὡς ἐπὶ παίδων διανοίας γελάσομαι, εἷς τὸν μαχρὸν 2 - NPD RS - , 5N/ 5 2 , ἀποσχοπὼν χαὶ ἀγήρω αἰῶνα, οὗ πέρας οὐδέν ἐστι τῇ ἐπινοίᾳ - es / A \ é Ὁ LA λαδεῖν, où μᾶλλόν γε à τελευτὴν ὑποθέσθαι τῆς ἀθανάτου ψυ- + \ “ ss , 5 ἃ Torre , Anse Πρὸς ὅνπερ κτᾶσθαι παραινέσαιμ᾽ ἂν τὰ ἐφόδια, πᾶντα “- \ A / 9 cl, A » λίθον, κατὰ τὴν παροιμίαν, χινοῦντας, ὅθεν ἂν μέλλη τις iv ΕῚ J' 7 J \ -ὉὉ ἐπ᾿ αὐτὸν ὠφέλειά γενήσεσθαι. Δηδ᾽ ὅτι χαλεπὰ ταῦτα χαὶ πό-à 7 ΔΑ π᾿ 3 2 ΡῚ Ψ " ͵ὔ C9 vou δεόμενα, διὰ τοῦτ᾽ ἀποχνήσωμεν - ἀλλ᾽ ἀναμνησθέντας τοῦ

/ 1 NE βί À # ee aus c.

παραινεσᾶντος > ὅτι OEOL Î LOYV μεν αρισ TOY ŒUTOY EXAGTOY T00-

αἱρεῖσθαι, Aôbv δὲ προσδοχᾶν τῇ συνηθεία γενήσεσθαι, ἐγ- En = / 5 x \ \ ΄ \ χειρεῖν τοῖς βελτίστοις. Αἰσχρὸν γὰρ, τὸν παρόντα χαιρὸν προ- , a À 5ι 9 Ὁ \ \ og 2 SA ἐμένους, ὕστερόν mot ἀναχαλεῖσθαι τὸ παρελθὸν, ὅτε οὐδὲν ΕΣ / 2 7 ἔσται πλέον ἀνιωμένοις.

Ἔ, AU EN TRISTE Fe , \ \ ny \ γὼ μὲν οὖν ἃ χρᾶατιστᾶ εἰναι XOLVU), τὰ μὲν VUV ELONXX, τὰ

écoulé depuis la création de l’homme, je me rirais de tout cela comme d’une idée d’enfant, tenant mes yeux fixés sur cette suite éternelle de siècles dont l'imagination ne saurait concevoir le terme, pas plus qu’elle ne peut supposer une fin à l’âme immortelle. C’est pour ce temps que je vous exhorte à amasser des provisions, à remuer toute pierre, comme dit le proverbe, à rechercher de tous côtés ce qui peut vous être utile. La tâche est difficile et demande bien des peines; ne nous rebutons pas pour cela : souvenons-nous plutôt du philosophe qui nous conseille d’embrasser tout d’abord le genre de vie le plus honnête et e compter que l'habitude nous y fera trouver du charme ; tentons le meilleur chemin. Il serait honteux de négliger le temps présent, et d’avoir à regretter un jour le passé, lorsque ces tristes vœux seront superflus.

Je vous ai donné une partie des conseils que je crois les plus utiles ; je vous dirai le reste à mesure que les occasions se présente-

le temps tout-ensemble

depuis que des hommes sont nés, je rirai

comme d’une imagination d'enfants, regardant vers la durée

longue et exempte-de-vieillesse, 5668 de laquelle il n’est possible à la pende concevoir aucun terme,

pas plus du moins

que de supposer une fin

de l’âme immortelle,

Pour laquelle durée

je vous exhorterais

à acquérir les provisions,

remuant, selon le proverbe,

toute pierre, [cette durée) d’où quelqueutilité en-vue-d’elle {de peut devoir être à vous.

Et ne nous rebutons pas à-cause-de ceci,

que ces choses sont difficiles

et ayant-besoin de peine ;

mais 1} faut, nous souvenant

de celui qui nous a exhortés, disant qu'il faut chacun à la vérité préférer lui-même une vieexceliente, et attendre cette vie

devoir devenir douce par l'habitude, mettre-la-main

aux meilleures choses,

Car il est honteux,

ayant négligé le temps présent,

de rappeler (regretter) plus tard un

ce qui est passé, [ jour lorsque rien de plus ne sera à nous nous aflligeant.

Moi donc, [leures,

des choses que je juge être 165 meilj'ai dit les unes maintenant, et je conseillerai les autres à vous

86 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥΣ NEOYS.

LIN af is " Ne μα. ur ΄ δόξ ᾿ δὲ ῥωστημάτων ὄντων, μὴ τῷ ἀνιάτῳ προσεοικέναι δόξητε, μη \ -- 4 4 , -- .- 5 \ À τὴν τῆς γνώμης νόσον παραπλησίαν τῇ τῶν εἰς τὰ σώματα A τ \ A ee es δυστυχησάντων δείξητε. OÙ μὲν γὰρ τὰ μικρὰ τῶν παθῶν \ \ χάμνοντες, αὐτοὶ παρὰ τοὺς ἰατροὺς ἔρχονται " οἱ δὲ ὑπὸ μει- 32 \ cri à ζόνων καταληφθέντες ἀῤῥωστημάτων, ἐφ᾽ ἑαυτοὺς χαλοῦσι τοὺς τ / θεραπεύσοντας * of δὲ εἰς ἀνήκεστον παντελῶς μελαγχολίας © A / τ = παρενεχθέντες, οὐδὲ προσίενται. Ὃ un πάθητε. νῦν ὑμεῖς,

-ὉὉ -Ὃ Ὁ LA τοὺς ὀρθῶς ἔχοντας τῶν λογισμῶν ἀποφεύγοντες.

ront. Il y ἃ trois sortes de malades; prenez garde de ressembler à ceux qui sont incurables, et de montrer vos âmes atteintes des mêmes infirmités que leurs corps. Ceux qui éprouvent une indisposition légère vont eux-mêmes trouver le médecin; ceux qui sont attaqués de maladies plus graves mandent les personnes dont ils attendent leur guérison; quant aux atrabilaires dont le mal est devenu tout à fait incurable, ils n’acceptent même plus de remèdes: Puissiez-vous ne pas éprouver ce malheur en fermant aujourd’hui

vos oreilles à la voix de la raison!

pendant‘toute la vie;

mais vous, [étant, trois faiblesses (espèces de maladies) ne prenez-pas-la-résolution

de ressembler

à celle qui est incurable,

et ne faites-pas-voir

la maladie de l'âme

semblable à celle

de ceux quiont été-malheureux quant à leurs corps.

Car ceux qui souffrent

en les petites des affections, vonteux-mêmes

auprès des médecins ;

et ceux qui ont été saisis [grandes, par des faiblesses ( maladies) plus appellent vers eux-mêmes

ceux qui doivent Les guérir;

mais ceux qui ont été emportés tout-à-fait jusqu’à un point incurable de bile-noire,

n’admettent même pas le médecin.

Chose que vous maintenant puissiez-vous ne pas éprouver, fuyant ceux des raisonnements

qui sont droitement (bons).

NOTES

DE L'HOMÉLIE DE SAINT BASILE

Page 6:1. Ὁμιλία. Presque tous les discours des Pères de l'Église grecque portent le titre d’homélie (ὁμιλία). Voici ce que dit à ce sujet l’abbé Fleury : « Dans les premiers siècles, tous les évêques préchoiïent, et il n’y avoit guère qu'eux qui préchassent.... Leurs discours sont simples, sans aucun art qui paroisse, sans divisions, sans raisonnements subtils, sans érudition curieuse, quelques-uns sans mouvement, la plupart fort courts. Il est vrai que ces saints évêques ne prétendoient point être orateurs, ni faire des harangues; ils prétendoient parler familièrement, comme des pères à leurs enfants et des maîtres à leurs disciples. C’est pour cela que leurs discours se nomment homélies en grec, et sermons en latin. »

— 2. Ἑλληνιχῶν λόγων, les lettres des Gentils, la littérature profane. Aux premiers temps du christianisme, le grec était la langue de la plupart des peuples; de là cette dénomination générale de Ἕλληνες pour désigner les païens.

— 3. Καθισταμένοις τὸν βίον. La préposition εἰς est sous-entendue après le verbe.

Page 8 : 1. Παρ’ Ἡσιόδῳ. Voici les vers d’Hésiode auxquels saint Basile fait allusion (CEuvres et Jours, 293 et suiv. :

Page 14: 1. Χειρονομίαις, ὀρχήσεσι. Ces deux mots désignent 50Γ-tout l'étude du geste, qui avait pour but de donner au corps de la grâce et de la souplesse; mais yespovouix indique les mouvements de la main, et ὄρχησις, ceux du corps. De même en latin saltatio ne signifie pas toujours la danse, mais quelquefois la représentation par le geste. Ainsi saltare mimos, jouer la pantomime. On peut

néanmoins traduire ici ὀρχήσεσι par danses; car chez les Lacédémoniens la danse faisait partie des exercices militaires.

Page 18: 1. Ἔχεῖνος, placé après le nom, est emphatique, comme souvent l’adjectif démonstratif 1/le en latin. — Ὃ πάνυ, le célèbre, le fameux. L’adverbe πάνυ se rencontre quelquefois ainsi, accompagné de l’article, et s'explique ordinairement par l’ellipse de μέγας.

Page 20: 1. Τοῖς Aiyurtiwv.... τὴν διάνοιαν. Actes des Apôtres, chap. vu, v. 22 : « Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Egyptiens, et devint puissant en paroles et en œuvres. »

— 2. Τὴν σοφίαν Χαλδαίων χαταμαθόντα. Daniel, chap. 1, v. 3 et 4: « Le roi dit à Asphénor qu'il prit d’entre les enfants d’Israël des jeunes hommes instruits dans tout ce qui regarde la sagesse, habiles dans les sciences et dans les arts, afin qu’ils demeurassent dans le palais du roi, et qu’il leur apprit à écrire et à parler la langue des Chaldéens. »

— 3. Πᾶσιν ἐφεξῆς. Ces deux mots doivent être réunis, et ἐφεξῆς perd ici son sens ordinaire, de suite, l’un après l’autre, pour signifier d’un bout à l’autre, sans exception. Nous trouverons encore plus loin, au chap. vin : Οὐ πάντα ἑξῆς παραδεχτέον ἡμῖν. C’est ainsi qu’on lit dans Cicéron : Vendit Italiæ possessicnes ex ordine omnes, nullam prætermittit.

— 4. Οὐχ ἧττον.... μέλη. Lorsqu’Ulysse passa auprès des écueils habités par les Sirènes, il boucha avec de la cire les oreilles de ses compagnons et se fit attacher lui-même avec un câble au mât du navire, afin de ne pouvoir céder à la séduction. Voy. Homère, Odyssée, 39-54 et 158-200. On sait que les Sirènes étaient des monstres marins, moitié femmes et moitié poissons, qui attiraient les navigateurs dans des écueils par la douceur de leurs chants.

Page 22 : 1.Ὅταν.... ὁμονοούντων. On croit que saint Basile a voulu faire allusion ici à la Théogonie d'Hésiode; mais il avait sans doute aussi en vue l’Iliade, qui n’est qu’un long récit des discordes des dieux.

Page 24 : 1. Ὡς αὐτοὶ λέγουσιν. On trouve en effet à chaque instant chez les poëtes l’épithète ὕπατος jointe au nom de Jupiter.

Page 26 : 1. Χαίρειν ἀφήχαν. On sait que les Grecs, pour exprimer la répétition fréquente ou habituelle d’un même fait, emploient l’aoriste au lieu du présent. Les Latins donnent quelquefois à leur parfait la même valeur.

— 2. Κατὰ τὴν Δωριχὴν.... ἄγοντας. C’est ce que font les architectes, qui ne s’en rapportent pas seulement à leur coup d’æil, quand il s’agit de juger si les pierres sont convenablement alignées. Saint Grégoire de Nazianze cite aussi ce proverbe dans sa xxxvi let-

tre : Τὰν λίθον ποτὶ τὰν σπάρταν ἄγων, ὡς ἣ παροιμία. Et saint Jean Chrysostome, xxxv° Homélie : Σχόπει πῶς πάλιν ἐνταῦθα πρὸς τὴν σπάρτην τὸν λίθον ἄγει.

Page 28 : 1. Ἐπὶ τὸν βίον καθεῖναι. Sous-ent. ἑαυτούς ou plutôt ἡμᾶς αὐτούς.

— 2. Ὅτι τραχεῖα μέν, etc. Hésiode, OEuvres et Jours, 285 : Τὴν μέν το! χαχότητα χαὶ ἰλαδὸν ἔστιν ἑλέσθαι Ῥηϊδίως " λείη μὲν ὁδὸς, μάλα δ᾽ ἐγγύθι ναίει. Τῆς δ᾽ ἀρετῆς ἱδρῶτα θεοὶ προπάροιθεν ἔθηχαν ᾿Αθάνατοι' μαχρὸς δὲ χαὶ ὄρθιος οἵμος ἐς αὐτὴν, Καὶ τρηχὺς τὸ πρῶτον ἐπὴν δ᾽ εἰς ἄχρον lanta, Ῥηϊδίη δὴ ἔπειτα πέλει. χαλεπή περ ἐοῦσα.

Page 30 : 1. Ὡς ἐγώ τινος ἤχουσα. Il est très-vraisemblable que saint Basile fait allusion ici au célèbre rhéteur païen Libanius, qui fut son maître et celui de saint Jean Chrysostome.

Page 32 : 1. Τὸν στρατηγὸν τῶν Κεφαλλήνων. Ulysse. Les habitants de Céphallène ou Céphallénie, île de la mer lonienne, située sur’ la côte d’Acarnanie, avaient suivi Ulysse au siége de Troie.

— 2. Τὴν βασιλίδα. Nausicaa, fille d’Alcinoüs. Alcinoüs était roi de l’île de Phéacie, qui s’appela plus tard Corcyre; son peuple vivait au sein de la mollesse et des plaisirs. Voy. l'Odyssée, chant wir.

— 3. Ὅτι est explétif; c’est un atticisme.

Page 34 : 1. Σόλων. Plutarque, Vie de Solon, chap. 1, attribue, de même que saint Basile, les trois vers qui suivent au législateur d'Athènes. Cependant il est certain qu’on les trouve dans le recueil des sentences de Théognis, et Stobée les cite comme appartenant à Théognis.

— 2. Τὰ Θεόγνιδος. Voici les vers auxquels saint Basile fait ici allusion :

— Théognis, poëte gnomique, né à Mégare en Achaïe, vivait plus de cinq siècles avant J. C.

— 3. Ὃ Κεῖος σοφιστής. Prodicus, sophiste célèbre, né à lulis, dans l’île de Céos, disciple de Protagoras, florissait vers l’an 420 avant notre ère. Envoyé par ses compatriotes en ambassade à Athènes, il y enseigna publiquement l’éloquence, et eut pour disciples Euripide, Socrate, Théramène et Isocrate. Il fut joué avec Socrate ‘ans la comédie des Nuées d’Aristophane ; le même poëte le met en-

core en scène dans les Oiseaux; enfin il disait dans une comédie perdue, intitulée Ταγηνισταί *

Xénophon (Entretiens mémorables de Socrate, liv.W, chap. 1) nous a conservé la belle allégorie de Prodicus, Hercule entre le vice et la vertu. Cette allégorie est tirée d'un recueil de déclamations intitulé Ὧραι. Elle a été imitée par Lucien (Περὶ τοῦ ἐνυπνίου, vi), par Silius Italicus, et traduite par Cicéron dans son traité De officiis.

Page 36 : 1. Κομμωτική désigne proprement la cosmétique, partie secondaire de la médecine. En dehors du langage médical, ce mot ne s’emploie qu’en très-mauvaise part; on en trouve un exemple dans Platon.

Page 38 : 1. Οἵος πέπνυται. Ce vers est emprunté à Homère, qui dit en parlant du devin Tirésias (Odyssée, X , 494) :

Τῷ ai τεθνηῶτι νόον πόρε Περσεφόνε!α Οἴῳ πεπγύσθαι᾽ τοὶ δὲ σχιαὶ ἀΐσσουσιν.

Page 40 : 1. Τυχόν, peut-être. Τυχόν est un de ces quelques participes neutres qui s’emploient d’une manière absolue : δέον, quand il faut, tandis qu’il faudrait ; ἐξόν, quand il est possible, quand on pourrait, quand on aurait pu; δόξαν, alors qu’il a paru bon; τυχόν, si cela se rencontre, par hasard, peut-être.

Page 42 : 1. Κατ᾽ Εὐριπίδην. Hippolyte dit, dans la tragédie d’Euripide qui porte son nom, vers 608 :

ε - » ΄ 9 + πὰ x D Ur H γλῶσσ᾽ ὀμώμιοχ᾽. à δὲ φρὴν ἀνώμοτος.

— 2. Πλατῶνι. Platon dit dans sa République : Ἔσχάτη γὰρ ἀδιχία δοχεῖν δίχαιον εἶναι, un ὄντα. Voy. encore Cicéron, De officiis, I, xiu.

— 3. ᾿Ἐλοιδόρει, etc. Voy. Plutarque, Vie de Périclès, chap. v.

— 4. Iüvwy αὐτόν. Nous disons de même, mais dans un langage extrémement familier, laver la tête à quelqu'un.

— 5. Τὸ πρὸς φιλοσοφίαν γυμνάσιον. C’est ainsi que Socrate, au rapport de saint Jean Chrysostome, disait avoir dans sa femme Xanthippe γυμνάσιον χαὶ παλαίστραν φιλοσοφίας.

— 6. Εὐχλείδῃ τῷ Μεγαρόϑεν, Euclide de Mégare, philosophe célèbre, disciple de Socrate ; il ne faut pas le confondre avec le mathématicien Euclide, d’Alexandrie.—Le fait que rapporte ici saint Basile est raconté par Plutarque dans son traité Περὶ ἀοργησίας, chap. x1v.

Page 44 : 1. Ἐπ᾿ ἐχθροὺς θυμὸς ὁπλίζει χέρα. Saint Basile, qui ,

cite sans doute de mémoire , paraît avoir oublié le texte précis du vers d'Euripide (Rhésus, 84) : ;

Ἁπλοῦς ἐπ᾽ ἐχθροῖς μῦθος, ὁπλίζειν χέρα, c’est-à-dire qu'avec des ennemis il ne faut pas perdre le temps en vains discours, mais armer sur-le-champ son bras.

— 3. "Ετυπτέτις, etc. C’est encore Plutarque qui a fourni ce fait à saint Basile. — Σωφρονίσχου. Sophronisque, le père de Socrate, était sculpteur.

Page 46 : 1. Τῷ τύπτοντι, etc. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 39 : Ὅστις σε ῥαπίσει ἐπὶ τὴν δεξιὰν σιαγόνα σου; στρέ- Voy αὐτῷ χαὶ τὴν ἄλλην.

— 9, Τοὺς διώχοντας.... ἀνέχεσθαι. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 44: Ἀγαπᾶτε τοῦς ἐχθροὺς ὑμῶν " χαλῶς ποιεῖτε τοῖς μι-σοῦσιν ὑμᾶς.

— 3. Τοῖς ἐχθροῖς. .... ἐπαρᾶσϑαι. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 44 : Προσεύχεσθε ὑπὲρ τῶν ἐπηρεαζόντων ὑμᾶς χαὶ διω-χόντων ὑμᾶς.

— 4, Τὸ τοῦ ᾿Αλεξάνδρου. Ce fait est raconté par Plutarque, dans son traité Sur la curiosité.

Page 48 : 1. Ὁ ἐμδλέψας, etc. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 28 : Πᾶς 6 βλέπων γυναῖκα πρὸς τὸ ἐπιθυμῆσαι αὐτὴν, ἤδη ἐμοίχευσεν αὐτὴν ἐν τῇ χαρδία αὖ τοῦ.

- 3. Κλεινίου, Clinias de Tarente, disciple de Pythagore.

— 3. ΝΜ ἐπξαμένου orovèn. Singulier anachronisme. Il ne faut pas oublier que Clinias vivait au moins cinq siècles avant J. C., et que, si le Nouveau Testament défendait toute espèce de serment, l’ancien n'avait défendu que le parjure.

Page 50 : 1. Ἑξῆς. Voy. la note 3 de la page 20.

Page 52 : 1. Παγχράτιον. Le pancrace comprenait à la fois la lutte et le pugilat.

— 2. Polydamas, né à Scotussa en Thessalie, vivait du temps de Darius Nothus. Il fut écrasé par un rocher qu’il voulait soutenir.

— 3. Milon de Crotone se tenait debout, les bras croisés, sur un palet frotté d'huile, sans que personne püt l'en faire descendre, Il voulut un jour fendre un chêne avec ses mains; mais il demeura pris dans l'arbre et fut dévoré par les loups.

— 4. Marsyas, de Célènes en Phrygie, était l'ami de Bacchus; i! défia le dieu Apollon sur la flûte; la lutte fut longue et la victoire demeura plusieurs jours indécise. Apollon , enfin vainqueur, écorcha

NOTES DE L'HOMÉLIE AUX JEUNES GENS. 93 Marsyas tout vif, Clympe, célèbre musicien de la Phrygie, vivait du temps du roi Midas.

Page 54 : 1. Timothée de Thèbes; il ne faut pas le confondre avec Timothée de Milet, autre musicien qui lui est antérieur.

— ?. To Φρύγιον, sur le mode phrygien. Les Grecs avaient en musique quatre modes : le phrygien, le lydien, le dorien et l’ionien. On sait que le mode phrygien était celui dont on se servait dans les airs guerriers ; mais on ignore en quoi précisément consistait chaque mode.

Page 56 : 1. Iaudorpi6ou, Sous-ent. γυμνασίῳ.

Page 58 : 1. Τῇ ἑτέρα τῶν χειρῶν est une expression proverbiale pour marquer la nonchalance de celui qui n’a pas même le courage de rémuer les deux mains à la fois, c’est-à-dire qui ne veut se donner aucun mouvement, aucune peine.

— ?. Εἰ δὴ Ὁμήρου ταῦτα. Platon et Aristote parlent d’un poëme satirique intitulé Margitès (le sot), et ne paraissent pas douter qu’Homère n’en Soit l’auteur. Voici, selon saint Clément d'Alexandrie, les deux vers auxquels saint Basile fait allusion :

— 3. Pittacus de Mitylène, ville de l’île de Lesbos, était l’un des sept sages de la Grèce. 1] fut le législateur de sa patrie. Platon, dans le dialogue intitulé Protagcras, discute la sentence que rapporte ici saint Basile.

— 4. Ἐν τοῖς ἄνω λόγοις. Voy. le commencement du chapitre 1.

Page 62 : 1. Εἰς πῦρ, etc. Battre le feu, porter de l’eau dans un crible , puiser de l’eau (comme les Danaïdes) pour la verser dans un tonneau sans fond, étaient trois proverbes usités pour dire qu’on se donnait une peine inutile.

— 3. Διογένους, Diogène le cynique. Cette parole nous ἃ été conservée par Diogène Laërce, auteur d’une histoire des philosophes célèbres.

Page 64 : 1. OÙ τὸ ὁρώμενόν ἐστιν 6 ἄνθρωπος. Cette sentence est tirée du Phédon et du Timée de Platon. Voy. le développement de la même idée au commencement du chapitre 11 de l’homélie de saint Basile sur le précepte : Observe-toi toi-même,

Page 66 : 1. Ἧ χαὶ Δαδὶδ χρώμενος. On lit dans le I livre des Roïs, chap. xvi, v. 23 : « Toutes les fois que l’esprit malin envoyé du Seigneur se saisissait de Saül , David prenait sa harpe et en jouait ; et Saül était soulagé et se trouvait mieux : Car l’esprit malin se retirait de lui.»

LÉ LS À ENT TI 2 x

Page 66 : 2. Λέγεται dé, etc. Ce trait est raconté aussi par Boèce dans son Traité sur la Musique. Boèce vivait cinq siècles après J, G., peu de temps avant la chute de l’empire d'Occident.

— 3. To Δώριον. Le mode dorien était le plus grave et le plus majestueux de tous.

— 4. Κορυδαντιῶσι. Les Corybantes ou Galles, prêtres de Cybèle, étaient célèbres par leurs fureurs : ils parcouraient les villes en dansant et en chantant, se meurtrissant le corps, se faisant même des blessures avec des épées,

Page 68 : 1. Ὃς παραινεῖ, ete. Saint Paul, Épiître aux Romains, chap. x, v. 14 : Τῆς σαρχὸς πρόνοιαν μὴ ποιεῖσθε εἰς ἐπιθυμίας,

Page 72 : 1. Τὴν ᾿Αχαδημίαν. l’Académie, c’est-à-dire les jardins d’Académus. Platon s’y établit, y réunit ses disciples, et de là le nom d’Académie que.prit son école. L'histoire que raconte ici saint Basile se trouve aussi dans Élien, IX, x.

— 2. Ἰατρῶν ἤχουσα. Voici en effet ce que dit Hippocrate: Ἔν τοῖσι γυμναστιχοῖσιν αἱ ἐπ᾽ ἄχρον εὐεξίαι σφαλεραὶ, ἣν ἐν τῷ ἐσχάτῳ ἔωσιν.

— 3. Δράχοντας. Les Arimaspes, peuple fabuleux de la Sarmatie, étaient sans cesse en guerre contre des griffons qui leur disputaient l’or caché dans les entrailles de la terre et celui que roulaient les eaux d’un grand fleuve.

Page 74 : 1. Λύδιον ψῆγμα. Le Pactole, fleuve de Lydie, charriait des paillettes d’or.

— 2. Μυρμήχων χρυσοφόρων. C'était une fable très-accréditée chez les anciens, qu’il y avait dans l'Inde des fourmis qui tiraient l’or de la terre. Voy. Hérodote, liv. HI, chap. cu.

— 3. Πλούτου. etc. Ce vers se trouve aussi dans les sentences de Théognis.

Page 76 : 1. Πυθίου τοῦ Μυσοῦ.. Ce Pythius fit, dit-on, présent à Darius d’un platane et d’une vigne d’or. Saint Basile en fait un Mysien, Hérodote (VII, xxvi1) un Lydien, et Pline l’Ancien (XXX, x) un Bithynien.

— 2. Τὸ τοῦ Σωχράτους. Cicéron, Tusculanes, V, x11: In Gorgia Socrates, quum esset ex 60 quæsitum, Archelaum, Perdiccæ filium, qui tum fortunatissimus haberetur, nonne beatum putaret : « Haud scio, inquit; nunquam enim cum eo collocutus sum. — Ain tu? an tu aliter id scire non potes? — Nullo modo. — Tu igitur ne de Persarum quidem rege magno potes dicere beatusne sit? — An ego possim, quum ignorem quam sit doctus, quam wir bonus? — Quid? tu in eo sitam vitam beatam putas? — Zita

prorsus existimo, bonos, beatos ; improbos, miseros. — Miser ergo Archelaus? — Certe, si injustus. »

Page 78 : 1. Phidias d’Athènes, peintre et sculpteur, florissait vers la fin du v° siècle avant J. C.; Polyelète de Sicyone était un sculpteur célèbre de la même époque. Phidias fit pour les Éléens une statue de Jupiter Olympien, et Polyclète une statue de Junon pour les Argiens.

— 2. Τῆς ᾿Αρχιλόχου ἀλώπεκος. On croit que saint Basile fait allusion à un apologue composé par Archiloque, poëte satirique de l'ile de Paros, inventeur de l’iambe. Platon : Τὴν δὲ τοῦ σοφωτάτου Ἀρχιλόχου ἀλώπεχα ἕλχτεον ἐξόπισθεν χερδαλέαν καὶ ποικίλην. Frémion : « Platon emploie l’expression de renard d’Archilcque pour désigner cette justice apparente et populaire, mais fausse et indigne de l’honnête homme, »

Page 80 : 1. Τοῦ Αἰγυπτίου σοφιστοῦ. Protée, Platon dit dans son Euthydème : Toy Πρωτέα μιμεῖσθαι τὸν Αἰγύπτιον σοφιστήν. Frémion : « Imiter le sophiste égyptien Protée, pour dire, éviter de donner une explication ou ne le faire qu'après avoir épuisé tous les subterfuges ; allusion à la fable de Ménélas et de Protée dans l’'Odys- 566 (IV, 455 et suiv.), imitée par Virgile dans les Géorgiques (IV, 386 et suiv.). »

Page 82 : 1. Τὸ xai σμιχρὸν ἐπὶ σμιχρῷ κατατίθεσθαι. Hésiode CEuvres et Jours, 361 :

— 2. Bias, de Priène, un des sept sages de la Grèce.

— ὃ. Τιθωνοῦ. L’Aurore avait obtenu des dieux que son époux Tithon serait immortel; mais elle oublia de demander en même temps pour Jui une jeunesse éternelle. Tithon, parvenu à une extrême décrépitude , supplia les dieux de lui retirer la vie, et Jupiter le changea en cigale.

— 4. Arganthonius, roi des Tartessiens en Espagne , monta sur le trône à l’âge de quarante ans, et, selon Hérodote et Pline, il régna encore quatre-vingts ans.

— 5. Mathusalem, patriarche, vécut, dit la Genèse (ch. v, v. 27), neuf cent soixante-neuf ans.

Page 84 : 1. Τοῦ παραινέσαντος, etc. Frémion : « Ce précepte est cité par Plutarque sans nom d'auteur, dans ses Préceptes de santé ; mais Stobée, XXIX , nous apprend qu’il est de Pythagore. »

Lo SR Δ. ne γὙῪῸν Ὁ ἂ.-.- ΠΥ δὲ

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