IX. ᾿Επεὶ δὲ
Je ne resterai-pas-en-arrière de vous, je promets ceci à vous; [fants. »
je nesuis pas si ennemie-de-mes-en- IX. Mais après que
elle Les vit consommés,
et eut la sécurité
résultant de l’accomplissement,
ayant levé la tête
tout à fait de-façon-rayonnante,
comme un vainqueur-d’Olympie,
dans un sentiment haut (fier),
et ayant étendu les mains,
elle dit d’une voix grande (forte)
et éclatante :
« Je rends-grâce à toi, Père saint,
et à tol, loi institutrice,
à toi, père de nous [tiens,
etqui-as-combattu-avantles enfants
Éléazar,
de ce que vous avez accueilli le fruit
de mes douleurs-d’enfantement,
et que je suis devenue une mère
plus sainte que toutes les mères.
Je n’ai laissé rien au monde,
j'ai remis tout à Dieu,
mon trésor, [vieillesse.
mes espérances pour-le-soin-de-ma-
Combien magnifiquement
j'ai été honorée !
combien supérieurement
j'ai eu-ma-vieillesse-soignée !
Je recueille le salaire-de-votre-nour-
ὁ enfants ; [riture,
j'ai vu vous
combattant pour la vertu,
je vous ai contemplés
tous couronnés.
Je regarde les bourreaux
comme des bienfaiteurs ;
42 CMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
\ , = -τὉἫ᾽ \ Ὥ 12 / “᾿ "Ὁ τοὺς βασανιστάς΄ μικροῦ χαὶ τῷ τυράννῳ χάριτας δμολογῶ τῆς Lure £ 2e À , 3 ,ὔ “- gx 2 ΠῚ 4 τάξεως, ὅτι με τελευταίαν ἐταμιεύσατο τοῖς χινδύνοις, ἵνα τὸν 5 x / , θ , \ γὼ > , ἐμὸν τόχον πρότερον θεατρίσασα, χαὶ χαθ᾽ ἕχαστον τῶν παίδῶν Ν 2, [«4 “ ἀθλήσασα, οὕτως ἐπαπέλθω, σὺν ἀσφαλείᾳ τελεία, τελείοις θύ-μασιν.
2 (4 4 ͵] LD “Ὁ «Οὐ σπαράξομλαι χόμην, οὐ διαῤῥήξω χιτῶνα᾽, οὐ ξανῶ , -- τ ΟῚ σάρχας ὄνυξιν, οὐχ ἐγερῶ θρῆνον, οὐ χαλέσω τὰς συνθρηνούσας", 7 et be 4 DE d \ 2 4 5 ke] οὗ συγχλείσω εἷς σκότος, ἵνα χαὶ ἀὴρ συνθρηνήση μοι, οὐχ. ἄναea ar μενῶ παραχλήτορας, οὐχ ἄρτον πένθιμον ὃ παραθήσομαι" ταῦτα γὰρ τῶν ἀγεννῶν μητέρων, αἱ σαρκῶν μόνον εἰσὶ μητέρες, αἷς LU - ων οἴχονται παῖδες ἄνευ σεμνοῦ τινος διηγήματος. “Ἐμοὶ δὲ οὗ τε-θνήχατε, φίλτατοι παίδων, ἀλλ᾽ ἐχαρποφορήθητε * οὐχ ἐχλελοί--
bourreaux; encore un peu, et je remercierais le tyran de m’avoir réservée la dernière au supplice, afin qu’après avoir donné mes fils en spectacle, après avoir combattu dans chacun de mes enfants, je sortisse de ce monde avec une sécurité parfaite et à la suite de victimes parfaites.
« Je n’arracherai point mes cheveux, je ne déchirerai point mes vêtements, je nemeurtrirai point mes chairs avec mesongles, je n’appellerai point d’autres femmes pour pleurer avec moi, je nesm’enfermerai point dans les ténèbres comme pour forcer l’air même à gémir avec moi, je n’attendrai point les consolateurs, je ne placerai point sur ma table le pain de l’aflliction , comme font de lâches mères qui sont mères seulement selon la chair, et dont les enfants meurentsans accomplir quelque grande action. Vous n’êtes pas morts pour moi, ὁ les plus chers des fils! vous avez été cueillis comme des fruits précieux; vous ne vous êtes pas éclipsés dans la nuit, vous avez.changé de demeure; vous n’avez pas été violemment séparés, mais étroite-
de peu s’en faut, je reconnais (rends) méme au tyran [des grâces de l’ordre établi par lui,
de ce qu’il a réservé moi la dernière aux dangers, [d'abord afin qu'ayant donné-en-spectacle mon enfantement (mes enfants),
et ayant lutté
en chacun de mes enfants,
ainsi je m’en aille-après
ces victimes parfaites
avec une sécurité parfaite.
«Je n’arracherai pas ma chevelure, je ne déchirerai pas ma tunique, je ne silonnerai pas mes chairs avec mes ongles, [tendre) je n’éveillerai pas (ne ferai pas ende lamentations, je n’appellerai pas [avec moi, celles (des femmes) qui pleurentje ne m’enfermerai pas dans les ténèbres, afin que aussi l’air gémisse-avec moi, je n’attendrai pas de consolateurs, je ne placerai-pas-devant-moi un pain de-deuil ; car ces pratiques sont celles des mères sans-noblesse, qui sont seulement mères de chairs, auxquelles les enfants sont partis (morts) sans quelque:sujet de récit (exploit) auguste.
Mais vous n’êtes pas morts pour moi, ô les plus chers des enfants,
mais vous avez été cueillisz
vous ne vous êtes pas éclipsés, mais vous avez émigré;
vous n'avez pas été déchirés,
mais vous avez été étroitement-unis,
44 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYE.
Οὐ θηρίον ἥρπασεν ὑμᾶς, où χῦμα ἐπέχλυσεν, où ληστὴς à- Ψ ἔφθειρεν, οὐ νόσος διέλυσεν, οὐ πόλεμος παρανάλωσεν 1, οὐχ ἄλλο οὐδὲν ἢ μικρὸν ἢ μεῖζον τῶν ἀνθρωπίνων. ᾿Εθρήνησα ἂν χαὶ “- LA 3 υάλα σφοδρῶς, εἴ τι τούτων ὑμῖν συνέπεσεν. Ἔφάνην ἂν τότε = ’ € = - A “ , “ Ἢ τοῖς δάχρυσιν, ὡς νῦν τῷ μὴ δαχρῦσαι, φιλότεχνος. Ἔτι χαὶ -- ΄ A ΄ "Ὁ ταῦτα μιχρά. Ὄντως ἂν ὑμᾶς ἀπεχλαυσάμην, εἰ χαχῶς ἐσῴθητε, - € 7 # “εἰ τῶν βασάνων ἡττήθητε, εἴ τινος ὑμῶν ἐχράτησαν, ὡς ἥττήθη- = AS A 2% ὦ - , V sv»
σαν νῦν, of διώχοντες. Τὰ δὲ νῦν, εὐφημία, χαρὰ, δόξα, yopocta- ΄ ᾿ Ὗ - € 4 ΚΝ \ CH 2 , « σίαι, φαϊδρότητες τοῖς ὑπολειφθεῖσιν * ἐγὼ γὰρ ὑμῖν ἐπισπένδομαι. Μετὰ Φινεὲς ᾽ ταχθησόμεθα, μετὰ Αννης" δοξασθησό-
μεθα, πλὴν ὅσον ὃ μὲν εἷς, ὑμεῖς δὲ τοσοῦτοι ζηλωταὶ πορνοment unis. Ce n'est pas une bête féroce qui vous a déchirés, ni une tempête qui vous a engloutis, ni un brigand qui vous a égorgés, ni une maladie qui vous ἃ consumés, ni la guerre qui vous ἃ moissonnés, ni aucun de ces accidents ordinaires ou terribles attachés aux choses humaines qui vous a ravis à nous. Avec quelle amertume j'eusse gémi, si un coup semblable vous eût frappés ! C’est alors en pleurant que je me fusse montrée bonne mère, comme je fais aujourd’hui en retenant mes larmes. Mais encore ce ne sont là que de faibles malheurs: je vous aurais vraiment pleurés, si vous aviez trouvé le salut dans la lâcheté, si les tortures avaient triomphé de vous, si nos persécuteurs que vous venez de vaincre avaient vaincu uu seul de mes fils. Mais en ce moment il n°’ya que bénédictions, joie, gloire, hymnes, allégresse pour ceux qui restent sur cette terre; car moi, je vous offre mon sang en libations. Nous prendrons place à côté de Phinéès, nous serons glorifiés avec Anne; et encore, Phinéès était
seul, et vous êtes sept qui avez lutté avec un si beau zèle contre la
Onpioy οὐχ ἥρπασεν ὑμᾶς, κῦμα οὐχ ἐπέχλυσε, λῃστὴς οὐ διέφθειρε, νόσος οὐ διέλυσε,
πόλεμος OÙ παρανάλωσεν, οὖχ οὐδὲν ἄλλο
Egévnv ἂν τότε τοῖς δάχρυσιν
Une bête-féroce n’a pas ravi vous, un flot ne vous a pas submergés, un brigand ne vous a pas fait-périr.
une maladie ne vous ἃ pas consumés, une guerre ne vous a pas détruits,
ni aucune autre
ou petite ou plus grande
des choses humaines.
J'aurais gémi
même très-fortement,
si quelqu’une de ces choses
était arrivée à vous.
J'aurais paru alors par les larmes aimant-mes-enfants,
comme maintenant
par le ne pas pleurer.
Puis même ces choses sont petites.
J'aurais pleuré vous réellement,
si vous aviez été sauvés lächement, si vous aviez été vaincus
par les tortures,
si ceux qui nous persécutent avaient triomphé
de quelqu'un de vous,
comme maintenant
ils ont été vaincus.
Mais les événements d'à présent sont bénédiction, allégresse, gloire, chœurs,
rayonnements (transports)
pour ceux qui sont laissés sur terre; car moi
je suis versée-en-libations-sur vous.
Nous serons rangés avec Phinéès, nous serons glorifiés avec Anne, excepté en tant que
celui-là était un seul,
et que vous
vous étes de si-nombreux zélateurs immolant-les-prostituées,
46 OMIAIA EI£ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
/ 3 ΙΑ , > ef eV a ΄ x ι χτόνοι, OÙ σωμάτων πορνείαν, ἀλλὰ ψυχῶν ἐχχεντήσαντες * χαὶ
ἢ υὲν ἕνα θεόσδοτον, ἀρτιγενῆ mal τοῦτον, ἐγὼ δὲ ἄνδρας ἑπτὰ, χαὶ τούτους ἑχόντας, Θεῷ χαθιέρωσα. Συμπληρούτω μοι καὶ € LA A 3 (4 2 σι 3 L Ψ - , ἱερεμίας τὸν ἐπιτάφιον, οὗ θρηνῶν, ἀλλ᾽ εὐφημῶν τελευτὴν CET. La REA = 4 1 2 4 1 € \ ΤᾺ - ΑΙ LA ᾿Ξ € \ 3 (8 éciav, Ὑπὲρ χιόνα ἐλάμψατε, ὕπερ γάλα ἐτυρώθητε, ὑπὲρ À θον σάπφειρον τὸ σύνταγμα δῶν, Θεῷ χαὶ γεγεννημένων “χαὶ 0 EREtCOMsS ταηποοθθμον; Θεῷ fEYENVAGRE ΑΨ. , δεδομένων.
‘ 1 / is , \ “ ‘
υὲν καὶ διὰ πασῶν ἦλθον τῶν χολάσεων, ἵνα ἀναμίξω τοὺς ἐμοὺς De “- 4 Jus \ - σι \ εἴ 4 ἰχῶρας τοῖς ἐχείνων ἰχῶρσι, καὶ ταῖς σαρξὶ τὰς γηραιὰς σάρχας
En rh) διὰ τοὶ τὸσε Ὶ à 40) τή ) à δὲ ñ Ù (ἀγαπῶ, διὰ τοὺς παῖδας, xat τὰ xohaGTNpLa) * EL δὲ μὴ τοῦτο,
fornication, et qui avez châtié non celle des corps, mais celle des âmes; Anne n’offrit qu’un seul fils, un jeune enfant que Dieu lui avait donné, et moi j'ai consacré au Seigneur sept hommes, tous acceptant le sacrifice. Que Jérémie achève lui-même ce chant funèbre, non en pleurant, mais en bénissant votre pieuse fin : Vous êtes plus blancs que la neige, plus purs que le lait, plus beaux que le saphir, sainte cohorte engendrée pour Dieu et offerte à Dieu.
« Qu’ajouterai-je encore ? Tyran, réunis-moi à mes fils, si l’on peut espérer une faveur d’un ennemi même; cette lutte n’en sera que plus glorieuse pour toi. Que n'’ai-je traversé avec eux tous les smpplices, afin de mêler mon sang à leur sang, mes vieilles chairs à leurs chairs! car j'aime les tortures par amour pour mes enfants.
Ab! que du moins, puisque cela ne m'a pas été permis, je méle ma
Καὶ Ἱερεμίας συμπληρούτω μοι τὸν ἐπιτάφιον, où ϑρηνῶν, ἀλλὰ εὐφηυῶν τελευτὴν ὁσίαν.
ayant percé (exterminé) non la prostitution des corps, mais celle des âmes; et que celle-ci consacra un seul fils donné-par-Dieu, et ce fils né-récemment, mais que moi j'ai consacré à Dieu sept hommes, et ceux-ci ce voulant (de leur gré).
Que aussi Jérémie accomplisse (achève) à moi ce discours funèbre, ne déplorant pas, mais bénissant une fin sainte, Vous avez brillé au-dessus de (plus que) la neise, vous ayez été pressés au-dessus de (plus que) le lait, la troupe de vous, et engendrés et donnés à Dieu, est au-dessus de la pierre du saphir.
« Quoi encore?
Ajoute, ὃ tyran, aussi moi à mes enfants, si quelque grâce peut venir même d’ennemis, afin que la lutte soit plus auguste pour toi.
Plût-à-Dieu que je fusse allée aussi à travers tous les châliments, afin que je mélasse mon sang au sang de ceux-là, et à leurs chairs mes vieilles chairs (j'aime même les châtiments, à-cause-de mes enfants ); et si cela n’est pas arrivé, {dre eh bien quejeméle dumoinsmacen-
48 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
᾿ LA - , -" φθονήσης τελευτῆς ὁμοτίμου τοῖς ὁμοτίμοις τὴν ἀρετήν. / di Σὸν ee 5 VEN « Χαίρετε, ὦ μητέρες, χαίρετε, ὦ παῖδες " οὕτως ἐχτρέφετε \ 57 € - = , «4 -ποὺς ἐξ ὑμῶν προελθόντας, οὕτως ἐχτρέφεσθε. Καλὸν ὑπόδειγμς “ n7/ Cine ὙΝ Ψ δεδώχαμεν ὑμῖν " ἀγωνίζεσθε. »
LT " \ - . e X. Ταῦτα ἔλεγε, χαὶ προσετίθει τοῖς παισὶν ἑαυτήν. Τίνα ΄ «ε \ - \ . "Ὁ ν τρόπον; Ὡς ἐπὶ νυμφῶνα ἷ, τὴν πυρχαϊὰν δραμοῦσα {ταύτην \ , \ 958: \ τ 3 Η d ni γὰρ χατεχρίθη), καὶ οὐδὲ τοὺς ἄγοντας ἀναμείνασα, ἵνα μηδὲ - 2 ΩΣ σῶμα Ψαύσειεν ἄναγνον ἁγνοῦ χαὶ γενναίου σώματος. , - € ΄ ΕἸ LA \ Οὕτως ἀπέλαυσε τῆς ἱερωσύνης ᾿λεάζαρ, μυηθεὶς καὶ μυήσας ν 5 τον Le Ur ER 0 - ss che τὰ ἐπουράνια, χαὶ οὐ τοῖς ἔξωθεν ῥαντισμοῖς τὸν ᾿Ισραὴλ ἁγιά- 3199 3 7 d \ 7 ι \ σας, ἀλλ᾽ οἰχείοις αἵμασι, χαὶ ποιήσας τὴν τελευτὴν τελευταῖον LA τ - , - - “ μυστήριον ?. Οὕτω τῆς νεότητος of παῖδες, οὐ ταῖς ἡδοναῖς δου-λεύσαντες, ἀλλὰ τῶν παθῶν χυριεύσαντες, χαὶ τὸ σῶμα χατ-
cendre à leur cendre, et qu'un même tombeau nous recoive tous. N'’envie pas l’honneur d’une même mort à ceux qui se sont honorés par une même vertu.
a Adieu, mères; adieu, enfants : élevez ainsi ceux qui sont sortis de votre sein; grandissez dans ces principes. Nous vous avons donné un bel exemple : combattez. »
X. Elle dit, et se réunit à ses enfants. Comment se fit cette réunion ? Elle s’élança sur le bûcher {car elle était condamnée à ce supplice) comme sur un lit nuptial, et n’attendit point ceux qui devaient la conduire, afin que nul corps impur ne touchât son pur et noble corps.
Tel est le fruit qu'Éléazar retira de son sacerdoce, disciple fidèle et maître éloquent des célestes mystères, purifiant Israël, non par des aspersions étrangères, mais par son propre sang, et faisant de sa fin une dernière expiation. Tel est le fruit que ces enfants retirèrent de leur jeunesse; ils ne se firent pas esclaves du plaisir, mais furent maîtres de leurs passions, sanctifièrent leurs corps, et entrèrent dans
HOMÉLIE SUR
Δραμοῦσα τὴν πυρχαϊὰν (χατεχρίθη γὰρ ταύτην) ὡς ἐπὶ νυμφῶνα, nul οὐδὲ ἀναμείνασα τοὺς ἄγοντας, ἵνα σῶμα ἄναγνον μηδὲ Ψψαύσειε σώματος ἁγνοῦ χαὶ γενναίου.
à leur cendre,
et qu’un seul tombeau recoive nous.
N’envie pas
une fin également-honorable {vertu, à ceux également-honorables par la
« Réjouissez-vous, ὦ mères, réjouissez-vous, ὃ enfants ; nourrissez (élevez) ainsi ceux sortis de vous, soyez nourris (élevés) ainsi,
Nous avons donné à vous un bel exemple ; combattez, »
X. Elle disait ces choses, etajoutait elle-même à ses enfants, De quelle manière ?
Ayant couru vers le bûcher
(car elle futcondamnée à celui-là) comme vers une chambre-nuptiale, et n’ayant même pas attendu
ceux qui La conduisaient,
afin qu’un corps impur
ne touchât pas non plus son corps pur et noble.
Ainsi Éléazar [doce, jouit (recueilli le fruit) de son sacerayant été initié et ayant initié aux choses du-ciel, etn’ayant pas purifié Israël [gères), par les aspersions du dehors (étranmais par son propre sang, et ayant fait de sa fin une dernière expiation,
Ainsi les enfants
cueillirent le fruitde leur jeunesse, n'ayant pas élé-esclaves des plaisirs, maisayantété-maîtres des passions, et ayant purifié leur corps,
et ayant été transportés
vers la vie impassible,
20 OMJAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
C9 / J [4 re ἔλαυσε τῆς πολυτεχνίας À μήτηρ * οὕτω χαὶ ζῶσιν ἐκαλλωπίσατο, \ 3 10 τω τ ͵ A 2 # 7 χαὶ ἀπελθοῦσι συνανεπαύσατο, οὖς ἐγέννησε χόσμῳ, Θεῷ rapa- LA \ \ € «Ὁ 2 ἃ - eg) LA 2 A] στήσασα, καὶ τὰς ἑαυτῆς ὠδῖνας τοῖς ἄθλοις ἀπαριθμήσασα, χαὶ τοῦ τόχου τὴν ἀχολουθίαν τοῖς θανάτοις γνωρίσασα. Aro γὰρ τοῦ LA - ἕω ΩΣ - x πρώτου τῶν παίδων μέχρι τοῦ τελευταίου τὰ τῆς ἀθλήσεως, χαὶ [4 ὥσπερ ἐν χυμάτων ἐπαναστάσεσιν, ἄλλος ἐπ᾽ ἄλλῳ τὴν ἀρετὴν ͵ ἐπεδείκνυτο, καὶ εἰς τὸ πάσχειν ἦν προθυμότερος, τοῖς τοῦ προ- 7 7. 2 εἰληφότος χινδύνοις στομούμενος, ὥστε dyaräv τὸν τύραννον ὅτι ΄ a = μὴ πλειόνων ἐγεγόνει μήτηρ" μᾶλλον γὰρ ἂν ἀπῆλθε χατησχυμ.- L4 \ € 1 1 “--ν ἕν μένος καὶ - ἡττημένος * χαὶ τότε πρῶτον ἔγνω μὴ πάντα τοῖς ὅπλοις ἰσχύων, ὁπότε παισὶν ἀόπλοις ποοσέδαλεν, ἑνὶ μόνῳ, τῇ 22 εδεί. 0 Ἃ ΄ 4 3, ΕἾ, , , ἢ εὐσεδείᾳ, χαθωπλισμένοις, καὶ τῷ πάντα πάσχειν προθυμοτέροις
la vie exempte de souffrances. Tel est le fruit que leur mère retira de sa fécondité : c’est ainsi qu’elle se montra fière de ses fils pendant leur vie, et qu’elle se reposa avec eux après leur mort ; elle les avait enfantés au monde, elle les offrit à Dieu, comptant par le nombre des luttes le nombre de ses enfantements, et reconnaissant lordre de leur naissance par l’ordre de leur mort. Car le martyre commença au premier pour aller jusqu’au dernier ; se succédant l’un à l’autre, comme le flot au flot, chacun d’eux fit admirer une vertu d’autant plus ardente à souffrir qu’elle puisait une force nouvelle dans les combats de celui qui l’avait précédé. Le tyran s’estima heureux qu’elle ne fût pas devenue mère d’un plus grand nombre d’enfants; car la honte et la défaite n’en eussent été que plus éclatantes. Il reconnut alors pour la première fois que ses armes ne lui donnaient pas tout pouvoir, lorsqu'il attaqua des enfants désarmés, qu: n'avaient d'autre défense que leur piété, et qui étaient mieux disposés à souffrir toutes les tortures que lui à les ordonner.
XI. Ce sacrifice est moins périlleux et plus magnifique que celui
χαὶ γνωρίσασα tot; θανάτοις τὴν ἀχολουθίαν τοῦ τόχου.
Lai ὥσπερ ἐν ἐπαναστάσεσ.
Ainsi la mère
jouit de sa fécondité;
ainsi et elle seglorifia d'eux vivants,
et elle sereposa-avec eux partis,
ayant présenté (offert) à Dieu
ceux qu’elle avaitenfantésau monde,
et ayant compté par les luttes
les douleurs-d’enfantement d’elle-
etayant connu parles morts [ méme,
la suite (l’ordre; de l’enfantement.
Car les œuvres de la lutte
s’étendirent depuis le premier des
jusqu’au dernier, |'enfants
et comme dans des soulèvements
de flots,
un autre faisait-voir sa vertu
après un autre,
et était plus ardent
pour souffrir ,
fortifié par les périls
de celui qui avait précédé,
de-sorte-que le tyran être-satisfait
de ce qu’elie n’était pas devenue
d'enfants plus nombreux; [mère
car il s’en serait allé
plus couvert-de-honte
et plus complètement vaincu ;
et alors pour la première fois
il reconnut
n'étant (qu'iln’était)-pas-fort en tout
par les armes,
lorsqu'il attaqua
des enfants sans-armes,
armés d’une chose unique seule,
la piété,
et plus ardents
à souffrir tout [tout.
que celui-là n’était préparé à faire XI. Ceci est plus sûr
et plus magnifique
52 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥΣ MAKKABAIOYS.
πρεπέστερον" οὐ γὰρ ἀναγχαίαν ἐποίει τὴν ἐπίδοσιν, ὥσπερ ἐχεῖ, ἐπαγγελίας θερμότης χαὶ νίκης ἔρως ἀπεγνωσμένης, ἀλλ᾽ ἑχού- € / \ \ Ν γ TRE 4 LL AT σιος ἱερουργίας xat μισθὸν ἔχουσα μόνα τὰ ἐλπιζόμενα. ‘Foùro
λέουσι, χαὶ τῇ τῶν χειρῶν ἐχτάσει τοὺς θῆρας νιχήσαντος. Τ οὔτο ἔν Ἢ 15 LUNA ES 2 > on 7 a , τῶν ἐν Acoupia veuvioxwv” où δεύτερον, οὺς ἄγγελος, ἀνέψυξεν ἐν πυρὶ, τὸν πατρῷον νόμον μὴ χαταλύσαντας, μηδὲ τροφὴν προσιεμένους βέδηλον χαὶ ἀνίερον. Τοῦτο τῶν ὕστερον ὑπὲρ Χριστοῦ θυμάτων εἰς φιλοτιμίαν οὐκ ἔλαττον. Οἱ μὲν γὰρ; ὃ Ve , 5 - , CS 2 - ΄, χαὶ ἀρχόμενος εἰπον τοῦ λόγου, τῷ Χριστοῦ χατηχολούθησαν αἵματι, χαὶ Θεὸς ἦν δδηγὸς τῶν τοιούτων ἄθλων, τοσαύτην ὑπὲρ ἣμῶν εἰσενεγχὼν εἰσφορὰν χαὶ οὕτω παράδοξον τοῖς δὲ où πολλὰ οὐδὲ τοιαῦτα τὰ τῆς ἀρετῆς ὑποδείγματα.
de Jephté : ce ne fut point, comme chez Jephté, l'élan d’une promesse et le désir d’une victoire désespérée qui rendit l’offrande nécessaire; le don fut volontaire et n’eut d'autre récompense que l’espoir. Ce sacrifice n’est pas moins glorieux que les combats de Daniel, livré en pâture à des lions, et n’ayant besoin que d’étendre les mains pour vaincre ces bêtes féroces. Ce sacrifice ne le cède pas aux épreuves des jeunes captifs d’Assyrie, qu’un ange rafraîchit dans la fournaise, parce qu’ils n’avaient point voulu transgresser Ja loi de leurs pères et se nourrir de mets profanes et impurs. Ce sacrifice n’est pas moins glorieux que celui des victimes immolées plus tard pour le Christ. Celles-ci en effet, comme j’ai dit en commençant ce discours, suivaient la trace du sang de Jésus-Christ , elles avaient pour les guider au combat le Dieu qui a offert pour nous un sacrifice si grand et si incroyable ; les autres n’avaient sous les yeux ni tant ni de si nobles exemples de vertu.
La Judée entière admira leur constance; elle s’enorgueillit et se
Οἱ μὲν γὰρ, ὃ εἶπον χαὶ ἀρχόμενος τοῦ λόγου, χατηχολούθησαν τῷ αἵματι Χριστοῦ, nai Θεὸς ἦν ὁδηγὸς τῶν ἄθλων τοιούτων, εἰσενεγχὼν ὑπὲρ ἡμῶν εἰσφορὰν τοσαύτην χαὶ οὕτω παράδοξον" τοῖς δὲ τὰ παραδείγματα τῆ: ἀρετῆς οὐ πολλὰ οὐδὲ τοιαῦτα.
que le sacrifice de Jephté:
car la chaleur de la promesse
et le désir d’une victoire désespérée ne faisait pas,
comme là (chez Jephté),
l’offrande nécessaire,
mais le sacrifice est volontaire,
et ayant pour récompense
les choses espérées seules,
Ceci n’est pas moins-honorable
que les luttes de Daniel,
qui fut livré en pâture à des lions, et qui vainquit les bétes-féroces par l'élévation des mains. [rieur) Ceci n’est pas en-seconde-ligne (inféaux jeunes-gens dans l’Assyrie, qu’un ange rafraîchit dans le feu, n’ayant pas renversé (enfreint)
la loi paternelle,
et n’acceptant pas une nourriture profane et immonde.
Ceci n’est pas moindre
en honneur
que les victimes offertes plus tard
pour le Christ.
Car les uns, ce que j'ai dit
aussi en commencant le discours, suivirent
le sang du Christ,
et un Dieu était montrant-la-route des luttes telles,
un Dieu ayant offert pour nous une offrande si-grande
et si incroyable;
mais pour les autres
les exemples de la vertu
n'étaient pas nombreux ni tels.
Toute la Judée
admira la patience de ceux-ci,
et fut-fière et se releva (ranima)
δά OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥΣ MAKKABAIOYS.
ε 3 A - US RES / à 14 5
ὡς αὐτὴ στεφανωθεῖσα ἠγάλλετο χαὶ διανίστατο. Καὶ γὰρ ἣν SL τ δ tr ΄ “«- , / A
ἀγὼν οὗτος χαὶ ἀγώνων μέγιστος τῶν πώποτε περισχόντων τὴν πόλιν, À χαταλυθῆναι τὸν νόμον χατὰ τὴν ἡμέραν ἐχείνην, À μ᾽ - ὃ g à 4» D .- \ 4 € LA 1 L4 \ δοξασθῆναι" χαὶ ὡς ἐπὶ ξυροῦ τὰ πράγματα εἵστήχει᾽ τότε παντὶ τῷ τῶν “Ebpaiuwv γένει τὰ τῆς ἐχείνων ἀθλήσεως. Ἤγάσθη δὲ χαὶ ᾿Αντίοχος, οὕτω μεταθαλὼν εἰς θαῦμα τὴν ἀπειλήν. Ἴσασ: γὰρ θαυμάζειν ἀνδρῶν ἀρετὴν χαὶ πολέμιοι, ὅταν, τοῦ θυμοῦ
wva? τὸν ἐπαγαγόντα μεμψάμενος, ὡς χαὶ τῆς ἀπανθοωπίας μ. Ὕ Ÿ μ. ᾿ r ς 3 ς TAG ls 5
XII. Τούτους μιμώμεθα, καὶ ἱερεῖς, χαὶ μητέρες, καὶ παῖ-δες " οἵ μὲν, εἷς τὴν Ἐλεαζάρου τιμὴν τοῦ πνευματικοῦ πατρὸς,
\ 7 \ # \ D! . ER ἘΣ καὶ λόγῳ χαὶ ἔργῳ τὸ βέλτιστον παραδείξαντος " αἱ δὲ, τῆς YEV-
glorifia comme si elle-même avait recu la couronne, C’est qu’il s’agissait dans cette lutte, la plus importante de toutes celles qu’eut jamais à soutenir Jérusalem, de voir en ce jour même la loi renversée ou glorifiée ; et ce combat était pour toute la race des Hébreux un moment de crise. Antiochus lui-même fut pénétré de respect, et la mepace fit place à l'admiration, Car les ennemis même savent admirer la vertu, quand la colère est apaisée et que l’on estime les choses en elles-mêmes. Il abandonna son entreprise, louant son père Séleucus des distinctions qu’il avait accordées à ce peuple et de ses libéralités envers le temple, et accablant de reproches celui qui Panait appelé, Simon, qu’il regardait comme l’auteur de ses cruautés et de sa honte.
XII. Prêtres, mères, enfants, imitons ce grand exemple : prêtres, honorez Éléazar, notre père spirituel, qui nous a montré la meil-
HOMELIE SUR LES MACHABEES. 55
XII. Μιμώμεθα τούτους, καὶ ἱερεῖς, καὶ μητέρες, χαὶ παῖδες" οἱ μὲν, εἰς τὴν τιμὴν ᾿Ἐλεαζάρον τοῦ πατρὸς πνευματιχοῦ, παραδείξαντος τὸ βέλτιστον
comme elle-même ayant été couron- Et en effet c'était une lutte [née.
et la plus grande des luttes de celles ayant entouré jamais Ja ville, savoir la loi ou être dissoute ou être glorifiée en ce jour-là ; et les affaires alors celles de la lutte de ceux-là se tenaient comme sur Le tranchant d’un rasoir pour toute la race des Hébreux.
Et Antiochus aussi admira, ayant changé ainsi la menace en admiration, En effet même les ennemis savent admirer la vertu des hommes, lorsque, la colère ayant cessé, l’action est estimée en elle-même.
De-sorte-que aussi il s’en alla n’-ayant-rien-exécuté, ayant loué à la vérité beaucoup son père Séleucus pour l'honneur qu’il rendait à la nation et pour sa grandeur-d’âme (munifenvers le temple, [cence) et ayant blâmé beaucoup Simon celui qui l’avait fait-venir, comme étant cause et de son inhumanité et de son déshonneur.
XII. Imitons ceux-ci, et prêtres, et mères, et enfants : [norer) Éléazar les uns, pour l’honneur de (pour hole père spirituel, qui nous a montré ce qui est le meilleur
56 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
᾿ \ ER - , \ r - Δ - => ναίας μητρὸς, ἀληθῶς φιλότεχνοι φανεῖσαι, xat Χριστῷ τοὺς ἐξ e ὦ ͵ ψ ἌΝ, € œ A1 , αὑτῶν παραστήσασαι, ἵνα χαὶ γάμος ἁγιασθῇ διὰ τῆς τοιαύτης - - \ θυσίας" οἱ δὲ, τοὺς ἱεροὺς αἰδούμενοι παῖδας, χαὶ τὴν νεότητα δαπανῶντες οὐχ ἐν τοῖς αἰσχροῖς πάθεσιν, ἀλλ᾽ ἐν τοῖς χατὰ τῶν σι 5 ,ὔ \ \ A θ᾽ € LA 2 le 1 παθῶν ἀγωνίσμασ!, χαὶ πρὸς τὸν χαθ᾽ ἥμεραν Avrioyov! γεν- ͵ὔ “ἃ ,ὕ ee Lé το \ ΄ 1 νγαίως ἀνδριζόμενοι, πᾶσι μέλεσι πολεμοῦντα χαὶ διαφόρως διώ- EX 20) | γ᾿ \ , \ \ , χοντα. Ποθῶ γὰρ ἀθλητὰς ἔχειν, κατὰ πάντα χαιρὸν χαὶ τρόπον, \ LA [< 4 \ ς ΄ et A Land Ἅ 4 χαὶ γένος ἅπαν χαὶ ἡλικίαν ἅπασαν, χαὶ φανερῶς πολεμουμέγην χαὶ ἀφανῶς ἐπιδουλευομένην " καὶ βοηθεῖσθαι μὲν τοῖς πα-
LU
= - s ΄ ee λαιοῖς διηγήμασι, βοηθεῖσθαι ὃ
\ Al L \ ’
ε χαι τοῖς νέοις, χαὶ πανταχόθεν, Dors τ αέλις λλένειν τὰ - ώτατα εἷς Eve Lo!
ὥσπερ αἱ μέλισσαι, συλλέγειν TA χρησιμώτατα εἰς ἕνὸς χηρίου
« 27 \ La φιλοτεχνίαν χαὶ γλυχασμὸν, ἵνα xat διὰ Παλαιᾶς καὶ Νέας eù-
leure route et par ses paroles et par ses œuvres; mères, honorez cette mère généreuse en montrant une véritable affection pour vos enfants, offrez au Christ ceux que vous avez mis au jour, afin que ce sacrifice sanctifie le mariage ; enfants, révérez ces jeunes saints, consacrez votre jeunesse, non à satisfaire de honteux désirs, mais à lutter contre vos passions ; combattez vaillamment contre l’Antiochus de tous les jours, qui fait la guerre à tous vos membres et vous persécute de mille sortes. Je souhaiterais qu’en toute circonstance et pour toute espèce de combats tous les rangs et tous les âges eussent des athlètes à imiter pour repousser les attaques ouvertes et les embüûches secrètes, qu’on cherchât du secours dans les anciens et dans les nouveaux récits, de tous côtés enfin, comme l'abeille rassemble les sucs les plus utiles dont elle forme avec tant d'industrie un rayon
de doux miel, afin que, par l’Ancien et par le Nouveau Testament,
et par la parole et par l’action; celles-là,
pour honorer la noble mère, s’étant montrées véritablement amies-de-leurs-enfants,
et ayant présenté (offert) au Christ ceux nés d’elles-mêmes,
afin que aussi l’hymen soit sanctifié par le sacrifice tel;
ceux-là,
vénérant les saints enfants,
et dépensant leur jeunesse
non dans les passions honteuses, mais dans les luttes
contre les passions,
et se-conduisant-en-hommes noblement [tous les jours), contre l’Antiochus jour par jour (de qui fait-la-guerre
à tous leurs membres
et Les persécute diversement.
Car je désire et toute race,
et tout âge,
et attaqué ouvertement,
et entouré-d’embüches non-ouvertement,
avoir des athlètes
en toute occasion
et de toute manière;
et être secouru
par les anciens récits,
et être secouru aussi
par les nouveaux,
et rassembler-de-tous-côtés, comme les abeilles,
les choses les plus utiles
pour la fabrication-industrieuse
et la formation-douce
d’un seul rayon, [nous afin que Dieu soit-en-honneur parmi
58 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥΣ MAKKABAIOYS.
- ee y + Ὁ, ᾽ A PL - , αὐτῷ τῷ Χριστῷ, ᾧ À δόξα εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἄμήν..
Dieu soit honoré parmi nous, lui qui se glorifie dans le Fils et dans le Saint-Esprit, qui connaît les siens et qui est connu d'eux, qui confesse ceux qui le confessent, qui rend gloire à ceux qui lui rendent gloire, par le même Jésus-Christ, à qui appartient la gloire dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
χαὶ διὰ Παλαιᾶς et par l'Ancien
χαὶ Νέας, et par le Nouveau Testament, à δοξαζόμενος Dieu qui est glorifié
ἐν Υἱῷ χαὶ Πνεύματι, dans le Fils et le saint Esprit, χαὶ γινώσχων τοὺς ἰδίους et qui connaît les siens
χαὶ γινωσχόμενος ὑπὸ τῶν ἰδίων, et qui est connu par les siens, ὁμολογούμενός τε χαὶ ὁμιολογῶν, et qui est confessé et qui confesse,
δοξαζόμενός τε χαὶ δοξάζων, et qui est glorifié et qui giorifie, ἐν τῷ Χριστῷ αὐτῷ, en Jésus-Christ lui-même,
ᾧ À δόξα à qui appartient la gloire
εἰς τοὺς αἰῶνα: τῶν αἰώνων. dans les siècles des siècles. μήν. Ainsi-soit-il, ,
NOTES
Page 4 : 1. Τί δὲ οἱ Maxxaëaïo:. Cet exorde est ce qu’on appelle en rhétorique un exorde ex abrupto, c’est-à-dire que l’orateur entre sur-le-champ, sans préparation, et en quelque sorte d’une manière brusque, dans la question qu'il doit traiter. M. Maunoury fait à ce sujet les réflexions suivantes : « Cet exorde ex abrupo étonne les critiques. On s’en rend compte en supposant que ce panégyrique a été prononcé au milieu du saint office, après la lecture de l’Épitre. Et si cette lecture était le passage de l’Épiître aux Hébreux (chap. x1) où saint Paul, faisant l’éloge de la foi, rappelle les actions héroïques qu’elle a inspirées aux patriarches, après cette magnifique érumération, qu’aurait de singulier un tel début : Que dirons-nous des Machabées? »
Page 8 : 1. Ἡ περὶ αὐτῶν βίόλος. Le traité de Josèphe dont nous avons parlé dans l’argument.
— 2. Στέφανος. Saint Étienne, accusé par les Juifs d’avoir blasphémé, leur reprocha la mort de Jésus-Christ : il fut lapidé par eux.
Page 10 : 1. Τοὺς ἑπτὰ.... ἀποτελέσματα, les sept fils que lui-même avait formés. M. Maunoury : « Nulle part la sainte Ecriture ne dit qu'Éléazar fût le père des Machabées. Josèphe ne l’insinue pas davantage. Si l’on examine avec attention les divers passages où saint Grégoire semble le supposer, on découvre aisément qu’il n’entend parler que d’une paternité spirituelle. »
— 2. Θυσίαν.... τῷ Θεῷ. Ces mots sont tirés de l'Épître de saint Paul aux Romains, chap. ΧΗ, v. 1 : « Je vous conjure par la miséricorde de Dieu de lui offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte et agréable à ses yeux. »
— 3 Ὦ τοῦ θαύματος. « Le génitif, dit Matthiæ, exprime l’objet et en même temps l’origine d’une sensation, cas où il peut se résoudre par à cause de; ce qui fait que ἕνεκα et ὑπέρ gouvernent
le génitif. De là le simple génitif dans les exclamations, avec ou sans un mot qui exprime l’étonnement, l’indignation, la pitié, etc. »
Page 12 : 1. Τῶν μεταστάντων. Le verbe μεθίσταμαι se dit souvent d’un changement de séjour, d’une migration ; on arrive aisément de là à l’idée du passage de cette vie dans l’autre. Τῶν μεταστάντων ἃ donc le même sens que τοὺς ἀπελθόντας, qui est deux lignes plus haut. Euripide dit aussi μεταστῆνα!: βίου.
Page 14 : 1. Τὸν ἐχ τῆς ἐπαγγελίας. Dieu avait promis ce fils à Abrabam et à Sara, alors que tous deux, déjà fort avancés en âge, ne pouvaient plus espérer de postérité.
— 2. Εἰς ὃν à ἐπαγγελία. En effet, selon la promesse de Dieu, le sauveur des hommes devait descendre d'Abraham par son fils Isaac.
Page 16 : 1. Τροχαντῆρες. Le trochantère était une espèce de roue qui servait d’instrument de torture. — Καταπέλται. La catapulte était un instrument de torture qui se composait de deux longues planches entre lesquelles on serrait le patient jusqu’à ce qu’il expirât,
— 2. Δῆμος. On propose de lire δήμιος, bourreau. Mais on sait quelle est la cruauté de la foule et son avidité pour tous les spectacles sanglants.
— 8. Τί γὰρ où χινοῦντος équivaut à πᾶν χινοῦντος. Démosthène dit de même, dans son Discours sur la couronne (chap. ΧΥ͂ de notre édition) : Ἐλαυνομένων xai ὑδοιζομένων χαὶ τί χαχὸν οὐχὶ πασχόντων πᾶςα ἣ οἰκουμένη μεστὴ γέγονε προδοτῶν. On lit aussi, dans l’homélie de saint Basile contre les emprunteurs, ΟΠ80Ρ.1 : Ὁρῶν ἄν- Spa πρὸ τῶν γονάτων ἱχετεύοντα, τί οὐ ποιοῦντα ταπεινόν.
Page 18 : 1. Ἐπαπελθοῦσα τοῖς προαπελθοῦσι. Le supplice de la mère suivit en effet celui de ses sept fils.
Page 20: 1. Παρετάξαντο, ἔδαλον. Métaphores tirées des soldats qui se rangent en bataille et des archers qui lancent des traits. Les Pères de l’Église, lorsqu'ils racontent les luttes des martyrs, se servent toujours des mêmes termes que pour la guerre ou les jeux du cirque.
— 2. Οὐ μὰ τούς, etc. C'est la formule du célèbre serment de Démosthène dans son Discours sur la couronne, lorsqu'il jure par les mânes des héros morts à Marathon que sa politique a toujours été digne de la grandeur d'Athènes.
Page 22 : 1. Ὁ ναὸς οὗτος. Le temple de Jérusalem.
Page 24 : 1. Τιμησόμεθα. Futur moyen employé avec une significa-
62 NOTES
tion passive, ce qui est assez fréquent chez les écrivains attiques, et principalement chez Xénophon.
Page 26 : 1. Στῦλος.... ὡδήγει. La colonne qui conduisit les Hébreux à travers le désert. Voy. Exode, chap. ΧΠῚ, v. 21.— Θάλασσα διΐστατο. Voyez Exode, chap. χιν, v. 21.
— 2. Ποταμός ἵστατο. Le Jourdain. Voy. Josué, chap. 11, w. 16.
— 3. Ἥλιος ἀνεχόπτετο. Voy. Josué, chap. x, τ. 13.
— 4. “Agros ὕετο. Sur la manne qui tomba du ciel pendant le séiour des Hébreux dans le désert, voy. Exode, chap. xvt, v. 14 et 15.
— 5. Χειρῶν ἔχτασις, etc. Voy. Exode, chap. xIwW, w. 91 et Suiy.
— 6. ὯΩν θῆρες, etc. Voy. Daniel, chap. x1v, v. 30; chap. 11, w- 45 et sui.
Page 30 : 1. Οὐ μιαροφαγήσομεν. Le vieil Éléazar venaït d’être livré au supplice pour avoir refusé de manger de l’un des mets interdits par la loi de Moïse.
Page 32 : 1. Ζέει, est transporté de colère. Zéw se dit proprement de l’eau qui bout. Nous avons aussi des expressions équivalentes : Il bouillait de colère ; le sang me bout, etc.
— 2. Καλὸν..., ἀδελφοί. Psaume cxxxn1, v. 1 : Τί χαλὸν ἢ τέ τερπνὸν. ἀλλ᾽ ἢ τὸ χατοιχεῖν ἀδελφοὺς ἐπὶ τὸ αὐτό: « Ah! que c’est une chose bonne et agréable, que les frères soient unis ensemble! »
Page 36 : 1. Πολνυάνδριον. Ce mot désigne le lien public οἱ l'on enterrait les pauvres, le cimetière commun. Leschrétiens se servaient déjà du mot χοιμητήριον (champ de sommeil ou de repos) lorsqu'ils parlaient de leurs sépultures ; mais il ne faut pas oublier que les Machabées étaient juifs.
Page 38 : 1. Τί où λέγουσα τῶν πρὸς νίχην ἐπαλειφόντων ; Sur gette tournure interrogative, voy. la note 3 de la page 16. — Ἔπαλε-φόντων. On arrosait d'huile le corps de l’athlète, au moment où il allait entrer dans la lice, afin que son adversaire eût moins de prise sur lui.
Page 40 : 5. ᾿Ολυμπιονίχης. Les jeux olympiques se célébraïienten Élide tous les cinq ans.
Page 42 : 1. Οὐ διαῤῥήξω χιτῶνα. Chez les Juifs, et en général chez tous les peuples orientaux, on déchirait ses habits dans les grandes afictions.
— 2, Τὰς συνθρηνούσας. Les parents et les amis du mort se réunissaient pendant plusieurs jours avant les funérailles pour pleurer ensemble. 11 n’est donc pas question ici de pleureuses à gages.
— 3. Ἄρτον πένθιμον. C’est le pain azyme, ou pain sans levain, que les Juifs mangent encore pendant les temps de jeûne.
Page 44 : 1. Παρανάλωσεν. Attique, pour παρηνάλωσεν OU παρανἦλωσεν.
— 3. Phinéès, fils du grand prêtre Éléazar, petit-fils du grand prêtre Aaron. Il se rendit agréable à Dieu en punissant une profanation, et Dieu lui promit qu’il succéderait à son père dans la charge de grand prêtre. Voy. le livre des Nombres, chap. xxv, v. ὕ et suiv.
— 3. Anne, femme juive, après avoir été longtemps stérile, devint mère de Samuel et le consacra au Seigneur ; Samuel fut le dernier juge des Hébreux.
Page 46 : 1. Ὑπὲρ χιόνα, etc. Jérémie, Lamentations, chap.1v, v. 7: « Les Nazaréens étaient plus blancs que la neige, plus purs que le lait, plus rouges que l’ancien ivoire, et plus beaux que le saphir. »
Page 48 : 1. Ὡς ἐπὶ νυμφῶνα. Ces détails sont tirés par saint Grégoire du livre de Josèphe que nous avons indiqué. On ylit, chap. ΧΙ: Ἔλεγον δὲ za τῶν δορυφόρων τινὲς ὡς, ὅτε ἔμελλεν χαὶ αὐτὴ συλγαμθάνεσθαι πρὸς θάνατον, ἵνα μὴ ψαύσε!έν τις τοῦ σώματος ἑαυτῆς, ἑαυτὴν ἔῤῥιψεν χατὰ τῆς πυρᾶς.
— ?. Kai... μυστήριον, et faisant de sa mort une dernière expiation. Μυστήριον désigne proprement les cérémonies de l'initiation dans lesquelles on purifiait les néophytes.
Page 50 : 1. Ἰεφθάε. Jephté, juge d'Israël, fit vœu à Dieu, s’il remportait la victoire sur les Ammonites, de lui offrir en holocauste la première personne qui se présenterait à lui à son retour. Ce fut sa fille qui vint au-devant de lui la première. Voy. Juges, chap. x1, v. 30 et suiv.
Page 52 : 1. Τῶν Δανιὴλ ἄθλων. Daniel ayant refusé de sacrifier aux faux dieux fut jeté dans la fosse aux lions, d’où il sortit vivant. Voy. Daniel, chap. vi, v. 16 et suiv.
— 2. Τῶν ἐν Ἀσσυρίαᾳ νεανίσχων. Il s’agit des jeunes Israélites que le roi élevait pour le service de sa table, et qu'il fit jeter dans une fournaise ardente. Voy. Daniel, chap. 111, v. 12 et suiv.
Page 54 : 1. Ὡς ἐπὶ ξυροῦ εἱστήχει, Expression proverbiale ; on dit
ἐπὶ ξυροῦ ἀχμῆς ἵστασθαι, ἐπὶ ξυροῦ εἶναι ou ἔχεσθαι, être sur le tranchant du rasoir, c’est-à-dire être dans un moment critique. Heyne : Ductum est a momento quo culter tonsorius iam admotus est cuti. Homère, Iliade, X, 173:
— ῶ. Σέλευχον. Séleucus IV, surnommé Philopator, admirant les vertus du grand prêtre Onias, fournissait à l'entretien du temple ; c'était 16 frère aïné, et non pas le père d’Antiochus Épiphane.
— 3. Σίμωνα. C'est Séleucus Philopator, et non pas Antiochus Épiphane, qui fut appelé en Judée par Simon, trésorier du temple de la tribu de Benjamin; Antiochus fut introduit dans Jérusalem par Ménélas, fils de Simon, et meurtrier d’Onias.
Page 56 : 1. Τὸν χαϑ᾽ ἡμέραν Ἀντίοχον, l’Antiochus de tous les jours. Saint Grégoire désigne par ces mots le diable, qui excite sans cesse en nous les mauvaises passions.
Page 58: 1. Γινώσχων... τῶν ἰδίων. Évangile selon saint Jean, ch. x, v. 14: Ἐγώ εἶμ: ὁ ποιμὴν ὁ χαλὸς, ai γινώσχω τὰ ἐμὰ χαὶ γινώ-σχουσίν Le τὰ ἐμά. « Pour moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. »
— 2. Ὁμολογούμενός τε χαὶ ὁμολογῶν. Évangile selon saïnt Matthieu, chap. x, Υ. 32: « Quiconque me confessera et me reconnaitra devant les hommes, je le reconnaïtrai et le confesserai aussi moimême devant mon Père qui est dans les cieux. »
— 3. Δοξαζόμενό: τε χαὶ δοξάζων. Les Rois, livre 1, chap. n, v. 30 : Τοὺς δοξάζοντάς με δοξάσω. « Je glorifierai quiconque m’aura rendu gloire. »
CT
NOTICE