‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 27 sur 113 · CA A · texte numérisé non relu

CA A

Εἴτε οὖν φίλος ὃ δανείζων, μὴ ζημιωθῆς αὐτοῦ τὴν φιλίαν " Hé Ἐπ εν; ἊΣ D 4 TS ic =! Y 35 κῇ εἴτε ἐχθρὸς, μὴ γένη τῷ δυσμενεῖ ὑποχείριος. Μικρὸν ἐγχαλ. - " ΠΣ = 4 λωπισάυενος τοῖς ἀλλοτρίοις > ὕστερον χαὶ τῶν πατρῴων ἐχστήση. Πένης εἰ νῦν, ἀλλ᾽ ἐλεύθερος. Δανεισάμενος δὲ, ἣν > V4 9 2 οὔτε πλουτήσεις, χαὶ τὴν ἐλευθερίαν ἀφαιρεθήσᾳ. Δοῦλος τοῦ usurier qui t’assiége. Ne te laisse pas rechercher et suivre à la piste comme un véritable gibier. L’emprunt amène avec lui le mensonge, et à sa suite l’ingratitude, la folie, le parjure. On tient un autre langage quand on veut emprunter, et un autre quand il s’agit de rendre. « Plût au ciel que je ne t’eusse point rencontré alors! j’aurais déjà trouvé de quoi sortir de ma détresse. Ne m’as-tu pas mis malgré

moi l'argent dans la main ? Ton or était moitié cuivre, et tes pièces falsifiées, »

Si donc le préteur est ton ami, ne t’expose pas à perdre son amitié ; s’il est ton ennemi, ne te mets pas entre les mains d’un homme qui te veut du mal. Quand tu te seras payané quelque temps avec l'argent d'autrui, on finira par te jeter hors de ton patrimoine. Aujourd’hui tu es pauvre , mais libre. Si tu empruntes, tu ne seras pas riche, et

tu perdras ta liberté, L’emprunteur est l’esclave du prêteur, esclave

ὰ “ M HOMÉLIE DE SAINT Μὴ δέξῃ

Εἴθε μὴ ἀπήντησά co: τότε!

Οὐχὶ δὲ ἐνέθαλες τὰ χρήματα τῇ χειρί μου ἄχοντος ; Τὸ δὲ χρυσίον σου ὑπόχαλχον, HAL τὸ νόμισμα παραχεχομμένον.

N’accueille pas

l’usurier qui assiége toi.

Ne supporte pas d’être recherché

et d’être suivi-à-la-piste

comme quelque autre gibier.

Le emprunter

est un principe de mensonge,

un point-de-départ d’ingratitude,

de sottise, de parjure.

Autres sont les paroles

de celui qui emprunte,

et autres [on réclame).

celles de celui qui est réclamé (à qui

Plût-au-ciel que

je n’eusse pas rencontré toi alors!

déjà j'aurais trouvé les ressources

pour l’éloignement

de la nécessité.

Et n’as-tu pas mis les fonds

dans la main de moine-voulant-pas ?

Mais l’or de toi

était mélangé-de-cuivre,

etta monnaie mal-frappée (falsifiée).

Si donc celui qui prête

est ton ami,

ne te frustre pas de l’amitié de lui;

s’il est ton ennemi,

ne deviens pas

placé-sous-la-main (dépendant)

de celui quiestmalveillant pour tot.

T'étant paré un peu de temps

des biens d’-autrui,

plus tard tu te trouveras-hors

aussi des biens paternels,

Tu es pauvre maintenant,

mais libre.

Or ayant emprunté,

et tu ne seras-pas-riche,

et tu seras dépouillé de ta liberté.

Celui qui a emprunté

22 BASIAEIOY OMIAIA ΚΑΤᾺ TON TOKIZONTON.

s ἃ / ce. LU A νων - , δεδανεικότος ὃ δανεισάμενος, χαὶ δοῦλος μισθο οφόρος ἀπαραί- , PE / πο. 4’; ε Fe 3 TATOV φέρων τὴν λειτουργίαν. Οἱ χύνες λαμδάνοντες ἡμεροῦνται ’ 2 A LA 6 δὲ δανειστὴς λαμδάνων af RE Οὐ γὰρ παύεται

“- = = - 2 LA f ὑλαχτῶν, ἀλλὰ τὸ πλέον ἐπιζητεῖ. ᾿Εὰν ὀμνύης; οὔ πιστεύει"

42 , 5 = "),ῖ ἐρευνᾷ τὰ ἔνδον, τὰ συναλλάγματά σου πολυπραγμονεῖ. Eay φ Ἂ LA ΝΞ προΐης τοῦ δωματίου, ἕλκει: πρὸς ἑαυτὸν χαὶ χατασύρει" ἐὰν " ΄ -- ΄ al ἔνδον σεαυτὸν χαταχρύψης, ἐφέστηχε τῇ οἰκία καὶ θυροχρουστεῖ.. “ 7 , 5 -“- Ἐπὶ γαμετῆς, χαταισχύνει, ἐπὶ φίλων χαθυόρίζει, ἐν ταῖς “ A , ΄ - »»Ὃὔ , ἀγοραῖς ἄγχει" χαχὸν συνάντημα ξορτῆς, ἀδίωτόν σοι χαταγ0 . τς YX D r LE

ar , a A ὑπερθέσθαι; Πάλιν γὰρ ἥξε!: σοι ἣ πενία ὥσπερ ἀγαθὸς

\ S 1 3... στ à Δ ae ον 299 \ 2 \ La γὰρ OUVOS οὐχ ἀπαλλαγὴν TAVTEAN , ἀλλὰ μικρᾶν ἀναθολὴν τῆς

9 Qu ae" 2, 4 ϑ A δ. ΄ Τὶ >. χα! À αὐτὴ ἀναγχὴ μετὰ προσθήχης παρέσται... Lo

mercenaire qui doit un tribut forcé. Le chien s’apaise quand on lui donne; ce qu’on donne à l’usurier ne fait que l'irriter. Il ne cesse pas d’aboyer, il lui faut toujours davantage. Tu as beau jurer, il ne te croit pas; il fouille ton intérieur, il s’occupe curieusement de tes affaires. Si tu sors de ta maison, il t’attire , il t’entraine à lui; si tu te caches chez toi, il assiége ton logis et frappe à ta porte, Il t’injurie devant ta femme, il t’insulte devant tes amis, il te prend à la gorge sur la place publique ; il attriste tes jours de fête; il te rend la vie insupportable. La nécessité qui me presse est bien grande, dis-tu, et je ne vois que ce moyen de me procurer de l'argent. Mais que te sert ce délai d’un jour ? Bientôt la pauvreté viendra fondre sur toi comme un coureur agile, et la même nécessité, plus impérieuse, sera devant tes yeux. Car l’argent emprunté n’écarte pas pour toujours lindigence, il ne fait que différer un moment ses atteintes. Endurons

Où κύνες ἡμεροῦνται λαμόάνοντες:

ANG, φησὶν,

est esclave de celui qui a prêté,

et esclave mercenaire

portant le service

inévitable.

Les chiens s’adoucissent

recevant (quand on leur donne); mais l’usurier recevant estexcité-plus-encore.

Car il ne cesse pasaboyant (d’aboyer), mais il recherche davantage,

Si tu jures, il ne croit pas;

il fouille

les choses qui sont à-l'intérieur,

il s’occupe

des transactions de toi.

Si tu sors de ta maison,

il attire et l’entraîne

vers lui-même ;

si tu caches toi-même au dedans, il se tient-auprès-de la maison

et frappe-à-la-porte.

Il te fait-rougir devant ta femme,

il insulte devant fes amis,

il te prend-à-la-gorge sur les places; il rend à toi mauvaise

la conjoncture d’une fête,

ilte rend la vie impossible-à-vivre.

Mais, dit l’emprunteur ,

la nécessité est grande, [fonds.

etal n'ya aucun autre expédient de Quelle est donc l'utilité qui résulte du avoir différé

le jour d'aujourd'hui ? [toi Car la pauvreté viendra de nouveau à comme un bon coureur,

et la même nécessité sera-présente avec accroissement.

Car l’emprunt procure

non pas un affranchissement absolu, mais un.petit retardement

24 BASIAEIOY OMIAIA ΚΑΤᾺ TON TOKIZONTON.

» , ἃ ν 7 :0 \ 3 Ὁ 3 ΤῊ ἀμηχανίας παρέχεται. Σήμερον πάθωμεν τὰ ἐχ τῆς ἐνδείας τι = / - x “ δυσχερῆ ; χαὶ un ἀποτιθώμεθα εἰς τὴν αὔριον. Μὴ δανεισά-- \ € , “ , \ 7 \ A VE μενος μὲν, δμοίως ἔση πένης καὶ σήμερον χαὶ πρὸς τὸ ἐφεξῆς " ὃ 4 ai x Xe LA = 2x 2 07 27 7 Α ανεισάμενος δὲ, χαλεπώτερον ἐχτρυχωθήση, τοῦ τόχου τὴν nl 1 F \ ὦ 1 91 - “ πενίαν προσεπιτείναντος. Καὶ νῦν μὲν οὐδεὶς ἐγχαλεῖ σοι πτω-- LA “- , A! \ / e' BA μ , € 12 = χεύοντι - ἀκούσιον γὰρ τὸ χαχόν * ἐὰν δὲ τόχοις ὑπεύθυνος ἧς, oùx ἔστιν ὅστις οὐ μέμψεταί σου τῇ ἀδουλία 4 \ Li = Ὁ ΠῚ. Μὴ οὐν πρὸς τοῖς ἀχουσίοις χαχοῖς ἔτι χαὶ αὐθαίρετον ᾿Σ 29 LA χαχὸν x τῆς ἡμετέρας ἀνοίας ἐπισπασώμεθα. Νηπίας φρενὸς - LA μὴ ἐκ τῶν παρόντων ἑαυτὸν περιστέλλειν, ἀλλ᾽ ἀδήλοις ἐλπίσιν ἐπιτρέψαντα, φανερᾶς βλάδης καὶ ἀναντιῤῥήτου χατατολμᾶν ρε γ, Φάνερας. βλαθῃης con τολμᾶν.

Ἤδη βούλευσαι πόθεν ἀποτίσει. Av” ὧν λαμθανεις: 2 NY 2 se - \ x \ ! \ \ \ »

Ἀλλ᾽ οὐχ ἐξαρχεῖ χαὶ πρὸς τὴν χρείαν καὶ πρὸς τὴν ἔχτισιν. ᾿Εὰν δὲ δὴ καὶ τοὺς τόχους Aoyion, πόθεν τὰ χρήματα εἷς aujourd’hui les maux de la pauvreté, ne les réservons pas pour demain. Si tu n’empruntes pas, tu seras également pauvre aujour-

d’hui et dans l’avenir ; si tu empruntes, tes souffrances seront bien plus cruelles encore, quand les intérêts auront doublé ta misère. Personne aujourd’hui ne te reproche ton indigence ; c’est un mal involontaire : si tu ’obliges à payer des intérêts, qui pourra ne pas l’accuser de folie ?

HI. N’allons donc pas ajouter sottement un mal volontaire aux maux qui ne dépendent pas de notre volonté. Il faut être insensé, quand on peut se restreindre selon ses ressources, pour s’abandonner à d'incertaines espérances et affronter un dommage évident et inévitable. Déjà tu te demandes avec quoi tu payeras. Est-ce avec l'argent que tu recois? Mais il ne peut suffire à la fois à tes besoins

et au payement. Et si tu comptes encore les intérêts, comment cet

τὸ γὰρ χαχὸν ἀχούσιον" ἐὰν δὲ ἧς ὑπεύθυνος τόχοις, oÙx ἔστιν ὅστις οὐ μέμψεται τῇ ἀθουλίᾳ σου.

IL. Μὴ οὖν ἐπισπασώμεθα πρὸς τοῖς χαχοῖς ἀχουσίοις χαὶ χαχὸν αὐθαίρετον ἐχ τῆς ἡμετέρας ἀνοίας.

de l'embarras.

Souffrons aujourd’hui

les choses fâcheuses

qui résultent de la gêne,

et ne les mettons-pas-en-réserve pour le jour de demain,

N'ayant pas emprunté à la vérité, tu seras également pauvre

et aujourd’hui Pa

et pour le femps à-la-suite;

mais ayant emprunté,

tu seras consumé

d’une manière plus pénible, l'usure ayant rendu-plus-intense la pauvreté.

Et maintenant à la vérité nul

ne reproche à toi

étant (d’être)-pauvre :

car le mal est involontaire;

mais si tu es assujetti à des intérêts, il n’est personne qui ne blâmera pas l'imprudence de toi.

HIT. Ne nous attirons donc pas outre les maux involontaires aussi un mal choisi-par-nous-mêmes résultant de notre déraison.

C’est Le fait d’un esprit insensé, de ne pas restreindre soi-même d’après les ressources présentes, mais ayant confié soi-même à des espérances incertaines, d'affronter un dommage évident et incontestable,

Déjà tu délibères

d’où (avec quoi) tu payeras.

Est-ce de (avec) ce que tu recois ?

Mais cela ne suffit pas

et pour le besoin

et pour le payement.

Mais si donc tu calcules

dE de à

“ Ds...

96 BASIAEIOY OMIAIA ΚΑΤᾺ TON TOKIZONTON.

τοσοῦτον πολυπλασιασθήσεται, ὥστε ἰδία μέν cou θεραπεύειν τὴν χρείαν, ἰδίᾳ δὲ ἐχπληροῦν τὸ χεφάλαιον, ἔξωθεν δὲ χαὶ τόχους ἀπογεννᾶν ; ᾿Αλλ᾽ οὐχ ἐξ ὧν λαμόάνεις ἀποδώσεις τὸ δάνειον. ᾿Ἑτέρωθεν δέ ; "κείνας οὖν ἀναμένωμεν τὰς ἐλπίδας, καὶ μὴ ἔλθωμεν, ὥσπερ οἱ ἰχθύες, ἐπὶ τὸ δέλεαρ. “Ὥσπερ γὰρ ἐχεῖνοι μετὰ τῆς τροφῆς τὸ ἄγχιστρον χαταπίνουσιν, οὕτω χαὶ ἡμεῖς διὰ τὰ χρήματα τοῖς τόχοις περιπειρόμεθα, Οὐδεμίαν αἰσχύνην τὸ πένεσθαι προξενεῖ. Τί οὖν τὰ ἐκ τοῦ ὀφείλειν ὀνείδη ἑαυτοῖς προστιθέμεθα : Οὐδεὶς τραῦμα τραύματι θεραπεύει, οὐδὲ κακῷ τὸ καχὸν ἰᾶται, οὐδὲ πενίαν τόχοις ἐπανορθοῦται.

γὰρ εὐπορεῖς, οὐ χρήζεις δανείσματος " ei δὲ οὐδὲν ἔχεις, οὐχ

argent se multiplierait-il assez pour te donner ce dont tu as besoin, pour reconstituer le capital et pour produire encore les intérêts ? Mais ce n’est pas avec ce que tu recois que tu acquitteras ta dette. Avec quoi donc? Attendons que ces espérances se réalisent, et ne courons pas comme le poisson après l’amorce. Car, de même que le poisson avale l’hameçon avec l’appât, de même l’argent qu’on nous prête entraîne avec soi les intérêts. La pauvreté n’est pas un opprobre, Pourquoi nous attirer toutes ces hontes qui suivent les dettes ? Nul ne traite une blessure par une blessure, nul ne guérit un mal par un mal, nul ne remédie à la pauvreté par des intérêts.

Es-tu riche? N’emprunte pas. Es-tu pauvre? N’emprunte pas. Si

tu es riche, tu n’as pas besoin d'emprunter; si tu n’as rien, tu ne

ὥστε ἰδίᾳ μὲν θεραπεύειν τὴν χρείαν σου, ἰδίᾳ δὲ ἐχπληροῦν τὸ χεφάλαιον, ἔξωθεν δὲ ἀπογεννᾷν HA τόχους ; Ἀλλὰ ἀποδώσεις τὸ δάνειον οὐχ ἐξ ὧν λαμθάνεις.

aussi les intérêts,

d’où (comment) les fonds seront-ils multipliés

jusqu’à tant (tellement), [rité demanière que en particulier à la véremédier au besoin de toi,

et en particulier

compléter le capital,

et en dehors de cela (en outre) engendrer encore des intérêts ?

Mais tu rendras, dis-tu,

la somme-empruntée

non de (avec) ce que tu recois.

Mais de-quelle-autre-part (avec quoi)?

Attendons donc

la réalisation de ces espérances-là, et n’allons pas, comme les poissons, vers l’amorce.

Car comme ceux-là

avalent l’hamecon

avec la nourriture,

ainsi nous au-moyen-de l'argent nous sommes percés-d’outre-en-ou-

par les intéréts. [tre Le étre-pauvre (la pauvreté) ne procure aucune honte. [mêmes

Pourquoi donc ajoutons-nous à nous-

les opprobres qui résultent du devoir (des dettes) ?

Personne ne soigne une blessure par une blessure, ni ne guérit le mal par un mal, ni ne corrige la pauvreté par des intérêts.

Tu es riche ?

N'emprunte pas.

Tu es pauvre ?

N’emprunte pas.

Car si tu es-dans-l’aisance, tu n’as pas besoin d'emprunt ;

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