‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 6 sur 113 · II. Nous, ὃ enfants · texte numérisé non relu

II. Nous, ὃ enfants

nous présumons

cette vie humaine

n'être entièrement

aucune chose-de-prix,

et nous ne croyons pas absolument

et nous ne nommons pas

quelque chose de bon

ce qui présente à nous l’utilité

jusqu’à cette vie seulement.

Nous ne jugeons donc pas

comme chose grande,

mais nous ne jugeons même pas

comme chose digne d’un souhait

l'illustration des ancêtres,

ni la force du corps,

ni la beauté, ni la grandeur,

ni les honneurs

rendus par tous les hommes,

12 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS.

9 ρ ) / 2e A 32 d A * = - 9 0 La

2 νιον + = νν οὐ βασιλείαν αὐτὴν, οὐχ ὅ τι ἂν εἴποι τις τῶν ἀνθρωπίνων, ἘΣ 5λλ᾽ DS PME παν ὍΔ , A A FA ΕἸ μέγα, ἀλλ᾽ οὐδὲ εὐχῆς ἄξιον χρίνομεν, À τοὺς ἔχοντας ἀπο--

΄ D x / Jun ὀλέπουεν, ἀλλ᾽ ἐπὶ μαχρότερον πρόϊμεν ταῖς ἐλπίσι, χαὶ πρὸς ca , Re ser / A ἢ 1 Etépou βίου παρασχευὴν ἅπαντα πράττομεν. Ἃ μὲν οὖν ἂν συν- ἘΞ ΞΟ τΞἢ A Ce " 2 Γ᾿ Δ ἢ \ , ee τελῇ πρὸς τοῦτον ἡμῖν, ἀγαπᾶν τε χαὶ διώχειν παντὶ σθένει 10%

A + V OA 3 25 ,, \ 2 € 29 4 τς vai φαμεν " τὰ δὲ οὐχ ἐξικνούμενα πρὸς ἐχεῖνον, ὡς οὐδενὸς ἄξια

φ», PS Li 71 7 A

παρορᾶν. ‘L'ic δὴ οὖν οὗτος 6 βίος, xat ὅπη καὶ ὅπως αὐτὸν βιωἤμεθα, μακρότερον μὲν ἢ κατὰ τὴν ὕσαν δρομὴν ἐφικέσθαι σόμεθα,, μαχρότερον μὲν À κατὰ τὴν παρο ομὴν ἐφικέσθαι, , A “τ - Ὁ = 1 A μειζόνων δὲ ἢ χαθ᾽ ὑμᾶς ἀχροατῶν ἀχοῦσαι. Tosobrov γε μὴν \ "- 8 » ο -Ὁ A 2-9 εἰπὼν, ἱκανῶς ἂν ἴσως ὑμῖν ἐνδειξαίυνην ὅτι πᾶσαν δμοῦ τὴν ἀφ

ΕἸ ’ 2 7ὔ EN ἊΝ - ,ὔ = 2 -Ὁ 3 , ἀθροίσας εὐδαιμονίαν, οὐδὲ πολλοστῷ μέρε: τῶν ἀγαθῶν ἐχείνων

enfin tous les avantages de ce monde qu’on pourrait nommer, n’ont rien de grand à nos yeux, rien qui soit digne de nos souhaits; nous ne regardons pas d’un œil d’envie ceux qui les possèdent : nos espérances vont plus loin, et nous n'agissons qu’en vue de nous préparer à une autre vie. Tout ce qui peut servir à cette fin, nous devons l’aimer et le rechercher de tout notre pouvoir ; tout ce qui ne tend pas à ce but est sans valeur et ne mérite que dédain. Quelle est celte vie, quelle en sera la nature et le séjour, c’est là un sujet trop vaste pour l’aborder dans cet entretien, et qui réclamerait des auditeurs d’un autre âge. Toutefois, un seul mot pourra peut-être vous en donner une idée suffisante : si l’on pouvait embrasser et réunir par la pensée toutes les félicités que l’homme a goûtées depuis qu’il existe, on

trouverait que leur somme n’égale pas même la millième partie du

ni la royauté elle-même,

ni celle que quelqu'un pourrait dire des choses humaines, [avec envie ou nous regardons (ni ne regardons) ceux qui possèdent ces avantages, mais nous nous avançons

par nos espérances

vers un but plus lointain,

et nous faisons toutes choses en-vue-de la préparation

d’une autre vie.

Nous disons donc

falloir (qu’il faut) et aimer

et poursuivre de toute notre force les choses qui peuvent étre-utiles à pour cette autre vie; [nous mais dédaigner

comme n’élant dignes d'aucun prix celles qui n’atteignent pas

à cette autre vie.

Or donc quelle est cette vie,

et où et comment

nous vivrons elle,

d’une part c’est un sujet trop long que pour /” aborder

dans l'essai présent,

d’autre part l’ entendre

est le fait d’auditeurs plus grands que en-proportion-avec vous (que Ayant dit toutefois [vous).

autant que je vais dire,

peut-être ferais-je-voir à vous sufisamment

que quelqu’un ayant réuni

et ayant condensé en un

par le raisonnement

le bonheur tout à la fois

depuis que des hommes ont existé, Le trouvera rendu-égal

pas même à une minime partie

lé :

4 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYS,

\ Α -Ὁ ΄ῸΝ - \ \ “2}»} ς , A τὰ σύμπαντα τῶν τῇδε χαλῶν χατὰ τὴν ἀξίαν ἀφεστηχότα, ἢ “- Lo A χαθ᾽ ὅσον σχιὰ χαὶ ὄναρ τῶν ἀληθῶν ἀπολείπεται. Μᾶλλον δὲ, g +? 72 ! 23 “ S/ d Re CES ἵν᾽ οἰχειοτέρῳ χρήσωμαι τῷ παραδείγματι, ὅσῳ ψυχὴ τοῖς πᾶσι ’ Ζ L4 εὖ - / € LA 2 \ A ὃ Ψ' τιμιωτέρα σώματος, τοσούτῳ χαὶ τῶν βίων ἑκατέρων ἐστὶ τὸ διά- LT LA φορον. Εἰς δὴ τοῦτον ἄγουσι μὲν ἱεροὶ λόγοι, δι’ ἀποῤῥήτων φ- o τω / (4 ἡμᾶς ἐχπαϊδεύοντες. “Ewc γε μὴν ὑπὸ τῆς ἡλικίας ἐπαχούειν τ - - ὦ T ΄ A τοῦ βάθους τῆς διανοίας αὐτῶν οὐχ οἷόν τε, ἐν ἑτέροις οὗ πάντη NS / C4 AL = \ 4 = ΤᾺ TA un διεστηχόσιν, ὥσπερ ἐν σχιαῖς τισι χαὶ χατόπτροις, τῷ τῆς Ψυχῆς ὄμματι τέ γυμναζόμεθα ὺς ἐν τοῖς ταχτιχοῖς τὰς μεματι τέως προγυμναζόμεθα,, τοὺς ἐν τοῖς ταχτιχοῖς τὰς μ λέ ΄, - Ξι LA = = d 2 = ,ὔ ἊΝ 5, τας ποιουμένους αἱμούμενοι" οἵ γε, ἐν χειρονομίαις καὶ-ὁρ NT. 1 \ 2 4 / 3 , Cite κεν Sir 2 χήσεσι' τὴν ἐμπειρίαν χτησάμενοι, ἐπὶ τῶν ἀγώνων τοῦ ἐχ τῆς

bonheur de l’autre vie, et que les biens d’ici-bas tous ensemble sont encore plus loin du moindre des biens de l’autre monde que l'ombre et le rêve ne le sont de la réalité. Ou plutôt, pour me servir d’une comparaison plus convenable, autant l’âme est en tout supérieure au corps, autant l’une des deux vies est au-dessus de lautre. Ce sont les saintes Écritures qui nous conduisent à cette autre vie par l’enseignement des mystères. Mais tant que notre âge s’oppose à ce que nous pénétrions la profondeur de leur sens, à l’aide d’autres livres dont l’esprit ne leur est pas entièrement opposé, nous exercons en quelque sorte l’œil de notre âme sur des ombres et sur des miroirs ; nous imitons en cela ceux qui se préparent au mélier des armes, et qui, après s'être rendus habiles dans les gestes et dans les danses, recueillent au jour du combat le fruit de leurs jeux. Nous

devons croire aussi qu’une lutte, et la plus grande de toutes, nous

| sal

TOY χαλῶν τῇδε

de ces biens-là (des biens de l’autre mais l’ensemble [vie}, des biens d’ici-bas

éloigné selon la valeur

du moindre parmi ces biens futurs plus que ce en quoi

l'ombre et le songe

sont-en-arrière des objets réels.

Ou plutôt, afin que je me serve d’un exemple plus propre,

autant l’âme

est plus précieuse que le corps

en toules choses,

aussi grande aussi est la différence des deux vies.

Les saintes Écritures donc

mènent à cette vie future, enseignant nous

par des mystères.

Toutefois tant qu’il n’est pas possible à cause de l’âge

d’entendre la profondeur

du sens d’elles,

en-attendant nous nous exerçcons par l'œil de l’âme

sur d’autres écrits

ne différant pas absolument, comme sur certaines ombres

et sur certains miroirs,

imitant [cent) ceux qui font leurs exercices {s’exerdans les choses de-la-tactique ; lesquels certes,

ayant acquis l’habileté

dans les gestes et les danses, jouissent dans les combats

de l'utilité

qui résulte de cet amusement.

Or donc il faut croire

un combat

16 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥΣ NEOYS.

/ n, w. / / \ CES FT , πάντων ἀγώνων μέγιστον νομίζειν χρεὼν, ὑπὲρ OÙ πᾶντα ποιη- ἘΠ ἣ ἵν \ 2 ne δύ CES A / ΙΝ TÉOV ἥμιν χαὶ TOVNTEOV εἴς δύναμιν ἔπι τὴν τούτου TAPAGXEUTY, A - \ - δ Ὁ \ œ 3 / χαὶ ποιηταῖς χαὶ λογοποιοῖς χαὶ δήτορσι xat πᾶσιν ἀνθρώποις # Li - LUI δμιλητέον, ὅθεν ἂν μέλλῃ πρὸς τὴν τῆς ψυχῆς ἐπιμέλειαν ὠφέλειά τις ἔσεσθαι. “ἔδσπερ οὖν of δευσοποιοὶ; παρασχευάσαντες , \ 5 Ἐν \ πρότερον θεραπείαις τισὶν ὃ τι ποτ᾽ ἂν ἡ τὸ δεξόμενον τὴν βα- \ ch NU -"} 4 y € \ “ , [y @AV, οὕτω TO ἄνθος ἐπάγουσιν, ἄν TE ἁλουργὸν, ἄν τὲ τι ἕτερον 5: = J- € ἡ" τὸν αὐτὸν δὴ καὶ ἡμεῖς τρόπον, ei μέλλει ἀνέχπλυτος ἡμῖν c 3 \ 4 Ὁ τ / Q/* mL RAI ἅπαντα τὸν χρόνον À τοῦ χαλοὺ παραμένειν OUT, τοῖς ECU) On) 4 ΄ CT - € ΄“ VS Den τούτοις προτελεσθέντες, τηνιχαῦτα τῶν ἵερων χαὶ ἀπορῥήτων » ΄ S / NC 5. πες \ (4 ES ἐπαχουσόμεθα παιδευμάτων" χαὶ οἷον ἐν ὕδατι τὸν ἥλιον δρᾷν ἐθισθέντες, οὕτως αὐτῷ προσδαλοῦμεν τῷ φωτὶ τὰς ὄψεις. est proposée, que pour nous y préparer il nous faut tout faire, endurer toutes les fatigues selon nos forces, fréquenter les poëtes, les historiens, les orateurs, tous les hommes qui peuvent nous être de quelque utilité pour la culture de notre âme. De même donc que les teinturiers préparent d’abord, au moyen de certaines opérations, l’étoffe qui doit recevoir la teinture, et seulement alors la baignent dans la pourpre ou dans quelque autre liqueur ; de même nous aussi, si nous voulons que l’image de la vertu soit ineffacable en nos âmes, nous nous initierons dans ces études extérieures, avant d'entendre les sacrés et mystérieux enseignements; et après nous être habitués

en quelque sorte à voir le soleil dans les eaux, nous fixerons nos

regards sur la pure lumière.

HOMÉLIE

le plus grand de tous les combats être proposé aussi à nous,

pour lequel

nécessité-de-faire tout esf à nous et nécessité-de-travailler

selon notre force

pour la préparation de ce combat, et nécessité-d’avoir-commerce avec les poëtes et les historiens

et avec les orateurs

et avec tous les honimes

d’où (de qui) quelque utilité

peut devoir être (peut être retirée) pour le soin (la culture) de l'âme.

Donc comme les teinturiers.

ayant préparé d’abord

par certains traitements

l’étoffe quelle qu’elle soit

qui doit recevoir la teinture,

ainsi (alors seulement) étendent-dessus la fleur,

et si elle est (soit qu’elle soit) de-pourpre,

et si elle est (soit qu’elle soit) quelque autre ;

de la même manière donc

aussi nous,

si l’idée du beau (de la vertu)

doit rester à nous

ineffacable

pendant tout le temps,

ayant été initiés donc

par ces enseignements du dehors, alors nous entendrons

les enseignements sacrés

et mystérieux ;

et comme ayant élé habitués

à voir le soleil dans de l’eau, ainsi nous appliquerons nos regards à la lumière elle-même.

18 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥΣ NEOYS.

ΠῚ. Εἰ μὲν οὖν ἔστι“ τις οἰχειότης πρὸς ἀλλήλους τοῖς λόγοις, προὔργου ἂν ἡμῖν αὐτῶν À γνῶσις γένοιτο" εἰ δὲ μὴ, ἀλλὰ τό γε, παράλληλα θέντας, καταμαθεῖν τὸ διάφορον, οὗ μιχρὸν εἰς βεδαίωσιν τοῦ βελτίονος. Τίνι μέντοι καὶ παρειχάσας τῶν παιδεύσεων ἑχατέραν, τῆς εἰκόνος ἂν τύχοις: *Hrou “χαθάπερ φυτοῦ οἰκεία μὲν ἀρετὴ, τῷ χαρπῷ βρύειν ὡραίῳ, φέρει δέ τινα χόσμον χαὶ φύλλα τοῖς κλάδοις περισειόμενα - οὕτω δὴ χαὶ ψυχῇ προηγουμένως μὲν χαρπὸς À ἀλήθεια, οὐχ ἄχαρί γε μὴν οὐδὲ τὴν θύραθεν σοφίαν περιδεδλῆσθαι, οἷόν τινα φύλλα σχέπην.τε τῷ χαρπῷ χαὶ ὄψιν ox ἄωρον παρεχόμενα. Λέγεται τοίνυν χαὶ Μωύῦσῶς ἐχεῖνος 6 πάνυ ;, οὗ μέγιστόν ἐστιν ἐπὶ σοφία παρὰ πᾶ-

Ε 4 “, 2 - 3 / 7 5 4 σιν ἀνθρώποις OVoux ;, τοις Αἰγυπτίων μαθήμασιν εγγυμνᾶσα-

ΠῚ. 5 y ἃ quelque affinité entre les deux littératures, la connaissance de l’une et de l’autre ne peut assurément que nous être utile; sinon la comparaison, en nous faisant voir leurs différences, ne sera pas d’un faible secours pour nous affermir dans l’amour de celle-qui est la meilleure. Mais où trouver une image qui nous en donne une idée assez claire? La voici : la vertu propre de l’arbre est.deïse couvrir de fruits dans la saison, mais de plus il recoit une sorte de parure des feuilles qui s’agitent autour de ses rameaux; de même, le fruit essentie] de l'âme est la vérité, mais en même temps la sagesse extérieure est pour elle une enveloppe qui ne manque point de grâce, comme ces feuilles qui offrent un abri au fruit et à l'œil un aspect agréable. Aussi dit-on que le grand Moïse , dont la sagesse est si

renommée chez tous les hommes, exerça d’abord son génie dans les

HI. Si donc quelque affinité est aux littératures l’une vis-à-vis de l’autre, la connaissance d’elles serait pour nous utilement (utile); mais si non, eh bien du moins ceci, les ayant placées en-regard, en approfondir la différence, p’estpas une chose petite (peuimporpour l’affermissement [tante) de la meilleure, À quoi néanmoins aussi ayant comparé l’un et l’autre des enseignements obtiendrais-tu l’image vraie ?

Certes comme τ est une vertu propre de la plante, de se couvrir du fruit dans-la-saison, et qu’elle porte un certain ornement et des feuilles qui s’agitent-autour des rameaux ; ainsi donc aussi à l’âme principalement il-est-vrai le fruit est la vérité, [plus il n’est pas toutefois sans-grâce non la sagesse du dehors être répandue autour d'elle, comme des feuilles fournissant et un abri au fruit et une vue non désagréable, Aussi donc ce Moïse le tout-à-fait grand, dont le nom en sagesse est très-grand chez tous les hommes, est dit, ayant exercé son intelligence dans les sciences des Égyptiens, ainsi (alors seulement)

20 OMIAIA ΠΡῸΣ ΤΟΥ͂Σ NEOYE

\ n 1 [24 Τὲς € - τες = LA CE “ μενος τὴν διάνοιαν', οὕτω προσελθεῖν τὴ θεωρία τοῦ ὄντος. = Æ , \ Παραπλησίως δὲ τούτῳ, χἀν τοῖς κάτω χρόνοις; τὸν σοφὸν Δανιὴλ ἐπὶ Βαδυλῶνός φασι τὴν σοφίαν Χαλδαίων καταμαθόντα ", τότε τῶν θείων ἅψασθαι παιδευμάτων.

- » + - LA με IV. Ἀλλ᾽ ὅτι μὲν οὐκ ἄχρηστον ψυχαῖς μαθήματα τὰ ἔξωθεν SA € End Lu c A > ὦ a, F € Len δὴ ταῦτα, ἱκανῶς εἴρηται * ὅπως γε μὴν αὐτῶν μεθεχτέον ὑμῖν, ere À ν = - \ S La \ re “Ὁ ἑξῆς ἂν εἴη λέγειν. Πρῶτον μὲν οὖν τοῖς παρὰ τῶν ποιητῶν,

ἵν᾽ ἐντεῦθεν doë ξωμαι, ἐπεὶ παντοδαποί τινές εἶσι χατὰ τοὺς λό-

γους, μὴ πᾶσιν ἐφεξῆς ὃ προσέχειν τὸν νοῦν " ἀλλ᾽ ὅταν μὲν τὰς - es - - / 9 τῶν ἀγαθῶν ἀνδρῶν πράξεις ἢ λόγους ὑμῖν διεξίωσιν, ἀγαπᾶν

| Α, , -“ , Ὁ cd τε χαὶ ζηλοῦν, xat ὅτι μάλιστα πειρᾶσθαι τοιούτους εἰναι " ὅταν

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o SEX \ “Ὁ "Ν - 7 Ὁ CO 1

δὲ ἐπὶ μοχθηροὺς ἄνδρας ἔλθωσι τῇ μιμήσει, ταῦτα δεῖ φεύγειν, - , \ S > ta A! ἃ SN 4 " αὐ ἐπιφρασσομένους τὰ ὦτα, οὐχ ἧττον ἢ τὸν ᾿Οδυσσέα φασὶν ἐχεῖ-

sciences de l'Égypte, avant d’en venir à la contemplation du grand Être. Comme lui, mais bien des siècles après , le sage Daniel approfondit, à Babylone, la science des Chaldéens avant d'aborder l’étude des choses saintes.

IV. Ainsi, les connaissances profanes ne sont pas inutiles à l’âme, nous l'avons suffisamment démontré. Mais comment devez-vous chercher à les acquérir? c’est ce qu’il faut maintenant vous dire. Pour commencer par les poëtes, qui nous offrent des récits de toute nature, gardez-vous d'écouter indistinctement tout ce qu'ils vous disent : lorsqu'ils vous rapportent les actions ou 165 paroles d’hom-mes de bien, aimez leurs héros, imitez-les, efforcez-vous de leur res- $Sembler; mais quand ils mettent sous vos yeux des personnages vicieux, fuyez et bouchez-vous les oreilles, comme ils disent euxmêmes que fit Ulysse pour éviter les chants des Sirènes. L’habitude d’écouter des paroles mauvaises conduit aux mauvaises actions. C'est

HOMÉLIE

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