VI. « Cesse donc
promettant (de promettre) à nous
les biens petits
et dignes de rien (de nulle vaieur) :
car nous ne nous honorerons pas
des choses déshonorantes,
et ne gagnerons pas
des choses dommageables ;
nous ne trafiquerons pas
si malheureusement.
Cesse aussi menaçant (de menacer),
ou nous menacerons-à-notre-tour
26 OMIAÏIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MA&XKABAIOYS.
4 ΄ \ / 4 # & ἰὴ Fe” πρὸς τουτῳ τὰ ἥμέτερα χολαστήρια. "ἔχομεν χαὶ “ἡμεῖς πῦρ, & \ LA ΄ 4 \ τοὺς διώχτας χολάζομεν. Οἴει πρὸς ἔθνη χαὶ πόλεις εἶναί σοι τὸν 3 ᾿ / \ 2 o 4 T € A LA ἀγῶνα, καὶ βασιλέων τοὺς ἀνανδροτάτους, ὧν of μὲν χρατησουιν 7 σιν, οἵ δὲ ἴσως ἡττηθήσονται: οὐδὲ γὰρ περὶ τηλιχούτων αὐτοῖς € LAS 1 LA ts La ἘΞ LA e \ 1 4 6 xivôuvoc. Πρὸς νόμον Θεοῦ παρατάσσὴῇ, πρὸς πλάχας θεοχα- LA ἢ , Al , \ "4 Lé \ ράχτους, πρὸς πάτρια χαὶ λόγῳ χαὶ χρόνῳ τετιμημένᾳ, “πρὸς 30 ) \ € \ -ο-Ὁ ! es o 7, # ἀδελφοὺς ἑπτὰ μιὰ ψυχῇ συνδεδεμένους, ἑπτὰ τροπαίοις σε στηλιτεύσοντας, ὧν χρατῆσαι μὲν οὐ μέγα, ἡττηθῆναι δὲ χαὶ λίαν αἰσχρόν.
Ἂν 7) CSS , : A." # «a 4 a - "“ - XAL Ἥλιος AVEXOTMTETO , XXL αρτος ὑετο΄. χαι χειρῶν εχτᾶάσις
> “ 12 ΝΥ 3% 8 ss : ἝΞ - 6 £ ξτιων} “ Φ 72 LE τ £TCOTOUTO HU pt ας οι EU v D4/ λουσα ὧν θῆρες Ὥττωντο,
faiblesse et nos vengeances. Nous aussi, nous ayons du feu pour châtier les persécuteurs. Crois-tu avoir affaire à des nations, à des villes et aux plus lâches des rois, qui peuxent vaincre ou être vaineus, car ils ne luttent pas pour de si précieux objets ? Tu déclares la guerre à la loi de Dieu, aux tables écrites par Dieu même, aux institutions de nos pères, que la raison et le temps ont consacrées, à sept frères qu’unit une même âme, et qui graveront ta honte sur sept trophées; car, s’il est peu glorieux de les vaincre, ce serait le comble du déshonneur d’être vaincu par eux.
a Nous sommes le sang et les disciples de ces hommes que-conduisait une colonne de feu et de nuée, pour qui la mer s’entr'ouvrait, les fleuves suspendaient leur cours, le soleil arrêtait sa marche, pour qui le pain tombait du ciel, dont les mains étenduesmettaient en déroute des milliers de guerriers vaincus par la prière jquistriomphaïent des bêtes féroces, que le feu ne touchait point, et devant
Οἴει τὸν ἀγῶνα εἶναί co:
de devoir manifester la faiblesse de et outre cela | toi, nos châtiments.
Nous avons aussi nous du feu, avec lequel nous châtions les persécuteurs.
Penses-tu le combat être à toi contre des nations et des villes, et contre les plus lâches des rois, dont les uns vaincront, [eus ?
les autres peut-être seront vaincar le risque n’est pas non plus àeux sur de si-grands objets.
Tu te ranges-en-bataille contre la loi de Dieu, contre les tables gravées-par-Dieu, contre des coutumes paternelles honorées et par la raison etpar le temps, contre sept frères unis-ensemble par une seule âme, qui inscriront-sur-des-colonnes toi par sept trophées, [grande, desquels triompher n’est pas chose mais par lesqueis être vaincu est chose même fort honteuse.
« Noussommes et la race et les disciples de ceux-là, que guidait une colonne de feu et de nuée, pour qui une mer s’entr'ouvrait, et un fleuve s’arrêtait, et le soleil s’interrompait, et du pain pleuvait, et une élévation de mains mettait-en-déroute des myriades, les frappant par des prières; par qui les bêtes étaient vaincues, et à quile feu ne touchait pas,
28 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
« Εἴπωμέν τι χαὶ τῶν σοι γνωρίμων. ᾿Ελεαζάρου μύσται € + De TN SURF # Il Ε 17 A 2 ἡμεῖς, οὗ τὴν ἀνδρείαν ἔγνως. Προηγωνίσατο πατὴρ, ἐπαγωνιοῦνται παῖδες" ἀπῆλθεν 6 ἱερεὺς, ἐπαχολουθήσε: τὰ θύματα. Πολλὰ δεδίττη " πρὸς πλείω παρεσχευάσμεθα. TE χαὶ δράσεις ἡμᾶς, ὑπερήφανε, ταῖς ἀπειλαῖς; τί rat πεισόμεθα : Οὐδὲν ἰσχυ-
ρότερον τῶν πάντα παθεῖν ἑτοίμων. Ὦ Sur, τί μέλλετε; τί
- s/ , \ , 53: δ — 5 L4 LE " \ € ἀναδύεσθε: τι το προσταγμα τ χρη τον ανᾶμιενετε: που τὰ
ει - - - A ξίφη; ποῦ τὰ δεσμά; Ζητῶ τὸ τάχος. Πλεῖον ἀναπτέσθω τὸ Le ΄ - - LA e / , , πῦρ᾽ οἱ θῆρες ἐνεργέστεροι, ai στρέδλαι περιεργότεραι, πάντα ἔστω βασιλιχὰ χαὶ πολυτελέστερα. ᾿γὼ πρωτότοχός εἶμι,
ci, - € ,> s 14 Ἂ πρῶτον με χαθι τέρωσον" ἐγὼ τελευταῖος, ἣ τάξις ἐναυειφθήτω
qui des rois se retiraient pleins d’admiration pour leur grande âme.
« Mais, pour te rappeler ce qui est connu de toi, nous sommes les disciples d’Éléazar, dont tu as éprouvé le courage. Le père a combattu le premier, les fils combattront après lui; le prêtre s’en est allé, les victimes le suivront, Pour nous effrayer, tu nous fais voir mille tortures; nous sommes préparés à en subir davantage. Que uous feront tes menaces, prince orgueilleux ? qu’aurons-nous à souffrir? Rien n’est plus fort que des hommes prêts à toutes les douleurs. Et vous, bourreaux, pourquoi tarder? pourquoi reculer? pourquoi attendre les ordres de ce bon maître ? Où sont les épées ? où sont les liens ? Ne me faites pas languir. Attisez encore la flamme ; irritez les bêtes féroces, perfectionnez les instruments de torture ; que tout se ressente de la munificence d’un roi. Moi, je suis l’aîné,
immole-moi le premier ; moi, je suis le plus jeune, que l’on change
Τί χαὶ δράσεις ἡμᾶς ταῖς ἀπειλαῖς, ὑπερήφανε; τί ai πεισόμεθα ; Οὐδὲν ἰσχυρότερον τῶν ἑτοίμων παθεῖν πάντα.
οἱ θῆρες ἐνεργέστεροι, ai στρέδλαι περιεργότεραι,
et de qui admirant la noblesse des rois s’en allaient,
« Disons quelqu’une aussi des choses connues de toi. Nous sommes les initiés (disciples ) d'Éléazar, dont tu asconnu le courage.
Le père a combattu-avant les fils, les fils combattront-après le père ; le prêtre s’en est allé, les victimes suivront.
Tu présentes-pour-effrayer beaucoup de choses; nous sommes préparés contre de plus nombreuses.
Quoi aussi feras-tu à nous par les menaces, ὁ roi orgueilleux ὃ quoi encore souffrirons-nous ?
Rien n’est plus fort que ceux prêts à souffrir tout.
C bourreaux, pourquoi tardez-vous ?
et pourquoi reculez-vous ?
pourquoi attendez-vous [maïître)?
le commandement bon (de ce bon où sont les glaives? où les liens ?
Je cherche (demande) la rapidité.
Que le feu soit allumé plus considérable ; que les bêtes soient plus actives, les instrnments-de-torture plus recherchés, que toutes choses soient dignes-d’un-roi et plus magnifiques.
Moi je suis le premier-né, consacre (immole)-moi le premier, moi je suis le dernier, que le rang soit changé pour moi;
30 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOY®.
# Fe x En δ - , ü - Β ἔστω τις Hal τῶν μέσων ἐν πρώτοις, ἵνα τιμηθῶμεν icoμοιρία.
[EN a/ « -
\ λλ LA 2 ΄- “ ” \ LA Ζ - LA t καὶ πολλάκις ἐροῦμεν τὸν αὐτὸν λόγον" οὐ μιαροφαγήσομεν᾽,
-Ὲ 2 ΓΑ “-“- \ LA A # 4 - οὐχ ἐνδώσομεν. Θᾶττον σὺ σεξασθήση τὰ ἡμέτερα; À τοῖς σοῖς - ὙΣ δ' ---“- 3 ἡμεῖς εἴξομεν. Κεφάλαιον τοῦ λόγου" ἢ χαινότερα ἐπινόησον χολαστήρια, ἢ τὰ παρόντα ἴσθι καταφρονούμενα. » r es \ \
VII. Ταῦτα μὲν. πρὸς τὸν. τύραννον: ἃ δὲ ἀλλήλοις διεχε-- NC a 91 “- € € 4 A ve \ \ ν᾿ λεύοντο, ἃ δὲ παρεῖχον δρᾶν, ὡς χαλά τε χαὶ ἱερὰ, καὶ παντὸς “ , \ , - LA ἘΞ ἄλλου θεάματος χαὶ ἀχούσματος ἡδίω τοῖς φιλοθέοις ! ΓἜγωγ᾽ οὖν
? \ «» . ΡῚ LA À LA \ ΕἸ CET. 2 Le αὐτὸς ἡδονῆς ἐμπίπλαμαι μνημονεύων, καὶ μετ᾽ αὐτῶν ἀθλούν- \ La # “- = τῶν εἰμὶ τῇ διανοία, καὶ τῷ διηγήματι καλλωπίζομαι. , , ES Περιέδαλλον ἀλλήλους, περιεπτύσσοντο" πανήγυρις. ἣν ὡς
ce. 1, , * ἐπ᾿ ἄθλοις τετελεσμένοις. «᾿Ἴωμεν, ἀδελφοὶ, πρὸς τοὺς χινδύνους"
mon rang ; que l’on mette aussi parmi les premiers un de-ceux du milieu, afin que les honneurs soient égaux entre nous.
« Quoi! tu nous épargnes? attends-tu donc que nous tenions un autre langage ? Nous te répéterons encore, nous te redirons mille fois les mêmes paroles : Nous ne prendrons point d’aliments impurs, nous ne fléchirons point. Toi-même tu révéreras nos lois:avant que nous nous soumettions aux tiennes. En un mot, imagine deenouveaux châtiments, ou sache que nous méprisons ceux que tu nous as préparés. »
VIL Voilà ce qu'ils disaïent au tyran; quant aux encouragements qu'ils s’adressaient entre eux et au spectacle qu’ils offraient, combien ils étaient beaux et saints, combien plus agréables aux.âmes pieuses que tout ce qu’il est possible de voir ou d’entendret! J'éprouve à rappeler tout cela un plaisir infini; je suis par Japensée. avec les athlètes, et ce récit me remplit de fierté,
Ds se pressaient, ils s’embrassaient ; c'était une fête comme lorsque les combats du cirque sont terminés. « Allons, frères, s’écriaient-
«ἰΦείδῃ δὲ; προσδοχᾷς τι, τυχὸν, χαὶ τῶν ἐναντίων ; Πάλιν χαὶ πολλάχις ἐροῦμεν τὸν αὐτὸν λόγον᾽ OÙ μιαροφαγήσομεν, οὐκ ἐνδώσομεν.
Κεφάλαιον τοῦ λόγον " ἢ ἐπινόησον χολαστήρια χαινότερα, ἢ ἴσθι τὰ παρόντα χαταφρονούμενα. D VIL. Ταῦτα μὲν πρὸς τὸν τύραννον ἃ δὲ διεχελεύοντο ἀλλήλοις, ἃ δὲ παρεῖχον ὁρᾷν, ὡς χαλά τε καὶ ἱερὰ, χαὶ ἡδίω τοῖς φιλοθέοις παντὸς ἄλλον θεάματος χαὶ ἀκούσματος !
que quelqu'un aussi de ceux du-misoit parmi les premiers, afin que nous soyons honorés par un partage-égal.
« Mais tu nous épargnes?
tu attends quelqn’une, peut-être, aussi des paroles contraires?
De nouveau et plusieurs-fois
nous dirons le même discours; nous ne mangerons-pas-de-viandesnous ne fléchirons pas. [impures Tu révéreras nos lois plus vite
que nous ne céderons aux tiennes.
Voici le résumé du discours :
ou imagine
des châtiments plus nouveaux, ousache queles châtimentsprésents sont méprisés denous. »
ὙΠ]. Jls disaient ces paroles au tyran; [exhortation mais celles qu’ils se disaient-enles uns aux autres, et Les choses qu’ils offraient à voir, combien elles étaient et belles et saintes, et plus agréables à ceux qui-aiment-Dieu que tout autre spectacle et toute autre audition!
Moi-même donc me les rappelant je suis rempli de joie, et je suis par la pensée avec ceux qui luttent eux-mêmes, et je m’enorgueillis du récit.
Ils s’enveloppaient 165. uns los ils s’enlaçaient ; [autres, c'était une fête comme après des jeux achevés.
«Frères, s’écriaient-ils, allons vers les dangers ;
ΤΕ [lieu
22 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
nov” ἴωμεν, ἐπειγώμεθα, ἕως ζέει' χαθ᾽ ἡμῶν 6 τύραννος, μή Ὁ \ οὉ
ἃ EPS - NN , δ᾽ Ἐς N T/ “ A » ΄
ὑπὲρ ἀρετῆς συγχινδυνεύοντες. Εἰ μὲν οἷόν τε ἦν, χαὶ τοῖς σώ-- PEL LS ΄ cr “- ἢ - τ “
> - ΄ 3 \ ai 4 Pas x ΄
ματα εἰσενέγχωμεν. Τί γὰρ; κἂν μὴ νῦν ἀποθάνωμεν, où τεθνη--
* A] θ ΝΘ ᾿ οὗ τ 14 - σῶν 2 λό ᾶ Àe ΄, à
Ποιήσωμεν τὴν ἀνάγχην φιλοτιμίαν, σοφισώμεθα τὴν διάλυσιν, \ Fe.
A το ei NY λό! D A1 Κ 3 4 \ κὦ ουν μων EGTU φι ονυχος, μη ἄτολμος. Ἀπογνώτω XAL τῶν
ils, allons au supplice ; hâtons-nous, tandis que le tyran est bouillant de colère; craignons qu'il ne s’amollisse et ne nous condamne au salut. Le banquet est préparé, ne tardons pas. Il est beau que des frères habitent ensemble, s’asseyent à la même table, marchent sous le même bouclier ; il est plus beau encore que des frères partagent les mêmes périls pour la vertu. Si nous l’avions pu, nous aurions lutté avec nos corps mêmes pour les institutions de nos pères; c'était là aussi une mort glorieuse. Mais puisque l’occasion ne le comporte pas, offrons nos corps mêmes en sacrifice. Eh! quoi, si nous ne mourons pas aujourd'hui, serons-nous à jamais dispensés de mourir? ne payerons-nous pas la dette que nous avons contractée en naissant? Faisons de la nécessité un point d'honneur, tourrons la mort à notre avantage, cherchons dans la loi commune un titre particulier de gloire, achetons la vie par le trépas. Que nul de nous
ne laisse voir qu'il regrette l'existence ou que son âme faiblit. Que
χαὶ ἂν μὴ ἀποθάνωμεν νῦν, où τεθνηξόμεθα πάντως; οὐ λειτουργήσομεν
allons, pressons-nous,
tandis que le tyran
bout contre nous, [que chose, de peur qu’il ne soit amolli en quelet que nous ne soyons condamnés au salut.
Un grand-banquet est-prêt,
ne restons-pas-en-arrière.
Des frères à la vérité
et habitant les uns avec les autres et célébrant-des-festins-ensemble et marchant-sous-le-même-bouclier sont une chose belle; [ensemble mais des frères courant-des-risquespour la vertu
sont une chose plus belle.
Si cela avait été possible,
nous aurions combattu
aussi avec nos corps
pour les coutumes de-la-patrie; aussi cette mort-là
estune des morts dignes-de-louange.
Mais puisque ce n’est pasle moment de cette mort,
offrons nos corps eux-mêmes.
Quoi en effet ? [tenant, même si nous ne mourons pas mainne mourrons-nous pas du tout?
n’acquitterons-nous pas |sance?
les choses dues à (la dette de) la nais- Faisons de la nécessité
un point-d’honneur tirons-habilement-parti
de la dissolution (mort),
faisons dela chosecommune à {ous une chose quinoussoit particulière, achetons la vie par la mort.
Que quelqu'un donc de nous
ne soit pas ami-de-la-vie,
ni sans-courage. Ἢ
34 CMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥΣ MAKKABAIOYS.
΄ - A τ LU La ! σεως * ἡμῖν δὲ τοῦτο ἐμπεπήχθω πᾶσιν ὁμοίως, πανοικεσίᾳ στε- - \ ΄ - LENS SEULE PR \ 4 φανωθῆναι, χαὶ μή τινα λαθεῖν μερίδα ἐξ ἡμῶν τὸν διώχτην, τω LA
-“- EL / 59 \ x τ , v. 1 Φανῶμεν ἀλλήλων ἀδελφοὶ, χαὶ τῇ γενέσει χαὶ τῇ μεταστάσει,
Al δ
æ 2 χαὶ πάντες ὡς εἷς χινδυνεύσωμεν, χαὶ ἀντὶ πάντων ἕχαστος. ΥΥ 7 LA τ > c Al ᾿Ελεάζαρ, ὑπόδεξαι puireo,. ἐπαχολούθησον " “Ἱερουσαλὴμ:
le tyran, après s’être heurté contre nous, désespère de triompher des autres. Il établira l’ordre des supplices, mais nous, nous mettrous fin aux persécutions. Montrons tous pour un si grand objet l’ardeur d’un même zèle ; que le premier indique le chemin aux autres, que le dernier imprime le sceau à la victoire; soyons tous également résolus à être couronnés ensemble, et à ne pas permettre au persécuteur de s'emparer de l’un de nous, pour que, maître d’un seul, il ne puisse se vanter, dans l’emportement de sa démence, d’avoir vaincu tous les autres. Faisons voir que nous sommes frèresvet par la naissance et par la mort; combattons tous comme si nous n’étions qu'un, et chacun de nous, comme s’il luttait à la place de tous: Éléazar, reçois-nous; notre mère, suis-nous. Jérusalem, ensevelis glorieusement tes morts, si toutefois il reste quelque chose de nous
pour le tombeau; raconte notre fin, montre à la postérité et à ceux
Que le tyran
désespère aussi des aulres,
ayant rencontré nous,
Lui-même imposera l’ordre
aux dangers,
mais nous nous imposerons une fin à ceux qui sont persécutés (à la per- Ne différons en rien [sécution).
pour cela
par l’ardeur du zèle;
et que le premier [aux autres, soit un chemin (montre le chemin) et que le dernier {la lutte ; soit un sceau de (mette le sceau à) et que ceci soit imprimé
en nous tous également,
nous être couronnés {ble}, avec-toute-la-famille {tous ensemet le persécuteur
ne pas prendre quelque partie
de nous,
afin qu’il se glorifie de l'unique comme de tous,
étant enflammé par la perversité.
Montrons-nous frères
les uns des autres,
et par la naissance
et par l’émigration (la mort }.
et bravons-les-dangers
touscomme δὲ nous n'élions qu'un, et chacun chmme à-la-place-de tous.
Éléazar, recois-nous ;
mère, SuiS-NOUS ;
Jérusalem,
ensevelis magnifiquement
les morts de toi-même,
si quelque chose de nous
est laissé aux tombeaux ;
raconte les actions nôtres,
et montre à ceux de plus tari
36 OMIATA ΕΙΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
ι - M εὖ x CA ἕω χαὶ τοῖς σοῖς ὠρασταῖς τὸ τῆς μιᾶς γαστρὸς εὐσεδὲς πολυάν- Sptovi. »
VIII. Οἱ μὲν δὴ ταῦτα χαὶ εἰπόντες χαὶ πράξαντες, χαὶ ὡς “Ὁ 57 2 ER! 4) 7 2 A - « LA A À 40 συῶν ὀδόντες ἀλλήλους θήξαντες, ἐν τάξει τῆς ἡλιχίας χαὶ ἰσό-- Titi τῆς προθυμίας διεχαρτέρ Ἡδονὴ χαὶ θαῦμα τοῖς 6 entt τῆς προθυμίας διεχαρτέρουν. Ἣδονὴ χαὶ θαῦμα τοῖς ὅμο- = = / Al LA T “ | SE A 8 4 φύλοις * @060c χαὶ κατάπληξις τοῖς διώχουσιν, οἵ, χατὰ παντὸς
[Si
Ἢ δὲ γενναία μήτηρ, χαὶ ὄντως ἐχείνων, τῶν τοσούτων χαὶ τοιούτων τὴν ἀρετὴν, τὸ μέγα τοῦ νόμου θρέμμα χαὶ μεγαλόψυγον, τέως μὲν χαρᾷ χαὶ φόδῳ σύμμικτος ἦν, καὶ δύο παθῶν ἐν μεταιχμίῳ " χαρᾷ, διὰ τὴν ἀνδρείαν καὶ τὰ δρώμενα " φόδῳ, διὰ τὸ μέλλον χαὶ τὴν ὑπερύολὴν τῶν χολάσεων ᾿ χαὶ ὡς νεοσσοὺς ὄρνις, ὄφεως προσερπύζοντος, ἤ τινος ἄλλου τῶν ἐπιδούλων, qui t’aiment la sépulture pieuse qu'a peuplée le sein d’une seule femme. »
VIIL. Telles furent leurs paroles et leurs actions ; semblables à des sangliers qui aiguisent leurs défenses l’une contre l’autre, ils souffrirent suivant le rang de leur âge et avec une égale constance. Ils rempiirent de joie et d’admiration leurs compatriotes; ils frappèrent de stupeur et d’épouvante ces persécuteurs qui, venus pour faire la guerre à une nation tout entière , se voyaient vaincus par l’union de sept frères combattant pour la piété, et contraints de renoncer à tout espoir de réduire les autres.
Cependant leur généreuse mère, mère vraiment digne de fils si uobles et si courageux, grand et sublime cœur formé par la loi, avait été partagée d’abord entre la joie et la crainte, suspendue entre deux sentiments divers : elle était joyeuse du courage de ses enfants et du spectacle qu’elle avait sous les yeux ; elle craignait l'avenir et l'excès des supplices. Semblable à l'oiseau qui, à l'approche d’un serpent ou de quelque autre ennemi, voltige en criant autour de ses petits |
et à tes amis le cimetière pieux [seule mère). »
du sein unique ( des fils d’une
Vi. Ceux-ci donc et ayant dit et ayant fait ces choses, et s'étant aiguisés les uns les autres comme s’aiguisent des dents de sanenduraient-les-souffrances [gliers, dans l’ordre de l’âge et l'égalité de l’ardeur.
Sujet de joie et d’admiration pour ceux du-même-peuple ; sujet de crainte et de saisissement pour ceux qui Les persécutaient, qui, ayant-entrepris-une-expédition contre la nation tout-entière, furent vaincus tellement par l’union-d’âme de sept frères combattant pour la piété, que eux n'avoir plus les espérances bonnes au-sujet des autres.
Mais la généreuse mère, et réellement mère de ceux-là, ceux si-grands et tels par la vertu, [par) la loi ce nourrisson de (caractère formé grand et à-l’âme-grande, jusque-là à la vérité était mélangée de joie et de crainte, et au milieu de deux sentiments :
de joie, à-cause-de la valeur deses fils et des choses vues par elle; de crainte, à-cause-de l’avenir et de l’excès des châtiments ; et comme un oiseau vole autour de ses petits,
un serpent rampant-vers-eur ,
38 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
Lé
a \ ,ὕ “- ἪἬἪ οπαζε τὰς ῥανίοας TOU αἵ ὑατος, Ü πεόεχετο τὰ λαχίσματα τῶν
. Ἂς , \ , Ἁ A μελῶν, mpocénüver τὰ λείψανα " τὸν μὲν συνέλεγε; τὸν δὲ παρτ-
ee 25 5 > εδίδου, τὸν δὲ παρεσκεύαζεν. ᾿Επεφώνει πᾶσιν" « Εύγε, ὦ mai-
dec, εὖγε, ἄριστε
LA
’ ΒΞ = \ τ LA ᾿ μένης ὑμᾶς πόλεως χαὶ εἰς τόδε ἀρετῆς προαγούσης" ἔτι μικρὸν;
\ ’ σ΄ / € \ es χαὶ νενικήκαμεν. Κεχμήχασιν οἵ βασανισταὶ, τοῦτο φοδοῦμαι
, + πὰ DEN 2 Ve à 2 3 αὖ 7 μόνον. ἔτι μικρὸν, xat μαχαρία υὲν ἐν μτρᾶσιν ἐγὼ, [LUXE
2 Α LA ριοι δὲ ὑμεῖς ἐν γέοις. ᾿Αλλὰ ποθεῖτε τὴν υττέρα: OÙx ἀπο-
elle s’empressait autour d'eux, les exhortait, les suppliait, s’unissait à leurs combats, et ne ménageait ni la parole ni l’action pour les animer à la victoire. Elle recueillait les gouttes de leur sang, les Jambeaux de leurs chairs, et embrassait ces tristes restes: ellerecevait lun dans ses bras, livrait l’autre, en préparait un troïsième. Elle leur criait à tous : « Courage, mes enfants, courage, mes héros, courage, vous dont les corps n’ont presque rien de corporel; courage, défenseurs de la loi, de mes cheveux blancs, de cette ville qui vous a nourris et vous a élevés à un tel degré de vertu; un moment encore, et nous avons vaincu. Les bourreaux se lassent, voilà ma seule crainte. Un moment encore, et nous serons heureux, moi entre
les mères, et vous entre les jeunes gens. Regrettez-vous votre mère?
ou quelque autre
des animaux ennemis,
elle volait-autour-d’eur, criait-autour-d’eux,
les exhortait,
combattait-avec eux,
laquelle à la vérité ne disant pas, et laquelle ne faisant pas
des choses qui oignent (excitent, en-vue-de la victoire ?
Elle saisissait
les gouttes du sang,
elle recueillait
les lambeaux des membres,
elle embrassait ces restes;
elle recevait celui-ci mort,
et elle livrait celui-là,
et elle préparait celui-là.
Elle criait à tous :
« Courage, ὁ enfants,
courage, mes vaillants-guerriers, courage,
vous qui tes presque sans-corps dans des corps,
courage, défenseurs de la loi
et de ma chevelure blanche,
et de la ville
qui a nourri vous
et qui vous fait-avancer
à ce point de vertu;
encore un peu,
et nous avons vaincu,
Les bourreaux sont lassés,
je crains ceci seul.
Encore un peu,
et je serai bienheureuse
entre les mères,
et vousserez bienheureux
entre les jeunes gens.
Mais regrettez-vous votre mère ?
40 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ ΜΑΚΚΑΡΑΙΟΥ͂Σ, λείψομαι ὑμῶν, τοῦτο ὑμῖν ὑπισχνοῦμαι" οὐχ οὕτως ἐγὼ μισό-
TEXVOG. »
IX. ᾿Επεὶ δὲ τελειωθέντας εἶδε, καὶ τὸ ἀσφαλὲς εἶχεν Ex τῆς συμπληρώσεως, διάρασα τὴν χεφαλὴν μάλα φαιδρῶς, ὥσπερ τις 50 ΠΑΝ ΑΝ VERNON PO ἘΞ ΄ VEN AR SLR Ὀλυμπιονίκης ἢ, ἐν bbn τῷ φρονήματι, καὶ τὰς χεῖρας ἐχτείγασα, μεγάλη χαὶ λαμπρᾷ τῇ φωνῇ « Εὐχαριστῶ σοι, φησὶ, Πάτερ ἅγιε, καί σοι, παιδευτὰ voue, καί σοι, πάτερ ἡμῶν χαὶ
\ = / “ ee On 1 m1 \ φοῖ. τῳ προαγωνιστὰ τῶν τέχνων τῶν σῶν ᾿Ελεάζαρ, ὅτι τὸν τῶν ἐμῶν > n/ \ "7, \ o LA > | 4 Ὁ ὠδίνων καρπὸν παρεδέξασθε, χαὶ ὅτι μήτηρ ἐγενόμην πασῶν μητέρων ἱερωτέρα. Οὐδὲν ὑπελειπόμην χόσμῳ, πάντα Θεῷ
LAN 3 Dix x \ EE. / Γ᾿ # παραδέδωχα, τὸν ἐμὸν θησαυρὸν, τὰς ἐμὰς γηροχόμους ἐλπίδας. « ΡΥ ss - Li i € Ἐ τ , LA Ὡς μεγαλοπρεπῶς τετίμημαι: ὡς ὑπερδαλλόντως γεγηροχόμη-
- 5 ce A
, € - , / -" , € Ν᾽ ’, € οὖ μένους ὑμᾶς, πάντας στεφανίτας ἐθεασάμην. Qc εὐεργέτας δρῶ
Oh! je ne vous quitterai point, je vous le promets : je ne suis pas assez ennemie de mes enfants. »
IX. Quand elle les vit consommés, quand elle fut rassurée par l’accomplissement du martyre, relevant, comme le vainqueur des jeux d’Olympie, sa tête rayonnante d’une sublime fierté, les mains étendues, elle s’écria d’une voix éclatante : « Je te rends grâce, à toi, Père saint, à toi, loi sacrée qui nous as formés, à toi, Éléazar, notre père, qui as précédé tes enfants au combat; vous avez accueilli les fruits de mes entrailles, et je suis devenue par vous la plus sainte des mères. Je n’ai rien laissé au monde, j’ai tout abandonné à Dieu, mon trésor, les espérances de ma vieillesse, Quels magnifiques honpeurs je viens de recevoir ! quels nobles soins ont été rendus à mes vieux ans ! Je suis payée, Ô mes enfants, des peines que vous m’ayez coûtées : je vous ai vus combattre pour la vertu, j'ai contemplé la couronne sur tous vos fronts, Oui, je vois des bienfaiteurs dans ces