‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 54 sur 113 · VII. Ταύτην ἔχοντες, ἀδελφοὶ, τὴν παράχλησιν, δμεῖς of · texte numérisé non relu

VII. Ταύτην ἔχοντες, ἀδελφοὶ, τὴν παράχλησιν, δμεῖς of

nous et pour les fautes de son peuple. Il ἃ dépouillé les habits de peaux; car ceux qui vivent dans le paradis n’ont besoin de rien de semblable ; mais il se pare des vêtements qu’il a tissés par la pureté de sa vie. C’est une chose précieuse devant le Seigneur que la mort d’un tel homme; ou plutôt, ce n’est point une mort, ce sont des liens qui se brisent. Vous avez rompu mes liens, dit le Psalmiste. Siméon ἃ été délivré, il a été affranchi des liens du corps. Le filet a eté rompu, et l’oiseau s’est envolé. Il a abandonné la terre d'Égypte et ce monde de matière; il a franchi non pas la mer Rouge, mais la noire et sombre mer de la vie; il est entré dans la terre de la promesse , il converse avec Dieu sur la montagne, il a dégagé son âme de ses sandales, afin qu’elle pût fouler avec le pied libre de la pensée la sainte terre où l’on voit Dieu,

YIL, Puisque vous avez, mes frères, de tels sujets de consolation,

si

et il intercède pour nous etpour leserreurs (fautes)du peuple.

Il a déposé les habits de-peaux, car besoin des habits tels n’est pas non plus à ceux vivant dans le paradis; mais il a des vêtements, dont il s’est paré les ayant tissés par la pureté de la vie de lui-même.

La mort de l’homme tel est précieuse en-face du Seigneur, et plutôt ce n’est pas une mort, mais une rupture de liens; car Tu as rompu, dit Le Psalmiste, les liens de moi.

Siméon a été délivré, il a été affranchi des liens du corps.

Le filet a été rompu, l'oiseau donc s’est envolé.

Il a abandonné l'Égypte, la vie de-la-matière; il a traversé non cette mer rouge, mais cette mer noire et sombre de la vie; il est entré dans la terre de la promesse, il converse-saintement avec Dieu sur la montagne, il a délié Ja chaussure de son âme, afin qu’il foulât avec la marche pure de la pensée la sainte terre, dans laquelle Dieu est vu.

VIL Mes frères, ayant cette consolation,

42 ENITAdIOZ ΕἸΣ TON METAN MEAETION.

τὰ ὀστᾶ τοῦ Ἰωσὴφ ἐπὶ τὴν χώραν τῆς εὐλογίας μεταχομέζον-τες ὁ, ἀχούσατε τοῦ Παύλου παρεγγυῶντος - Μὴ λυπεῖσθε, ὥς χαὶ οἱ λοιποὶ οἵ μὴ ἔχοντες ἐλπίδα ", Εἴπατε τῷ ἐκεῖ λαῷ, - L4 \ SR € A LA A5 ,ὔ τω διηγήσασθε τὰ καλὰ διηγήματα, εἴπατε τὸ ἀπιστούμενον θαῦμα, πῶς εἷς θαλάσσης ὄψιν χαταπυχνωθέντες 6 μυριάνθρωπος δῆμος ἃ Ὁ \ \ \ - € ’ TT, a ἕν ἦσαν χατὰ τὸ συνεχὲς σῶμα οἵ πάντες, οἵόν τι ὕδωρ περὶ τὴν τοῦ σχηνώματος πομπὴν πελαγίζοντες " πῶς ὃ καλὸς Δα- 6:35, πολυμερῶς χαὶ πολυτρόπως εἰς μυρίας τάξεις ἑαυτὸν ’ ΒΕ € r \ LA \ À: es χαταμερίσας, ἐν ἑτερογλώσσοις χαὶ ὁμογλώσσοις περὶ τὸ σχῆνος ἐχόρευεν " πῶς ἑχατέρωθεν οἱ τοῦ πυρὸς ποταμοὶ τῇ συνεχεία “ ’ € \ 59 7 «᾿ o T x 5 τῶν λαμπάδων δλχὸς ἀδιάσπαστος δέοντες, ἕως οὗ δυνατὸν ἦν ὀφθαλμῷ λαύεῖν, παρετείνοντο. Εἴπατε τοῦ λαοῦ παντὸς τὴν προθυμίαν, τῶν ἀποστόλων " τὴν συσχηνίαν * πῶς τὰ σουδάρια

yous qui allez porter les ossements de Joseph dans la terre de bénédiction, écoutez le précepte de saint Paul : « Ne vousattristez pas comme font les autres hommes qui n’ont point d’espérance. » Parlez à ce peuple que vous allez voir, racontez-lui. tant de merveilles, dites-lui comment, par un incroyable prodige, un peuple innombrable, semblable à une mer, ne faisait qu’un seul corps, tant la foule était pressée, et venait entourer de ses flots la pompe des funérailles ; comment le vertueux David, se partageant entre mille chœurs divers, dansail autour du cercueil au-milieu de compatriotes et d'étrangers; comment des deux côtés deux-rivières de feu, siilons immenses formés par des milliers de torches, s’étendaient aussi loin que l’œil pouvait découvrir. Redites-leur l’empressement de tout le peuple, la réunion des apôtres; comment les fidèles se partageaient, pour les conserver, les linges qui avæient

vous qui transportez

vers la terre de la bénédiction

les ossements de Joseph,

écoutez Paul

prescrivant : Ne vous affligez pas, comme aussi les autres hommes ceux qui n’ont pas d'espérance.

Dites au peuple de là-bas, racontez-lui les beaux récits, dites-lui la merveille incroyable, comment

en apparence de (comme une) mer le peuple aux-hommes-innombrables s’étant pressé

tous étaient un seul corps

selon (par) la continuité, débordant comme une eau (mer) autour de la pompe

du corps ;

comment le beau David,

ayant partagé lui-même en-mille-parties et de-mille-manières en troupes innombrables,

dansait autour du corps [langue au-milieu-de gens parlant-une-autreet de gens parlant-la-méme-langue ; comment de-l’un-et-de-l’autre-côté les fleuves de feu [rompu coulant commeuncourantnon-inters’étendaient

par la continuité des flambeaux jusqu’où il était possible à l'œil

de saisir (voir).

Dites l’empressement

de tout le peuple,

la réunion des apôtres;

comment les linges [son visage) du visage de lui (qui avaient touché étaient divisés

en reliques des (pour les) fidèles.

44 EITITASIOZ ΕἸΣ TON METAN MEAETION.

Προσχείσθω τῷ διηγήματι βασιλεὺς σχυθρωπάζων ἐπὶ τῷ πάθει χαὶ θρόνου ἐξανιστάμενος, χαὶ πόλις ὅλη τῇ πομπῇ τοῦ ἁγίου συυμεταδαίνουσα - χαὶ παραχαλεῖτε ἀλλήλους ἐν τοῖς λόγοις τούτοις. Καλῶς Σολομὼν ἰατρεύει τὴν λύπην “ χελεύει δι τῷ -, 32 δώ > Ν ΝΗ ἈΠ τῷ - / \ γὰρ ἦ τοῖς ἐν λύπη οἶνον διδόναι, πρὸς ἡμᾶς τοῦτο λέγων, τοὺς - 5 Lo 5 , 4 » A € / > τοῦ ἀμπελῶνος ἐργάτας. Δότε οὖν τὸν ὑμέτερον οἶνον τοῖς λυ- ΄, De ee , > , ἃ ἴον -“ Ἧν δ πουμένοις, où τὸν τῆς μέθης ἐργάτην; καὶ τῶν φρενῶν ἐπίδουλον, xat φθορέα τοῦ σώματος, ἀλλὰ τὸν τὴν καρδίαν εὐφραί- € ΄ € ” 2 »ὔ / S - ’ νοντα, ὃν ὃ προφήτης ἡμῖν ἐπεδείχνυε λέγων " Οἶνος εὐφραίνει , “χαρδίαν ἀνθρώπου ὅ. Ζωροτέρῳ τῷ χράματι καὶ ἀφθονωτέραις δεξιοῦσθε ταῖς τοῦ λόγου χύλιξιν, ὥστε fuiv πάλιν εἰς εὖφρο- “4 te / - \ , , Ὁ σύνην χαὶ ἀγαλλίασιν μετατραπῆναι τὸ πένθος χάριτι τοῦ μονογενοῦς Υἱοῦ τοῦ Θεοῦ, δι᾽ οὗ À δόξα τῷ Θεῷ χαὶ Πατρὶ εἰς

Al LR Ὁ τῷ ἡ 3 LA τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.

touché son visage, Ajoutez à vos récits l’empereur plongé dans l’affliction et se levant de son trône, la ville entière faisant cortége au saint, et consolez-vous les uns les autres par ces discours. Salomon enseigne un excellent remède contre le chagrin; car il ordonne de donner du vin à ceux qui sont dans la douleur, et c’est à nous qu'il s'adresse, à nous ouvriers de la vigne. Donnez donc votre vin aux affligés, non pas ce vin qui produit l'ivresse, attaque la raison et auit au corps, mais celui qui réjouit le cœur, celui que le prophète nous indique quand il dit : « Le vin réjouit le cœur de l’homme. » Offrez-leur un mélange plus pur, présentez-leur plus généreusement les coupes de la parole, afin que notre deuil fasse de nouveau place au contentement et à la joie, par la grâce du Fils unique de Dieu,

par qui la gloire appartient à Dieu le Père dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il,

Que le roi

affligé au-sujet-du malheur

et se levant-de son trône

soit ajouté au récit,

et la ville tout-entière s’avancant-avec le cortége

du saint;

et consolez-vous les uns les autres dans (par) ces discours,

Salomon guérit bien

le chagrin ;

car il ordonne de donner du vin

à ceux qui sont dans le chagrin, disant ceci à nous,

les ouvriers de la vigne,

Donnez donc votre vin

à ceux qui sont aflligés,

non celui qui-produit l'ivresse, etqui-tend-des-embüches à la raison, et qui-fait-du-mal au corps,

mais celui

qui réjouit le cœur,

et que le prophète a indiqué à nous en disant : Le vin.

réjouit le cœur de l'homme, Accueillez les affligés

avec le mélange plus pur

et avec les coupes plus abondantes de HR parole,

de-manière-que le deuil

être changé pour nous de nouveau en joie et allégresse

par la grâce

du Fils unique de Dieu,

par qui la gloire

est au Dieu qui est aussi son Père dans les siècles des siècles, Ainsi-soit-il.

NOTES

Page 4:1. Τῆς πρὸς τὸν Χριστὸν ἀναλύσεως. Ἀνάλυσις ἃ une dou— ble signification : il veut dire en même temps départ et mort, décès; il y a ici un mélange des deux sens, comme dans ce passage de saint Paul (Épitre aux Philippiens, ch. 1, v. 23), auquel nous verrons que saint Grégoire fait allusion quelques lignes plus bas : Τὴν ἐπιθυμίαν ἔχων εἰς τὸ ἀναλῦσαι χαὶ σὺν Χριστῷ εἶναι.

Page 6 : 1. Προστασίας. Saint Mélèce présidait le concile.

— 2. Πόλεμος. Les Pères de l’Église se servent souvent des mots πόλεμος, μάχη, ἀγών, lorsqu'il est question de querelles religieuses.

— 3. Οἱ γενναῖοι οὗτοι. D’autres évêques, avant saint Grégoire, avaient déjà prononcé des panégyriques de saint Mélèce.

Page 8 : 1. Ὦ σχοτομήνης. « Le génitif, dit Matthiæ, exprime l’objet et en même temps l’origine d’une sensation, cas où il peut se résoudre par à cause de, ce qui fait que ἕνεχα et ὑπέρ gourernent le génitif. De là le simple génitif dans les exclamations, avec ou sans interjection, avec ou sans un mot qui exprime l’étonnement, l'indignation, la pitié, etc. » — Exotouñvnc, pour cxorounviac, est um mot d’une grécité douteuse, qui ne se trouve que dans la Bible et dans les Pères.

— 2. Τὴν παρθένον. Ce langage mystique fait allusion à unecérémonie qui avait précédé de peu de jours la mort de saint Mélèce ; c'était l'installation de saint Grégoire de Nazianze sur le siége épiscopal de Constantinople.

Page 10 : 1. Οὐχ ἔχοντες... ἔνδυμα . Allusion à un passage de l'Évangile selon saint Matthieu, ch. xxn1, v. 11 et 12 : Εἰσελθὼν δὲ ὁ βασιλεὺς θεάσασθαι τοὺς ἀναχειμένους, εἶδεν ἐχεῖ ἄνθρωπον οὐχ ἐνδεδυμένον ἔνδυμα γάμον" χαὶ λέγει αὐτῷ- Ἑταῖρε, πῶς εἰσῆλθες ὧδε μὴ ἔχων ἔνδυμα γάμου ;

— 2. Τοῦ φθόνου. Les païens croyaient que les dieux étaient jaloux des mortels trop heureux, et attribuaient à cette jalousie les peines qui viennent tout à coup assaillir l’homme au moment où il est le

plus satisfait de son sort. Cette expression de 6 φθόνος ἃ passé dans la langue des Pères de l'Église, mais uniquement comme une ds ces locutions toutes faites, qui sont dans la bouche de tout le monde et dont on ne presse pas trop le sens littéral; car la doctrine chrétienne répugne à celte croyance superstitieuse. D’ailleurs, ov trouve en vingt endroits cette locution complétée par l'addition de τοῦ πονηροῦ, Ou τοῦ διαδόλον, Ou τοῦ δαίμονος, d’où il résulte que les Pères, par le mot φθόνος, seul ou suivi d’un des compléments que nous venons d'indiquer , entendent désigner l’ennemi du genre humain, le diable, le malin esprit, et que c’est au diable qu'ils transportent cette jalousie attribuée par les anciens à leurs dieux. Nous verrons plus loin, p. 18, cette explication confirmée.

Page 12 : 1. Ἔσχομεν.... σχεύξι. Allusion à un passage de saint Paul (Épître IL aux Corinthiens, ch. av, v. 1): Ἔχομεν τὸν θησαυρὸν τοῦτον ἐν ὀστραχίνοις σχεύεσιν, «NOUS portons ce trésor dans des vases de terre.» Il est question dans saint Paul de la lumière ἐς l'Évangile, que les apôtres voilent afin de ne pas éclairer les infidèles qui courent à leur perte. Pour saint Grégoire, le trésor c’est l'âme de saint Mélèce, et le vase de terre est son corps.

— 2, Τοῖς δεδωχόσιν désigne les fidèles du diocèse d’Antioche, dont saint Mélèce était l’évêque.

— 3. Οἱ ἀποστείλαντες, nous qui l’avons envoyé en mission. On ne sait à quel fait particulier ces mots font allusion ; aussi cette explication, qui ressort littéralement des mots grecs, n’a-t-elle à nos yeux auçun caractère de certitude.

Page 4:1. Χαίρειν μετὰ χαιρόντων, χλαίειν μετὰ χλαιόντων. Ce sont les paroles de saint Paul (Épître aux Romains, ch. xn, v. 15).

— 3. Ἐδάχρυσέ ποτε, etc. Voy. la Genèse, ch. L. ᾿

— 2. Τῆς ἀλλοτρίας. Jacob mourut en effet sur la terre étrangère, en Égypte ; mais il fut enterré près de ses pères.

— 4. Ἡμέραις τριάχοντα, Les funérailles, d’après la Genèse, durérent soixante-dix jours; mais sur ce nombre il y avait quarante jours consacrés à l’embaumement du corps et à tous les autres préparatifs.

Page 16 : 1. Τοὺς πατριάρχας τούτους. Saint Grégoire désigne les évêques qui composaient le concile.

- 3. Ἐξ ἐλευθέρας οἱ πάντες, ils sont tous enfants de la femme libre. Saint Paul, dans son Épître aux Galates, ch. 1v, v. 21 et suiv., compare l’ancienne loi et la nouvelle à Agar et à Sara, la première

qui n’engendre que des esclaves, et la seconde qui met au monde un enfant libre.

— 3 Τοῦ πατρὸς τοῦ ἡμετέρου. Ces mots désignent l’archevéque de Constantinople, qui avait la suprématie sur les autres évéques d'Orient.

— 4. ’Egpaiu, Μανασσῆ. Saint Grégoire désigne deux évêques qui venaient de prononcer avant lui l’éloge de saint Mélèce. © — 5. Οὐ ζηλοτυπήσει ὃ μέγας Ἰώδ. Voici en effet le premier verset du livre de Job: Ἄνθρωπός τις ἦν, ᾧ ὄνομα Ἰὼδ, χαὶ ἣν ὁ ἄνθρωπος ἐχεῖνος ἀληθινὸς, ἄμεμπτος, δίχαιος, θεοσεδὴς, ἀπεχόμενος ἀπὸ παντὸς πονηροῦ πράγματος. a ]l y avait en la terre de Hus un homme nommé Job. Cet homme était simple et droit de cœur; il craignait Dieu et fuyait le mal. »

Page 18 : 1. Ὁ φθόνος. Voy. la note 2 de la page 10.

— 2. Ὁ ἐμπερ:πατῶν.... περιεπάτησεν. Allusion au verset 7 du ch. 1 du livre de Job, où le diable répond à Dieu : Περιελθὼν τὴν γῆν, καὶ ἐμπεριπατήσας τὴν ὑπ᾽ οὐρανὸν, πάρειμι. « δ᾽ ἂἱ fait le tour de la terre, et je l’ai parcourue tout entière, et me voici. »

Page 20 : 1. ᾿Ελεῶ σε μεταδολῆς. Sur ce génitif, voyez la note 1 de la page 8.

— 2. Ἀπεῤῥύη. Nous retrouverons encore plus loin, au ch. ΥἹ, cette expression gracieuse, qui peint si bien la fleur qui se détache, et qui coule, en quelque sorte, du haut de sa tige.

— 3. Ἐξηράνθη.... ἐξέπεσεν. Ces mots sont d’Isaïe, ch. xL, v. 7.

— 4. ᾿Οφθαλμὸς πονηρός. On connaît cette superstition populaire du mauvais œil; mais il ne faut pas non plus prendre ici l’expression dans un sens trop littéral. Voy. la note 2 de la page 10.

— 5. ’Exwuuosv. Le verbe χωμάζειν s'emploie au figuré comme le verbe latin debacchari ; tous les deux signifiaient primitivement célébrer les Orgies de Bacchus.

— 6. Εἰς αἷμα.... τὸ ὕδωρ. Allusion à un passage de l’Exode, ch. vr, v. 17-21. Le changement des eaux en sang par la baguette que Dieu avait donnée à Moïse est la première des sept plaies d'Égypte.

Page 22 : 1. To ἱλαστήριον. Le propitiatoire était une table d’or pur posée sur le tabernacle, dont elle était le couvercle.

— 2. Enp@v, vers-à-soie. Leur nom vient des Sères, peuple de l’Inde, au delà du Gange, qui fabriquèrent la soie les premiers.

Page 24 : 1. l'uvauxés. Un manuscrit porte en marge le nom de Placilla ou Flaccilla, première femme de l’empereur Théodose.

— ἢ, Ὦ οἵα œuwr,, etc. Allusion à ce passage de saint Matthieu (ch. τι, x. 18), qui applique au massacre des enfants à Bethléem une prophétie de Jérémie : « Un grand bruit ἃ été entendu dans Rama; on y a entendu des plaintes et des cris Jamentables; Rachel pleurant ses enfants et ne voulant point recevoir de consolation, parce qu’ils ne-sont plus.» — Rama, ville de la tribu d'Éphraîm, située entre Samarie et Jérusalem.

— 3, Μὴ χατισχύσητε παραχαλέσαι. Isaïe, ch. xx, v. 4 : Μὴ χατισχύσητε παραχαλεῖν με : « Ne vous mettez point en peine de me consoler. »

— 4. Ἡ ynoé, la veuve, c’est-à-dire l’Église d’Antioche, qui reste veuve de son pasteur.

Page 26 : 1. Τὴν ἁγίαν Τριάδα. Les ariens, disciples d’Arius, niaient la divinité et la consubstantialité du Verbe. Arius mourut subitement, au moment où Constantin l’élevait à la place de saint Athanase au siége de Constantinople. Saint Mélèce avait été l'un des adversaires les plus-ardents de l’arianisme.

— 2. Τρισί. Saint Mélèce avaît été trois fois chassé de son siége par les ariens; mais il avait toujours fini par reprendre possession de son Église,

Page 80:1. Εὐθύς, chez les Pères, est presque toujours un adverbe ; lorsqu'ils ont à employer l'adjectif, ils se servent plus ordinairement de la forme biblique εὐθής.

— 3. Αὕτη ἡ ἀποδημία. Le voyage entrepris par saint Mélèce pour venir présider le concile de Constantinople.

— 3. Ἐν Κανᾷ τῆς Γαλιλαίας. Voy. l'Évangile selon saint Jean, ch. 11, #. 4-11.

Page 32:1. Οἱ χαλοὶ οὗτοι μαθηταί. Ces mots désignent les prêtres à la tête desquels se trouvait saint Mélèce. — Λεπτοποιοῦντες. Les prêtres reportent aux fidèles les enseignements qu’ils ont recus de saint Mélèce, mais en les mettant à la portée de cés intelligences plus faibles, et, en quelque sorte, en les amoindrissant.

— 2. Καλέσατε τὰς θρηνούσας. Jérémie, ch. 1x, v. 11. — Chez les Hébreux, comme chez les peuples païens, on faisait suivre les funérailles par des pleureuses à gages.

— 3. Ἐν χόλποις.... ἀναπαύεται. Allusion à l’histoirede Lazareet du mauvais riche. Voy, l'Évangile selon saint Luc, ch. xv1, v. 20et suiv.

Page 34:1. Ἠλίας.... ἀνεπτάμενος. Le prophète Élie fut enlevé au ciel sur «nu char de feu. Voy. les Roës, liv. IV, eh. 11.

— 3. Ὁδοὶ Σιὼν πενθοῦσιν. Jérémie, Lamentations, ch. 1, v. 4.

-- 8. Τὴν τῶν Νινευϊτῶν φωνήν. Ninive allait être détruite ses habitants fléchirent le Seigneur par leur repentir et leurs cris de désespoir.

Page 36 : 1. Τῶν Faœlu&v. C'est le psaume cxxxvi : « Nous nous sommes assis sur le bord des fleuves de Babylone... »

— 2. Ἔν ἰτέαις.... ὄργανα. Le verset 2 du psaume exxxw1 porte : Ἐπὶ ταῖς ἰτέαις ἐν μέτῳ αὐτῆς ἐχρευάσαμεν τὰ ὄργανα ἡμῶν. « Nous ayons suspendu nos instruments de musique aux saules qui sont au milieu de Babylone. »— Βαυτῶν équivaut à ἡμῶν αὐτῶν: On le trouve aussi quelquefois comme équivalent de ὑμῶν αὐτῶν: de même ἑαυτοῦ pour ἐμοῦ αὐτοῦ, etc.

Page 38 : 1. Τοῦ χαταπετάσματος. Dans les églises grecques, l’autel est encore caché par un rideau, et c’est derrière ce rideau que le prêtre officie.

Page 40 : 1. ᾿Ἀπέθετο.... χιτῶνας. Allusion à ce verset de Ja Genèse {ch. n1, v. 21): Καὶ ἐποίησε Κύριος ὁ Θεὸς τῷ ᾿Αδὰμ. καὶ τῇ γυναιχὶ αὐτοῦ χιτῶνας δερματίνους, χαὶ ἐνέδυσεν αὐτούς. « Le Seigneur fit aussi à Adam et à sa femme des habits de peaux dont ἢ] les revétit,»

— 2. Τίμιος.... ὁ θάνατος. Psaume cxv, v. 15 : Ῥίμιος ἐναντίον Κυρίου ὁ θάνατος τῶν ὁσίων αὐτοῦ. « C’est une chose précieuse devant les yeux du Seigneur que la mort de ses saints. »

— 3. Ὁ Συμεών. Voy. l'Évangile selon saint Luc, ch. 51, v. 25- 32. Siméon mourut après avoir vu, selon son désir, le Sauveur promis aux nations.

— 4. Ἧ παγίς, etc. Psaume cxxim, v. 7 : Ἧ ψυχὴ ἡμῶν ὡς στρουθίον ἐῤῥύσθη ἐχ τῆς παγίδος τῶν θηρενόντων᾽ ἡ παγὶς συνετρίξη, χαὶ ἡμεῖς ἐῤῥύσθημεν.

— 5. Κατέλιπε τὴν Αἴγυπτον. Jusqu'à la fin du chapitre, l’orateur fait allusion à l’histoire de Moïse. — Τὴν Αἴγυπτον. Les Pères de l'Église désignent par le nom d'Égypte, tantôt la société humaine, tantôt la chair, opposée à l’âme, tantôt le péché, et quelquefois méme l'ignorance. L'Égypte était pour les Juifs la terre d’abomination.

— 6. Τὸν ὑλώδη βίον. L'Écriture sainte appelle souvent le monde ὕλη, matière ; d’où ὑλώδης ou ὑλιχὸς βίος, la vie de ce monde. Toutefois cette expression s’emploie de préférence Jorsqu’on oppose la vie agitée par le soin des affaires terrestres à Ja vie contemplative el as-

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