‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 93 sur 113 · SUR LE RETOUR DE L'ÉVÊQUE FLAVIEN · texte numérisé non relu

SUR LE RETOUR DE L'ÉVÊQUE FLAVIEN

Ι, ’Axo τῆς ῥήσεως, ἀπὸ ἧς ἀεὶ εἰώθειν προοιμιάζεσθαι πρὸς τὴν ὑμετέραν ἀγάπην παρὰ τὸν χαιρὸν τῶν χινδύνων; ἄρξομαι καὶ σήμερον ἀπὸ ταύτης τῆς αὐτῆς τοῦ λόγου πρὸς du, χαὶ ἐρῶ μετὰ ὑμῶν " Εὐλογητὸς ὁ Θεὸς, ὁ χαταξιώσας ἡμᾶς ἐπιτελέσαι σήμερον ταύτην τὴν ἱερὰν ἑορτὴν μετὰ χαρᾶς χαὶ εὐφροσύνης πολλῆς, χαὶ ἀποδοὺς τὴν χεφαλὴν τῷ σώματι, χαὶ τὸν ποιμένα τοῖς προδάτοις, τὸν διδάσχαλον τοῖς μαθηταῖς, τὸν στρατηγὸν τοῖς στρατιώταις, τὸν ἀρχιερέα τοῖς ἱερεῦσιν, Ἑυλογητὸς ὁ Θεὸς, ὃ ποιῶν ὑπερεχπερισσοῦ ὧν αἰτούμεθα ἢ νοοῦμεν.

Τὸ μὲν γὰρ ἀπαλλαγῆναι τῶν χαχῶν ἐπιχειμένων τέως ἐδόκει UT ἀρχοῦν

1, Par la parole, par laquelle toujours j’avais-coutume de faire-mon-exorde [chers frères) en parlant à votre affection (à vous, pendant le moment des dangers, je commencerai aussi aujourd’hui par cette parole même le discours que j’adresse à vous, et je dirai avec vous :

Béni soit le Dieu, celui qui a-bien-voulu nous accomplir aujourd’hui cette sainte fète avec allégresse et satisfaction grande, et qui a rendu la tête au corps, etle pasteur aux brebis, le maître aux disciples, le général aux soldats, le grand-prêtre aux prêtres.

Béni soit le Dieu, celui qui fait beaucoup-plus que les choses quenous demandons ou ayons-dans-l’esprit.

Car être débarrassés des maux [qu'ici placés (suspendus}-sur nos têtes jussemblait à nous suflisant,

RS né

8 OMIAIA ΕἸΣ ΤΗ͂Ν EITANOAON AABIANOY.

τὴν ἱχετηρίαν" ὃ δὲ φιλάνθρωπος Θεὸς, καὶ τῇ δόσει τὰς αἰτήσεις ce

ὑπερθολῆς, χαὶ τὸν πατέρα ἐδ. το τ“ s 1 € 1 JR AS

« μὰν « LA € \ A Ὁ

ἡμᾶς οὕτω ταχέως, ὡς χαὶ τὸ δ ἘΣ τὸ ἱερὸν δυνηθῆναι φθάσαι ΩΣ ΠΡ Ba Sat ee ’

φίαν: καὶ τὸν χεδῦ EN EN ER ς ο Ὁ

A \ 12 ee μὲν γὰρ διάδολος χαταδῦσα! πᾶσαν αὐτὴν ἐπεχείρησε διὰ τῶν

nos prières; mais le Dieu de bonté, qui par l'infinie grandeur de ses dons surpasse toujours nos demandes, nous rend notre père plus vite ‘ue nous n’eussions osé l’espérer. Qui aurait cru qu’en si peu de sours il s’éloignerait de nous, s’entretiendrait avec le prince, dissiperait nos dangers et reviendrait assez tôt pour devancer la sainte Pâque οἱ la célébrer avec nous? Et pourtant ce que nous ne pouvions attendre s’est réalisé; nous avons revu notre père, et nous en éprouvons d'autant plus de joie que nous le revoyons Contre notre espérance. Rendons grâce de tous ces bienfaits au Dieu de bonté, admirons sa puissance, sa clémence, sa sagesse et la protection dont

il a couvert cette ville. Le démon avait tenté de la détruire tout en-

HOMÉLIE SUR LE

et nous faisions toute notre supplication pour obtenir ceci ; mais le Dieu ami-des-hommes, et toujours vainquant (dépassant) par le don avec le (un) surcroît considérable les demandes de nous, aussi a rendu à nous notre père plus vite que toute espérance.

Car qui se serait attendu [nombreux) que dans des jours si petits (peu et il partira, et il s’entretiendra-avec le roi, et il dissipera les dangers, et de nouveau il reviendra vers nous si vite, que même avoir pu devancer la Pâque sainte et l’accomplir (la célébrer)avec nous?

Mais voici-que cette chose inattendue est arrivée, et nous avons recouvré notre père, et nous recueillons le plaisir plus grand pour le avoir recouvrélui maintenant au delà de (contre) notre espérance, Rendons-grâces donc pour toutes ces choses au Dieu ami-des-hommes, et admirons la puissance de lui, et son amitié-pour-les-1omumes, et sa sagesse, et la protection celle qui a eu-lieu pour la ville, Car le diable a tenté de submerger elle tout-entière par les choses qui ont été osées ;

ΤΌ OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ ἘΠΆΝΟΔΟΝ ΦΛΑΒΡΑΝΟΥ.

LE

τολιηθέντων" ὃ ὃὲ Θεὸς καὶ τὴν πόλιν χαὶ τὸν ἱερέα χαὶ τὸν βασιλέα διὰ ταύτης ἐκόσμησε τῆς συμφορᾶς, καὶ λαμπροτέρους πάντας US

IT. Ἡ πόλις μὲν γὰρ ὐδοχίμησεν, ὅτι, χινδύνου τοιούτου sadidihe παραδραμοῦσα πάντας τοὺς ἐν δυναστείαις, τοὺς

πλοῦτον πολὺν πεοιδεδλημένους, τοὺς μεγάλην παρὰ βασιλεῖ δύναμιν ἔχοντας, ἐπὶ τὴν ᾿Εχχλησίαν χαὶ τὸν ἱερέα τοῦ Θεοῦ χατέφυγε, χαὶ μετὰ πολλῆς τῆς πίστεως τῆς ἄνωθεν ἑαυτὴν ἐξεχρέμασεν ἐλπίδος. Πολλῶν γοῦν μετὰ τὴν ἀποδημίαν τοῦ χοι-νοῦ πατέρος τοὺς τὸ δεσμωτήριον οἰκοῦντας ' θορυδούντων, χαὶ λεγόντων ὡς οὐκ ἀφίησι τῆς ὀργῆς ὃ βασιλεὺς, ἀλλὰ παροξύνεται μειζόνως, χαὶ περὶ χατασχαφῆς δλοχλήρου τῆς πόλεως βουλεύεται, χαὶ ἕτερα πολλῷ ᾧ πλείονα τούτων θρυλλούντων, οἱ δεδεμέvor τότε οὐδὲν ἐγίνοντο ἐχ τῆς φήμης ταύτης δειλότεροι" ἀλλ᾽

PR , “ τ \ , ἡμῶν λεγόντων ὡς Ψευδὴ ταῦτα, χαὶ διαδόλου μαγγανείας ἐστὶν

tière en lui inspirant tant d’audace ; mais Dieu s’est servi de ce malheur pour illustrer et la ville et le prêtre et le prince, etpour rehausser encore leur éclat.

Il. La ville s’est honorée en ce que, dans un si grand et sisoudain péril, dédaignant tous ceux qui exercent l’autorité, tous ceux que revêt l’opulence, tous ceux dont l'influence est grande auprès de l’empereur, elle ἃ cherché son refuge vers l'Église, vers le prêtre de Dieu, et qu'avec une foi sans réserve elle a fait dépendre tout, son espoir du ciel. Aussi, quand, après le départ de notre père commun, on venait de tous côtés troubler ceux que retenait la prison, quand on leur disait que la colère de l’empereur, loin de s’apaiser, ne faisait que s’aigrir davantage, qu'il méditait de détruire la cité de fond en comble, quard à tous ces bruits venaient s’en joindre bien.d’autres encore, les prisonniers ne se laissaient nullement abattre par ces propos. Nous leur disions que c’étaient là des mensonges, des arti-

HOMÉLIE SUR LE

mais Dieu a orné et la ville et le prêtre et le roi par cette conjoncture, et Les a fait-voir tous plus éclatants.

I. Car la ville a acquis-bonne-réputation, parce que, un tel danger l'ayant surprise, [côté) ayant couru-par-devant (laissé de tous ceux éfant dans des puissances, ceux entourés d’une richesse considérable, ceux ayant un grand pouvoir auprès du roi, elle s’est réfugiée vers l’Église et le prêtre de Dieu, et avec la foi considérable a suspendu elle-même à l'espérance d’en haut.

Beaucoup donc, après le départ du père commun, troublant (voulant effrayer) ceux qui habitaient la prison, et disant que leroi ne relâche rien de sa colère, mais est aigri plus grandemént, et délibère sur une destruction universelle de la ville, et répétant d’autres choses [les-ci, beaucoup plus nombreuses que celceux enchaînés (emprisonnés) alors ne devenaient en rien plus craintifs d’après cette rumeur ; mais nous leur disant que ces choses sont fausses, et sont les œuvres

es o

δεόμεθα τῆς διὰ λόγων παραχλήσεως, πρὸς ἡμᾶς ἔλεγον " ἴσμεν γὰρ οὗ τὴν ἀρχὴν χατεφύγομεν᾽', χαὶ ποίας ἐλπίδος ἑαυτοὺς ἐξἐχρεμάσαμεν " τῆς ἱερᾶς ἀγχύρας τὴν σωτηρίαν ἡμῶν ἐξηρτήσαμεν, οὖκ ἀνθρώπῳ ταύτην ἐνεπιστεύσαμεν, ἀλλὰ τῷ παντοδυνάμῳ Θεῷ. Διὸ δὴ καὶ θαῤῥοῦμεν χρηστὸν ἔσεσθαι τὸ τέλος πάντως οὗ γάρ ἐστιν, οὐχ ἔστ! τὴν ἐλπίδα ταύτην χαταισχυνθῆναί ποτε. » Τοῦτο ἀντὶ πόσων στεφάνων, ἀντὶ πόσων ἐγχωμίων ἀρχέσει τὴ πόλει ; Πόσην ἐπισπάσεται τοῦ Θεοῦ τὴν edνοιαν χαὶ ἐν τοῖς λοιποῖς πράγμασιν ; Οὐ γάρ ἐστιν, οὖχ ἔστι τῆς τυχούσης ψυχῆς, ἐν τῇ τῶν πειρασμῶν ἐπαγωγῇ νήφειν, καὶ πρὸς τὸν Θεὸν βλέπειν, καὶ πάντων χαταγελάσασαν τῶν ἀνθρωπίνων πρὸς ἐχείνην χεχηνέναι τὴν συμμαχίαν.

fices du diable, jaloux de détruire leur noble confiance; mais ils nous répondaient : « Nous n’avons pas besoin que la parole nous console; nous savons quel refuge nous avons choisi tout d’abord, quelle espérance nous avons embrassée ; nous avons fondé notre salut sur l’ancre sainte; nous ne l’avons pas confié à un homme, mais au Dieu tout-puissant. Aussi sommes-nous assurés que tout finira bien; car il n’est pas possible, non, il n’est pas possible qu’un pareil espoir soit jamais confondu. » Ces paroles ne sont-elles pas plus glorieuses pour la ville que mille couronnes et mille louanges? Quels trésors de bienveillance ne lui mériteront-elles pas dans l'avenir de la part de Dieu ? Car il n’est pas donné, non, il n’est pas àonné à ane âme vulgaire d’être sage au moment des épreuves, d'élever ses regards vers Dieu et de mépriser tous les secours humains pour ne soupirer qu'après son aide.

de la magie du diable,

qui veut abattre

les sentiments-confiants de vous :

« Nous n’avons-besoin en rien

de la consolation par des discours, disaient-ils à nous :

car nous savons

où nous nous sommes réfugiés

dans le principe,

et à quelle espérance

nous ayons suspendu nous-mêmes ; nous avons fait-dépendre

de la sainte ancre

le salut de nous,

nous n’ayons pas confié celui-ci

à un homme,

mais au Dieu tout-puissant.

C’est pourquoi donc aussi

nous avons-confiance

la fin devoir être bonne de-toute-facon ; [possible car il n’est pas possible, il n’est pas cette espérance

être confondue jamais. » [nes, A-la-place-de combien-de couronà-la-place-de combien-d'éloges

ceci sufiira-t-il à la ville ?

Combien-grande ceci attirera-t-il

la bienveillance de Dieu

aussi dans le reste-des affaires?

Car ce n’est pas un privilége,

ce n’est pas un privilége

de l’âme qui s’est rencontrée (la pred’avoir-son-bon-sens [mière venue), dans l'invasion des épreuves,

et de regarder vers Dieu, et s'étant moquée

de toutes les choses humaines d’avoir-la-bouche-ouverte (aspirer) vers (à) cette alliance.

14 OMIAIA ΕἸΣ ΤΗ͂Ν EIANOAON #AABIANOY.

III. Ἡ μὲν οὖν πόλις οὕτως ηὐδοκίμησεν, ὃ δὲ ἱερεὺς πάλιν οὗχ. ἧττον ἥπερ À πόλις. Τὴν γὰρ ἑαυτοῦ ψυχὴν δπὲρ πάντων ἔδωχε, καὶ πολλῶν ὄντων τῶν κωλυόντων, τοῦ χειμῶνος, τῆς ἡλικίας, τῆς ἑορτῆς, καὶ οὐχ ἔλαττον τῆς ἀδελφῆς πρὸς ἐσχάτας οὔσης ἀναπνοὰς, ἁπάντων ὑψηλότερος ἐγένετο τῶν χωλυμάτων, χαὶ οὖχ εἶπε πρὸς ἑαυτόν" « Τί τοῦτο; À μόνη περιλειφθεῖσα ἡμῖν ἀδελφὴ, καὶ μετ᾽ ἐμοῦ τὸν ζυγὸν ἕλχουσα τοῦ Χριστοῦ, χαὶ τοσοῦτόν μοι συνοικήσασα χρόνον, πρὸς ἐσχάτας ἐστὶ νῦν ἄναπνοάς - ἡμεῖς δὲ αὐτὴν καταλείψαντες ἀπελευσόμεθα., χαὶ oùx ὀψόμεθα ἐχπνέουσαν, χαὶ τὰς τελευταίας ἀφεῖσαν φωνάς; Ἀλλ᾽

e Ἀν va \ αὐτὴ μὲν χαθ᾽ ἐχάστην ηὔχετο τὴν ἡμέραν, ἡμᾶς χαὶ ὀφθαλμοὺς

Ve ts 2 ον A A4 ΄ ὡς τις χαὶι αποοστάτευτος, OUOEVOG επιτευζεται τουτῶν παρὰ του

II. La ville s’est donc honorée ainsi, et le prêtre non moins que la ville, Il ἃ offert sa vie pour nous tous, et quoique retenu par mille empéchements, par la saison, par son âge, par cette fête, surtout par une sœur près de rendre le dernier soupir, il s’est élevé audessus de tous les obstacles, et il ne s’est point dit : « Eh! quoi, l'unique sœur qui me reste, celle qui a porté avec moi le joug du Christ, celle qui a si longtemps partagé ma demeure, va exhaler son dernier souffle; et moi, je l’abandonnerai, je m’éloignerai, je ne la verrai point expirer, je n’entendrai point ses paroles dernières ἢ Pourtant elle faisait des vœux chaque jour pour que son frère lui fermât les yeux, lui réunît les lèvres, l’ensevelit, prît soin enfin de tous ces devoirs funèbres ; et voilà que, semblable à une femme abandonnée et sans protecteur, elle n’obtiendra rien de ce frère de

HI. Ἡ μὲν οὖν πόλις ΠῚ, Lawille donc ηὐδοχίμησεν οὕτως, a acquis-bonne-réputation ainsi, ὁ δὲ ἱερεὺς πάλιν et le prêtre d’un-autre-côté οὐχ ἧττον ἥπερ À πόλις. non moins que la ville. Ἔδωχε γὰρ τὴν ψυχὴν ἑαυτοῦ Car il a donné la vie de lui-même ὑπὲρ πάντων, pour tous, χαὶ TOY χωλυόντων et les choses qui l’empéchaient ὄντων πολλῶν, étant nombreuses, τοῦ χειμῶνος, l'hiver, τῆς ἡλιχίας, τῆς ἑορτῆς, l’âge, la fête, χαὶ οὐχ ἔλαττον τῆς ἀδελφῆς et non moins 4116 tout cela sa sœur οὔσης πρὸς ἐσχάτας ἀναπνοὰς, qui étaitaux derniers soupirs, [sus) ἐγένετο ὑψηλότερος ii aété plus élevé (il s’est mis au-desπάντων τῶν χωλυμάτων, que (de) tousles empéchements, χαὶ οὐχ εἶπε πρὸς ἑαυτόν * et π᾿ἃ pas dit à lui-même : « Τί τοῦτο; a Qu'est-ce que ceci?

ἢ μόνη ἀδελφὴ la seule sœur περιλειφθεῖσα ἡμῖν, laissée à nous, χαὶ ἕλχουσα μετὰ ἐμοῦ et qui traîne (porte) avec moi τὸν ζυγὸν τοῦ Χριστοῦ, le joug du Christ, χαὶ συνοιχήσασά μοι et qui ἃ habité-avec moi τοσοῦτον χρόνον, pendant tant-de-temps, ἐστὶ νῦν πρὸς ἐσχάτας ἀναπνοάς" estmaintenant aux dernierssoupirs; ἡμεῖς δὲ ἀπελευσόμεθα et nous, nous nous en irons χαταλείψαντες αὐτὴν, ayant laissé elle, χαὶ οὐχ ὀψόμεθα ἐχπνέουσαν, εἴ ne la verrons pas expirant, χαὶ ἀφεῖσαν et émettant τὰς τελευταίας φωνάς; les derniers sons ?

᾿Αλλὰ αὐτὴ μὲν ηὔχετο Mais elle à la vérité priait χατὰ ἑχάστην τὴν ἡμέραν, par chaque jour (tous les jours), ἡμᾶς καὶ χαθελεῖν ὀφθαλμοὺς, nous et luiabaisser (fermer) les yeux, χαὶ συνελεῖν στόμα, et lui réunir la bouche, χαὶ περιστεῖλαι, et l’ensevelir, χαὶ ἐπιμελήσασθαι et prendre-soin πάντα τὰ ἄλλα de toutes les autres choses L πρὸς τὸν: τάφον " pour ja sépulture ; ν᾽ νυνὶ δὲ, et maintenant, χαθάπερ τις ἔρημος comme une femme abandonnée καὶ ἀπροστάτευτος, et sans-protecteur,

ἐπιτεύξεται οὐδενὸς τούτων elle n’obtiendra aucune de ces choses

16 OMIAIA ΕΙΣ ΤῊΝ EIANOAON AABIANOY.

ἀδελφοῦ, rap” οὗ μάλιστα ἐπεθύμει τυχεῖν, ἀλλ᾽ ἀφιεῖσα τὴν A 2 Μ \ (4 > ὦ L4 \ , ψυχὴν, οὐχ ὄψεται τὸν πάντων αὐτῇ ποθεινότερον : Καὶ πόσων oùx ἔσται θανάτων αὐτῇ τοῦτο βαρύτερον : Εἰ γὰρ καὶ πόῤῥωθεν 5 / Ε] τὰ - \ 4 - \ ἀφειστήχειν, οὐχ ἔδει δραμεῖν, xat πάντα ποιῆσαι χαὶ παθεῖν, ; - - τ à Gore ταύτην αὐτῇ παρασχεῖν τὴν χάριν ; Νῦν δὲ πλησίον ὧν

ἐγκαταλείψω, xal ἀφεὶς ἀπελεύσομαι: Καὶ πῶς οἴσει τὰς μετὰ ταῦτα ἡμέρας; »

Ἂλλ᾽ οὐδὲν τούτων où μόνον οὖχ εἶπεν, ἀλλ᾽ οὐδὲ ἐνενόησεν, ἀλλὰ χαὶ πάσης συγγενείας τὸν τοῦ Θεοῦ προτιμήσας φόον, Ν τ λῷ ε΄ “ A 6 LA 1 € --ἔγνω τοῦτο χαλῶς, ὅτι, χαθάπερ τὸν χυδερνήτην᾽ οἵ χειμῶνες,

\ πὴ A € , -“ \ \ € LA 4 χαὶ τὸν στρατηγὸν οἱ χίνδυνοι, οὕτω καὶ τὸν ἱερέα ὃ πειρασμὸς

-Ὁ Le ἂς " ἐλπίδας, unèë τοσοῦτον περιΐδωμιεν νανάγιον, ἀλλὰ τὰ χαθ᾽ ἡμᾶς

qui elle souhaitait si vivement tout obtenir, et elle rendra l’âme sans voir le plus cher objet de ses désirs! Ne sera-ce donc pas plus pénible pour elle que toutes les morts ensemble? Si j'étais éloigné d'elle, ne devrais-je pas accourir, tout faire, tout souffrir, pour lui rendre cet office ? Et maintenant que je suis près d’elle, je partirai, je la délaisserai? Comment supportera-t-elle les jours de mon absence ? »

ΤΙ n’a rien dit, il n’a même rien pensé de semblable ; mais estimant plus que tous les liens du sang la crainte de Dieu, il a compris avec raison que, si les tempêtes font connaître le pilote, les périls le chef d’armée, les temps d’épreuve font aussi connaître le prêtre. « Tous les Juifs, s’est-il dit, tous les Gentils ont les yeux fixés sur nous; ne confondons pas les espérances qu’ils ont mises en nous, ne soyons pas indifférents à un si triste naufrage; confions à Dieu

HOMÉLIE SUR LE

de la part-de-son-frère,

de qui elle désirait le plus

Les obtenir,

mais émettant (rendant) son âme

elle ne verra pas

celui plus désiré que tous à elle ?

Et que combien-de morts [nible)

ceci ne sera-t-il pas plus pesant (pé-

pour elle ?

Car si j'étais-distant de loin,

ne fallait-il pas courir,

et faire et souffrir toutes choses,

de-manière-à rendre à elle

cette grâce ?

Mais maintenant étant près

je l’abandonnerai,

et l’ayant laissée je m'en irai?

Et comment supportera-t-elle

les jours [part)? »

après ces choses (qui suivront ce dé- Mais non-seulement il n’a pas dit,

mais il n’a pas méme songé

aucune de ces choses,

mais ayant estimé-plus

même que tout lien-du-s2ng

la crainte de Dieu,

il a compris ceci bien, que,

comme les tempêtes

font paraître le pilote,

et les périls le général,

ainsi aussi l'épreuve (la calamité)

fait le prêtre paraître.

« Tous, dit-il,

et Juifs et Gentils {fixés sur) nous;

ont-la-bouche-ouverte vers (les yeux

ne confondons pas

les espérances d’eux sur nous,

et ne voyons-pas-avec-indifférence

un si-grand naufrage,

mais ayant confié à Dieu

15 OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ ἘΠΆΝΟΔΟΝ AABIANOY.

, “-Ὁ ῸὉ» , \ A A ἐπιτρέψαντες τῷ Θεῷ πάντα, χαὶ τὴν ψυχὴν αὐτὴν ἐχδῶμεν. » Καὶ σχόπει ἱερέως μεγαλοψυχίαν, χαὶ Θεοῦ φιλανθρωπίαν du € x € LA 4 ke] € Fa d \ ὑπερεῖδεν ἁπάντων, τούτων ἀπέλαυσεν ἁπάντων͵ ἵνα καὶ τῆς προ-

κ᾿ τ LA τω θυμίας τὸν μισθὸν λάδη, χαὶ διὰ τῆς ἀπολαύσεως τῆς παρὰ προῦ- Ν f J' 2 πὰς - τ σ \ € \ CU | δοχίαν μείζονος ἐπιτύχη τῆς ἡδονῆς. Ἐΐἵλετο τὴν ἑορτὴν ἐπὶ τῆς ES 1 \ 13e = 2 ’ 2 LA ΝᾺ A! τω # ἀλλοτρίας χαὶ πόῤῥω τῶν οἰχείων ἐπιτελέσαι διὰ τὴν τῆς πόλεὼς σωτηρίαν" 6 δὲ Θεὸς πρὸ τοῦ Πάσχα ἣμῖν αὐτὸν ἀπέδωχεν, σ \ ? ᾿ς .- \ € \ 3 Lg d \ τὭ ὥστε χοινὴν μεθ᾽ ἡμῶν τὴν ἑορτὴν ἀγαγεῖν, ἵνα καὶ τῆς προαυοέσεως ἔχη τὸν μισθὸν, χαὶ τῆς εὐφροσύνης ἀπολαύ (Lo ρέσεως ἔχη τὸν μ' , χαὶ τῆς εὐφροσύνης ἀπολαύσῃ μείζονος. Le À ω Οὐχ ἔδεισε τὴν ὥραν τοῦ ἔτους, καὶ θέρος παρὰ πάντα γέγονε € LA = ἀποδημίας τὸν καιρόν. Οὐχ ὑπελογίσατο τὴν ἡλικίαν, καὶ

, A ἅπερ νέος XL 64

ee 4 = = τι λί φ., δῳν À OLYWV", OUT) μετ EUXIALAG οιεορᾶμε τὴν

\ / cAa/ “ τ , \ \ = 29 μακρὰν ταύτην δδόν. Οὐχ ἐνενόησε τὴν τελευτὴν τῆς ἀδελφῆς,

tout ce qui nous regarde, et offrons même notre vie. » Mais considérez la magnimité du prêtre et la bonté de Dieu : il a joui de tout ce qu’il avait sacrifié, et en même temps qu'il obtenait ainsi la récompense de son zèle, il trouvait un charme plus vif dans.le plaisir qu’il n’espérait plus. Il s'était résigné, pour sauver la ville, à célébrer la fête sur la terre étrangère et loin des siens; mais Dieu nous l’a rendu avant la Pâque, afin que, célébrant.cette fête avec nous, il recût le prix de sa résignation et ressentit une plus douce joie. ἢ n’avait pas redouté cette saison de l’année, et un véritable été a régné pendant tout le temps de son voyage. Il n’avait pas tenu-compte de son âge, et il a parcouru cette route si longue avec autant de facilité qu’un jeune homme plein de séve. ἢ n’avait pas,;songé à la fin

de sa sœur, cette pensée ne l'avait point amolli; à son retour il l’a

HOMÉLIE SUR LE

toutes les choses concernant nous, donnons aussi notre vie même. »

Et examine

la grandeur-d’âme du prêtre

et l'humanité de Dieu :

il a joui de toutes ces choses,

qu’il ἃ méprisées (sacrifiées) toutes, afin que et il recût

la récompense de son dévouement, et il rencontrât

le plaisir plus grand

par la jouissance

celle contre son attente. [plir la fête Il ἃ choisi de (s’est résigné à) accomsur la terre étrangère

et loin des siens

pour le salut de la ville ;

mais Dieu

a rendu lui à nous

ayant la Pâque,

de-manière-à mener (passer) la fête commune (en commun) avec nous, afin que et il eût la récompense de son choix (de sa résignation), et il jouit

du contentement plus grand.

ἢ n’a pas craint

la saison de lPannée,

et un été a existé (régné

pendant tout le temps

de son voyage.

]] n’a pas tenu-compte-de son âge, etcomme étant jeune etétant-plein-de-séve,

ainsi il a parcouru avec facilité cette longne route.

Il n’a pas songé

à la fin de sa sœur,

et n’a pasété amolli par cettepensée, et étant revenu

20 OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ EIANOAON AABIANO*.

> Ni Se 72 12 AN 7® > \ / 5 ι οὐδὲ χατεμαλάχθη, καὶ ἐπανελθὼν ζῶσαν αὐτὴν χατείληφε" καὶ πάντων, ὧν ὑπερεῖδε πάντων, ἐπέτυχε.

Kad: AN ἃ τὴν 5 ᾿ RENE à Θεῶ χαὶ à

SEE ἽΣ Lire ΕἾ 4 \ 5 20 πολλοῦ τοῦ τάχους τὴν χάριν ἔδωχε, χαὶ τὴν ὀργὴν ἔλυσεν. 3 Ν , \ τω .

Ἀλλ᾽ ἵνα σαφέστερον χαὶ τοῦ βασιλέως τὴν μεγαλοψυχίαν, xat

Ὁ \ 7 ΩΝ τ τοῦ ἱερέως τὴν σοφίαν, χαὶ πρὸ τούτων ἀμφοτέρων τοῦ Θεοῦ μάθητε τὴν φιλανθοωπίαν, δότε μοι μιχρὰ τῆς ἐχεῖ γεγενημένης So, Η À » 4 θ A € κ᾿ 9 ἄν» κἷἢ A # Land δημηγορίας διηγήσασθαι πρὸς ὑμᾶς. Eoë δὲ ἃ παρά τινος τῶν

ἔνδον ÉcrwTuv! ἔμαθον" 6 μὲν γὰρ πατὴρ οὐδὲν οὔτε μιχρὸν οὔτε μέγα εἰπε πρὸς ἡυᾶς, ἀλλὰ, τὴν Παύλου μεγαλοψυχίαν μιμούμενος, ἀεὶ τὰ οἰχεῖα χρύπτει χατορθώματα, χαὶ πρὸς τοὺς Épw-

retrouvée vivante, et il est rentré en possession de tout ce qu’il avait sacrifié.

C’est ainsi que le prêtre s’est honoré aux yeux de Dieu et à ceux des hommes; quant à l’empereur, ce qui vient de se passer lui a donné plus d’éclat que son diadème. Il ἃ témoigné d’abord qu'il accorderait aux prêtres ce qu’il refuserait à tout autre; puis il a montré le plus grand empressement à nous donner notre grâce et à faire taire sou courroux. Mais pour que vous connaissiez mieux encore et la magnanimité du prince, et la sagesse du prêtre, et par-dessus tout la bonté de Dieu, souffrez que je vous redise quelque chose des discours qui se sont tenus alors. Je vous rapporterai ce que j'ai appris d’un de ceux qui se trouvaient dans le palais; car notre père ne nous a dit ni peu ni beaucoup à ce sujet, mais imitant la grandeur d'âme de Paul, il cache constamment ses propres mérites : ainsi, à ceux qui l’interrogeaient de toutes parts sur ce qu'il avait dit à l'empereur, sur les moyens dont il s'était servi pour le persuader

ψοΎΎοεμνμν did LA

HOMÉLIE SUR LE

RETOUR DE FLAVIEN. 21 il a trouvé elle vivante ;

et il a obtenu

toutes les choses [toutes,

qu’il avait dédaignées (sacrifiées) Et le prêtre à la vérité

est devenu ainsi glorieux

auprès de Dieu et des hommes ;

mais ce'fait

a orné le roi [diadème.

d’une-manière-plus-éclatante que le

D'abord il est devenu évident

qu'il accordera aux prêtres

ces choses,

qu’il n’accordera à aucun autre;

ensuite, que et il a donné la grâce

et il a dissipé sa colère

avec la promptitude grande.

Mais afin que vous appreniez

plus clairement

et la magnanimité

du roi,

et la sagesse du prêtre,

et avant ces deux choses

l'humanité du Dieu, [à vous

donnez (permettez)-moi de raconter

de petits(courts) passages

de la harangue qui a eu-lieu là-bas.

Or je dirai des choses

que 7᾽ αἱ apprises de queiqu’un

de ceux qui se tenaient en dedans;

car le père n’a dit à nous

rien ni de petit ni degrand,

mais, imitant

la magnanimité de Paul,

il cache toujours

ses propres actions-droites (mérites),

et il disait ces paroles

à ceux qui l’interrogeaient partout,

quoi il avait dit au roi,

et comment il l'avait persuadé,

92 OMIAIA ΕἸΣ ΤΗ͂Ν EUANOAON &AABIANOY.

πῶς αὐτοῦ τὴν ὀργὴν ἐξέδαλεν ἅπασαν, ταῦτα ἔλεγε τὰ ῥήματα" « Οὐδὲν ἡμεῖς εἰς τὸ πρᾶγμα εἰσηνέγχαμεν, ἀλλ᾽ αὐτὸς ὃ βασι- ER - - SX ΡΣ ΕΣ ἢ »] \ A e λεὺς, τοῦ Θεοῦ μαλάξαντος αὐτοῦ τὴν χαρδίαν, χαὶ πρὸ τῶν ἡμετέρων ῥημάτων πᾶσαν ἀφῆχε τὴν ὀργὴν, καὶ τὸν θυμὸν. ἔλυσε, χαὶ περὶ τῶν γεγενημένων διαλεγόμενος, ὡς, ἑτέρου τινὸς ὑδοισθέ ῦ ὸ ὀάντα ἅπαντα γωρὶς ὀργῆς διηγεῖτο. » ὑδρισθέντος, οὕτω τὰ συμόύάντ τα χωρὶς ὀργῆς διηγεῖτο. Ἂλλ᾽ ἅπερ οὗτος ἀπέκρυψεν ἀπὸ ταπεινοφροσύνης, ταῦτα ὃ Θεὸς εἰς μέσον ἐξήνεγχε. Viva δέ ἐστι ταῦτα; μικρὸν ἀνωτέρω \ , 3 x fes Ν LA τὸν λόγον ἀγαγὼν ὑμῖν διηγήσομαι.

IV. Ἐπειδὴ γὰρ ἐξῆλθε τῆς πόλεως, πάντας ἐν τοσαύτῃ χαταλιπὼν ἀθυμία, πολλῷ δεινότερα ἡμῶν ἔπασχε, τῶν ἐν αὖ-

= ἣν LA εσταλμένοι, χαὶ τὰ χαταληψόμενα τὴν πόλιν ἀναλογιζόμενος

et éteindre tout son ressentiment, il répondait en ces termes: « Nous n’y avons été pour rien; l’empereur lui-même, dont Dieu avait adouci le cœur, a étouffé sa colère et apaisé son courroux avant que nous eussions ouvert la bouche; et parlant de tout ce qui s’est passé, il en rappelait tous les détails sans amertume , comme si tout autre que lui eût été outragé. » Mais ce qu’il a caché par humilité, Dieu Va mis au grand jour. Comment donc les choses se sont-elles passées ? C’est ce que je vais vous faire savoir, en reprenant d’un peu plus haut mon récit.

IV. Lorsqu'il sortit de la ville, qu’il laissait dans un découragement si général et si profond, il souffrait plus encore que nous, qui étions au sein même du péril. Au milieu de sa route, il rencontra les commissaires envoyés par l’empereur pour informer de ce qui était arrivé, et quand il eut appris de leur boucke l'objet de leur mission , songeant à tous les maux qu allaient fondre sur la ville

IV. ᾿Επειδὴ, γὰρ ἐξῆλθε τῆς πόλεως, χαταλιπὼν πάντας ἐν τοσαύτῃ ἀθυμία, ἔπασχε πολλῷ δεινότερα ἡμῶν,

et comment il avait chassé (dissipé) sa colère tout-entière : [bué en rien) « Nous n’avons apporté rien (contrià la chose, mais le roi lui-même, Dieu ayant amolli le cœur de lui, et a relâché (banni) toute sa enïère avant nos paroles, et a dissipé son courroux, et s’entretenant sur les choses qui ont eu-lieu, il racontait toutes les choses qui sont arrivées sans colère ainsi, [tragé. »

comme quelque autre ayant été ou- Mais Dieu a produit au milieu (révélé) ces choses, que celui-ci a cachées par humilité.

Or quelles sont ces choses ?

ayant ramené le discours un peu plus haut je Les raconterai à vous.

IV. Car après que il fut sorti de la ville, ayant laissé tous dans un si-grand découragement, il souffrait [que nous, des choses beaucoup plus terribles qui élions dans les dangers mêmes.

Car d’abord s’étant rencontré au milieu-de la route avec ceux envoyés par le roi pour la recherche des choses qui s'étaient faites, etayant appris de ceux-là les choses ponr lesquelles ils étaient envoyés, et récapitulant les maux

24 OMIAIA ΕἸΣ ΤΗΝ ETANOAON #AABIANOY.

sta \ 1e vas LA Ja Qi \ JE Δ δεινὰ, τοὺς θορύδους, τὰς ταραχὰς, τὴν φυγὴν, τὸν φόθον, τὴν > LA \ Ν \ D Sup, Ν V4 LS À 11 ἀγωνίαν, τοὺς κινδύνους, πηγὰς ἠφίει δαχρύων, τῶν σπλάγχνων - / - Ε) Pa “ αὐτῷ διαχοπτομένων. Τοῖς γὰρ πατράσιν ἔθος πολλῷ μεῖζον τ = “ “ ΄ “ “ «ἀλγεῖν, ὅταν μηδὲ παρεῖναι δύνωνται χαχουμένο!ς τοῖς ἑαυτῶν γ᾽ AN \ € Q - # Si AA παισίν" ὃ δὴ χαὶ ὃ φιλοστοργότατος οὗτος ἔπασχεν, OÙ τὰ χατα-- = Et US -“- ss ’ ο ληψόμενα fus δεινὰ θρηνῶν μόνον, ἀλλὰ χαὶ τὸ πόῤῥω ταῦτα - τ Ἂ ms - ,ὔ πασχόντων ἡμῶν εἰναι" πλὴν ἀλλὰ καὶ τοῦτο ὑπὲρ τῆς ἡμετέρας / Ε À \ = St ἐγίνετο σωτηρίας. ᾿Επειδὴ γὰρ ἔλαθε ταῦτα παρ᾽ ἐχείνων, θερ- / Du ΕΝ She” EN \ À / None \ μοτέρας ἠφίει πηγὰς δαχρύων, χαὶ μετὰ πλείονος δεήσεως πρὸς \ \ L4 \ \ 4 se nn 12 τὸν Θεὸν χατέφευγε, χαὶ τὰς νύχτας ἀῦπνος διῆγε παραχαλῶν \ 29 1j , - ΄ \ τ , ἢ καὶ τῇ πόλει παραγενέσθαι ταῦτα πασχούση, χαὶ τοῦ βασιλέως LA - , πραοτέραν ποιῆσαι τὴν διάνοιαν.

troubles, tumulte, fuite, épouvante, angoisses, dangers, il versait des ruisseaux de larmes et sentait ses entrailles déchirées; car les pères s’afligent encore bien davantage, lorsqu'ils ne peuvent assister aux souffrances de leurs enfants. Tel était aussi le sentiment de ce père si tendre ; il pleurait doublement, et parce qu’il voyait les maux qui allaient nous accabler, et parce qu'il se trouvait loin de nous au moment du malheur; mais cette peine même conspirait à notre salut. Car, lorsqu’il eut entendu les envoyés de l’empereur, il versa des larmes plus amères, et se jeta dans les bras de Dieu avec de plus abondantes prières, passant des nuits sans sommeil à le supplier d’assister la ville dans ses souffrances et d’adoucir les résoluüons du prince.

V. Quand il fut arrivé dans la grande ville et qu'il eut pénétré dans le palais, il se tint debout loin de l’empereur, muet et pleurant, la tête baissée et le front voilé, comme s’il eût été lui-même

HOMÉLIE SUR LE

devant saisir la ville, les troubles, les tumultes, la fuite, l’épouvante, l'angoisse, les périls, il lâchait des sources de larmes, les entrailles étant déchirées à lui, Car coutume est aux pères |ment, de s’affliger beaucoup plus graudelorsqu'ils ne peuvent même pas être-auprès desenfants d'eux-mêmes étant-malheureux ; chose que donc aussi ce pére très-tendre souffrait, ne déplorant pas seulement les maux qui devaient saisir nous, mais aussi ceci, lui être loin de nous souffrant ces maux; [lieu excepté toutefois que aussi ceci avaitpour notre salut.

Car après qu’il eut appris ces choses de ceux-là (des envoyés), il lâchait des sources plus chaudes de larmes, et se réfugiait vers Dieu avec supplication plus grande, et passait les nuits privé-de-sormrneil conjurant Dieu et d'assister la ville souffrant ces maux, et de faire (rendre) plus douce l'intention du roi.

V. Mais dès qu’il eut atteint cette grande ville et qu’il fut entré dans le palais du-roi.

il se tenait loin du roi, Sans-voix, pleurant, baissant-la-tête en bas, se voilant,

26 OMIAIA ΕἸΣ THEN EIIANOAON AABIANOY.

4 ΄ ΄ 2 1 Du ee 2 / 4 - ΄ ὧν 6 πᾶντα ἐργασάμενος ἐχεῖνα. ᾿Εποίει χαὶ τοῦτο; τῷ σχήματι,

ol αὐτὸν εἰς ἔλεον, καὶ τότε ἄρξασθαι τῆς ὑπὲρ ἡμῶν ἀπολογίας- Μία pe τοῖς ἁμαρτάνουσιν ἀπολείπεται συγγνώμης, τὰ σιγᾶν: χαὶ μηδὲν ὑπὲρ τῶν ἘΠ εν φθέγγεσθαι. ᾿Εδούλετο γὰρ: - - A - δὴ πάθος τὸ μὲν ἐξενεγχεῖν, τὸ δὲ εἰσενεγχεῖν, ἐχδαλεῖν μὲν τὸν

LA δι -ἀπολογίας δήμασιν, FE οὖν χαὶ ἐγένετο. Καὶ χαθάπερ Muÿ- - εἶ οω σῆς, εἰς τὸ ὄρος ἀναδὰς, τοῦ λαοῦ προσχεχρουχότος, ἄφωνος € \ 2% εἰστήχξι αὐτὸς, ἕως ὃ Θεὸς αὐτὸν ἐξεχαλέσατο εἰπὼν « Ἄφες » ἐξαλείψω τὸν λιχὸν τοῦτον " ἭΝ τ με, καὶ ἐξαλείψω τὸν λαὸν τοῦτον ὃ " » οὕτω χαὶ οὗτος ἐποίησεν. δὰ ,ὔ D =3 € ai A ΄ \ ἔ LA δὼν τοίνυν αὐτὸν ὃ βασιλεὺς δαχρύοντα χαὶ χάτω κύπτοντα, La! Α Al Land La προσῆλθεν αὐτὸς, χαὶ ὅπερ ἔπαθε διὰ τῶν δαχρύων τοῦ ἵερέως, - 29 Ç - - \ ἂν τοῦτο ἐδείχνυ διὰ τῶν ῥημάτων. τῶν πρὸς αὐτόν.. Οὐ γὰρ θυμου--

ππένου οὐδὲ ἀγοναχτοῦντος ἦσαν οἱ λόγοι, ἀλλ᾽ ἀλγοῦντος“ obx

l’auteur de tous les désordres. I] voulait par son attisade, par ses regards, par ses gémissements, faire incliner d’abord le prince vers la pitié, avant de lui parler pour nous. Car il ne reste aux coupables qu’une seule chance d’obtenir leur pardon, c’est de se taire et de ne pas ouvrir la bouche pour leur défense. Il désirait donc tout à la fois faire sortir un sentiment de l’âme de l’empereur et le remplacer par un autre, bannir la colère et ramener le calme, afin de préparer les voies au langage de l’apologie; et ce fut en effet ce qui. arrira. Comme Moïse, lorsque le peuple eut péché, se rendit sur la mon tagne et se tint muet jusqu’à ce que Dieu parla le premier’et lui dit: « Laisse-moi faire, et j’exterminerai ce peuple; » ainsi fit notre évêque.

L'empereur, le voyant pleurer et baisser les yeux vers la terre, s'avança le premier, et. fit bien voir par son langage les sentiments que lui inspiraient les larmes du prêtre. Ses discoursne témoignaient ni la colère ni l’indiguation, mais la tristesse; ni l'emportement,

| utilité

HOMÉLIE SUR LE

Kai καθάπερ Μωύσῆς, τοῦ λαοῦ προσχεχρουχότος, ἀναδᾶς εἰς τὸ ὄρος, εἰστήχει αὐτὸς ἄφωνος, ἕως ὃ Θεὸς ἐξεχαλέσατο αὐτὸν εἰπὼν « Ἄφες με, καὶ ἐξαλείψω τοῦτον τὸν λαόν»

Ὁ βασιλεὺς τοίνυν ἰδὼν αὐτὸν δαχρύοντα LA χύπτοντα χάτω, προσῆλθεν αὐτὸς, χαὶ ὅπερ ἔπαθε διὰ τῶν δαχρύων τοῦ ἱερέως, ἐδείκνυ τοῦτο διὰ τῶν ῥημάτων τῶν πρὸς αὐτόν, Οἱ γὰρ λόγοι ἧσαν οὐ θυμουμένου οὐδὲ ἀγαναχτοῦντος,

comme étant lui-même celui ayant fait toutes ces choses-là.

Il faisait aussi ceci, voulant par l'attitude, par leregard, par les gémissements, attirer d’abord lui (le roi) à la pitié, et alors commencer l’apologie pour nous. [don Car un seul moyen d’obtenir le parest laissé à ceux qui pèchent, se taire, et ne dire rien en-faveur-des choses quiont eu-lieu.

Car il voulait donc faire-sortir un sentiment, et en faire-entrer un autre, chasser le courroux, et introduire l’absence-de-courroux, afin qu’ainsi il ouvrit-la-route-d’aaux paroles de l'apologie; [vance ce qui donc aussi eut-lieu.

Et comme Moïse, le peuple ayant péché, étant monté sur la montagne, se tenait lui-même san$-voix, jusqu’à ce que Dieu provoqua lui ayant dit « Laisse-moi, et j'effacerai ce peuple; »

ainsi aussi celui-ci fit.

Le roi donc ayant vu lui pleurant et baissant-la-tête en bas, s’approcha lui-même, et ce qu’il éprouvait par les larmes du prêtre, il montrait cela par les paroles adressées à lui.

Car ses discours étaient non d’un homme irrité ni d’un homme indigné,

28 OMIAIA ΕἸΣ THIN ETANOAON #AABIANOY.

=. Ὁ \ s LA L4 ms

εἴσεσθε. Οὐ γὰρ aire * « Ti ποτε τοῦτό ἐστιν; Ὑπὲρ ἀνθρώπων ee πολ SR δ οὔτενζῦ ΒῈ δείαν %

- A La ἔθηχεν ἐντροπῆς γέμουσαν χαὶ βαρύτητος, καὶ τὰς ἑαυτοῦ χατ-

\ r La - RD 2 LES 4 \ 2-9 τι τὴν πόλιν ἡμῶν A χαὶ ἐφ᾽ ἑχάστῳ ? ἔλεγε" « Ταῦτα με 1 50 2 , > 1 ἀντ᾽ ἐχείνων παθεῖν ἔδει: ; Ποίων ἀδικημάτων με ταύτην ἐπράξαντο

+ à - .- , δίχην ; Τί μικρὸν ἢ “Ἢ dass ἔχοντες, οὐχ εἰς ἐμὲ μόνον,

al x ἀλλὰ χαὶ εἰς τοὺς ἀπελθόντας ἐνύδρισαν ; Οὐχ ἤρχει τὸν θυμὸν

στῆναι μέχρι τῶν ζώντων ἀλλ᾽ εἰ μὴ χαὶ τοὺς ταφέντας χαθ-mais le calme, ou plutôt une profonde douleur. Vous reconnaîtrez, car voici ses paroles mêmes, que c’est bien là la vérité. I ne s’écria point : « Eh! quoi, tu viens auprès de moi comme l’ambassadeur de ces infâmes scéiérats indignes même de vivre, de ces rebelles, de ces séditieux qui méritent tous les châtiments ? » Loin de tenir un tel langage, il fit entendre une apologie pleine de douceur et de majesté ; il rappelait tous les bienfaits dont il a comblé notre ville pendant toute la durée de son règne, et à chacun de ces souvenirs il ajoutait : « Était-ce là le prix que je devais en recevoir ? De quelle injustice ont-ils voulu tirer vengeance ? Qu'oni-ils à me reprocher de sérieux ou de frivole, pour qu'ils aient outragé non pas moi seulement, mais même ceux qui ne sont plus? I] ne leur a pas suffi de

déchaïner leur colère contre les vivants; s’ils n’avaient pas insulté

oùx δογιζομένου,

NA ἀχούσαντες τὰ ῥήματα αὐτὰ εἴσεσθε ὅτι τοῦτό ἐστιν ἀληθές.

mais d’un homme afligé;

non d’un homme étant-en-colère, mais d'un homme élant-sans-colère, et étant possédé plutôt

par un chagrin-excessif;

et ayant entendu ces paroles mêmes yous saurez que ceci est vrai.

Car il ne dit pas :

« Quoi enfin est ceci?

Tu viens apportant une ambassade pour des hommes scélérats

et tout-à-fait-scélérats, [pas vivre, et qu’il ne fallait (qui ne devraient) ces usurpateurs,

ces révolutionnaires,

ceux dignes de tout châtiment? »

Mais ayant laissé-de-côté

toutes ces paroles,

il forma une apologie

pleine d'émotion

et de gravité,

et il énumérait

les bienfaits de lui-même,

tous ceux en lesquels il a fait-du-blen à la ville de nous

pendant tout le temps

de son règne,

et après chaque chose il disait :

« Fallait-il moi éprouver ces choses en-échange-de celles-là ?

De quels actes-injustes

ont-ils tiré de moi cette vengeance ?

Quoi de petit ou de grand

ayant à me reprocher, [moi, ont-ils fait-outrage pas seulement à mais aussi

à ceux qui sont partis (morts)?

Il ne suflisait pas

leur colère [ment aux) vivants; s’arrêter jusqu'aux (s'étendre seule-

30 OMIAIA ΕἸΣ THEN EUANOAON AABIANOY.

υὐδρίσαιεν, οὐδὲν ἐνόμισαν νεανιχὸν ποιεῖν. ᾿ἢδικήχαι Π ρίσαιεν, οὐδε μ. LOV π . Ποιχήχκαμεν ἡμεῖς, € πὶ A 1 = 5 - - “- 1 PES des ὡς αὐτοὶ νομίζουσιν * οὐχοῦν τῶν γεχρῶν φείσασθαι ἔδει τῶν ΕΟ 5" , > \ ΝᾺ 5 ὔ ΩΣ > ἥν - οἱ 5 οὐθὲν ἠσικήχότων * OÙ γὰρ δὴ χαχείνοις ταῦτα ἐγχαλεῖν εἶχον. \ , “ Οὐχὶ ταύτην πάντων προύθηκα τὴν πόλιν ἀεὶ, καὶ τῆς ἐνεγχού-- 1 4 5 5. “ἢ ν 53. ἃ»

σης ᾿ ποθεινοτέραν εἶναι ἐνόμιζον, καὶ εὐχῆς μοι διηνεχοῦς ἔργον ET À 5) >. 07 29 τ \ “ > , a \ ἣν τὴν πολιν ἐχείνην ἰδεῖν, χαὶ τοῦτον ÉTOLOUMAV ὅρχον πρὸς πάντας ; »

VI. ᾿Ενταῦθα πιχρὸν ἀνοιμώξας ὃ ἱερεὺς, χαὶ θερμότερα - \ Led ἀφεὶς δάκρυα, οὐχέτι λοιπὸν ἐσίγα - ἑώρα γὰρ τὴν τοῦ βασιλέως » LL LA Ὁ ἀπολογίαν μείζονα ποιοῦσαν τὴν χατηγορίαν ἡμῶν ἀλλὰ στε-

»» ΄ A \ LE νάζας χάτωθεν βαρὺ χαὶ πικρόν

ε - A Li τ « -“Ομολογοῦμεν; φησὶν, ὦ βασιλεῦ, καὶ οὐκ ἂν ἀρνηθείημεν τὰ 29 ς τὸν ἔρωτα τοῦτον, ὃν περὶ τὴν πατρίδα ἐπεδείξω τὴν ἡμετέραν, χαὶ διὰ τοῦτο μάλιστα θρηνοῦμεν, ὅτι τὴν οὕτω φιλουμένην aussi ceux qui sont dans le tombeau, ils auraient cru ne pas montrer assez d’audace. Nous les avons offensés, ils le croient du moins ; ils devaient donc épargner des morts qui ne leur ont faïitaucun mal, et à qui ils ne pouvaient adresser les mêmes reproches qu’à moi. M'ai-je pas toujours préféré cette ville à toutes les autres ? Ne m’at-elle pas été plus chère que celle même qui m’a vu naître ? N’exprimais-je pas sans cesse le vœu de voir votre cité, et n’avais-je paswen face de tous fait le serment de Ja visiter ? »

VI. Alors le prêtre, poussant un amer gémissement et versant des larmes brülantes, ne garda plus le silence; car il voyait que l’apologie de l’empereur aggravait encore notre crime; il soupira done du fond du cœur avec une profonde tristesse, et dit :

a Oui, prince, nous connaissons cette tendresse que tu as toujours manifestée pour notre ville, nous ne saurions la nier; aussi, ce qui nous afflige le plus, c’est que les démons aient jeté un regard d'envie

HOMÉLIE SUR LE

τῶν νεχρῶν, τῶν ἠδιχηχότων OÙDEV * οὐ γὰρ δὴ εἶχον ἐγκαλεῖν ταῦτα χαὶ ἐχείνοις.

"VI. Ἐνταῦθα ὁ ἱερεὺς ἀνοιμώξας πιχρὸν. καὶ ἀφεὶς δάχρυα θερμότερα, οὐχέτι ἐσίγα λοιπόν" ξώρα γὰρ τὴν ἀπολογίαν τοῦ βασιλέως ποιοῦσαν μείζονα τὴν χατηγορίαν ἡμῶν" ἀλλὰ στενάξας χάτωθεν βαρὺ καὶ πικρόν "

mais 5115 n’avaient pas outragé aussi ceux ensevelis, ils ont (auraient) cru ne faire rien de juvénile (hardi).

Nous avons été-injustes, comme eux-mêmes Le croient ; donc il fallait épargner les morts qui n’ont été-injustes en rien; car donc ils n’avaient pas à reprocher ceci aussi à ceux-là.

N'ai-je pas préféré toujours cette ville à toutes Les autres, et ne croyais-je pas elle être plus désirable {elle-méme, que ‘elle qui m’a porté (vu naitre) et n’étail-ce pas à moi l’œuvre d’un souhait continuel de voir cette ville-là, et ne faisais-je pas ce serment vis-à-vis de tous? »

VI. Là le prêtre ayant gémi amèremen!, et ayant versé des jiarmes plus brülantes.

ne.se Lut plus ensuite; car il voyait la justification du roi faisant (rendant) plus grande l'accusation de nous ; [cœur) mais ayant gémi d’en bas (dufond du d’un gémissement lourd (profond) et amer :

a Nous avouons, dit-il, ὃ roi, et nous ne nierions pas

τοῦτον τὸν ἔρωτα, ὃν ἐπεδείξω celte affection, que tuas manifestée περὶ τὴν πατρίδα τὴν ἡμετέραν, au-sujet-de la patrie nôtre, | χαὶ θρηνοῦμεν μάλιστα et nous gémissons surtout

“διὰ τοῦτο, à cause de.ceci,

32 OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ ἘΠΑΝΟΔΟΝ AABIANOY.

μεν, χαὶ τὸν σφοδρὸν ἡυῶν παρωξύναμεν ἐραστήν '. Κἄν χατα- ΄ CA EH LA + ΣῈ , LI Ὁ e

- \ ἡμεῖς ξαυτοὺς αυρίων θανάτων yxherwTesox διεθήχαμεν. Τί γὰρ

\ 4 ΄ ΄ à x ἂν γένοιτο πιχρότερον, ἀλλ᾽ ἢ ὅταν τὸν εὐεργέτην χαὶ οὕτω φι- À er δ “- 251 c' = \ »“- > ἀν.

οὔντα φανῶμεν ἀδίχως παροξύναντες, χαὶ τοῦτο πᾶσα ἣ οἰχου- L r 1 \ 2 (4 € - 2 ΄ μένη μανθάνῃ, χαὶ τὴν ἐσχάτην μῶν ἀγνωυοσύνην χαταγι- LA YOGXT, ; 72 1 P Le es 4 2 « Εἰ βάρόαροι, τὴν πόλιν ἡμῶν χαταδραμόντες, χατέσκαψαν ᾿ ἜΘ κως \ ὰ ΤῸ, > JE \ Ge » LA τὰ τείχη, χαὶ τὰς οἰχίας ἐνέπρησαν, καὶ λαθόντες αἰχμαλώτους 1 «

» 5 Ω .ὔ ἀπῆλθον, ἔλαττον ἦν τὸ δεινόν. [ti δή ποτε; Ὅτι σου ζῶντος,

ι , \ à “ - ss χαὶ τοσαύτην ἐπιδειχνυμένου περὶ ἡμᾶς εὔνοιαν, ἐλπὶς ἦν ἐχεῖνα

sur une cité si chérie de toi, que nous ayons paru ingrats enxers notre bienfaiteur, et que nous ayons irrité un prince dont l'affection pour nous est si vive. Détruis, brûle, égorge, fais tout ce que tu peux imaginer, tu n’auras pas encore tiré de nous une vengeance égale au crime ; nous t’avons prévenu, nous souffrons un supplice pire que mille morts. Est-il rien en effet de plus amer que d’avoir indignement offensé un bienfaiteur, un ami si tendre, et de connaître que toute la terre le sait et nous reproche la plus noire ingratitude ?

« Si des barbares étaient venus fondre sur notre ville, avaient renversé ses remparts, incendié ses maisons, emmené ses habitants en captivité, le mal serait moindre. Pourquoi? c’est que toi rirant et

vous donnant tant de témoignages de ta bienveillance, nous aurions

dé. à -

HOMÉLIE SUR LE

Ga ἢ ὄταν φανῶμεν

que des démons ont été-jaloux

de la ville ainsi aimée,

et que nous avons paru ingrats envers notre bienfa:teur,

et que nous avons irrité

le vif ami de nous. [ble, Et si tu renversais-de-fond-en-comet si tu brülais,

et si Lu tuais,

et si tu faisais

uncautre chose quelconque, [de nous tu n'aurais pas encore réclamé (tiré, la justice (vengeance) proportionnée; nous ayant pris-les-devants

nous avons disposé nous-mêmes d'une-manière-plus-fâcheuse

que dix-mille morts.

Car quoi pourrait arriver

de plus amer,

si ce n’estquand nous paraissons ayant irrité injustement

le bienfaiteur

et celui nous aimant ainsi,

et quand toute la terre habitée apprend cela, [cuse de) et prononce-contre nous (nous acla dernière ingratitude ?

« Si des barbares, [de nous, ayant fait-une-descente-dans la ville avaient renversé les murailles, et avaient brûlé les maisons, et s’en étaient allés nous ayant pris prisonniers, le mal était (eût été) moindre.

Pourquoi donc enfin ?

Parce que, toi vivant,

et faisant-voir envers nous une si-yrande bienveillance, espoir était (eût été)

tous ces maux-là

css J \ , “ | ᾿ πάντα λυθήσεσθαι “τὰ δεινὰ, χαὶ πάλιν ἥμᾶς ἐπὶ τὸ πρότερον PE Ne. ES ἐπανήξειν σχῆμα, χαὶ λαμπροτέραν ἀπολήψεσθαι τὴν ἐλευθε-- {ay Νὺν ne πω rw 3 L JE , A: La ρίαν. Νῦν δὲ τῆς σῆς εὐνοίας ἀφηρημένης, χαὶ τοῦ φίλτοου ΄ A A , ἜΣ - > L σθεσθέντος, ὃ παντὸς τείχους ἦν Auiv ἀσφαλέστερον, πρὸς τίνα A +7 En =: LUE λοιπὸν χαταφευξόμεθα : ποῦ δυνησόμεθα ἰδεῖν ἑτέρωσε, τὸν γλυ- ἈΠ [A JE , A , forts 1 σ᾽ χὺν οὕτω δεσπότην χαὶ πατέρα προσηνὴ παροργίσαντες; “Ὥστε δοχοῦσι μὲν ἀφό έναι " ἔπαθον δὲ πά δεινό μὲν ἀφόρητα πεποιηκέναι " ἔπαθον δὲ πάντων δεινότερα, \ 7 πὶ ls Lcd πρὸς οὐδένα ἀνθρώπων ἀντιόλέψα: τολυῶντες, οὐδὲ αὐτὰν ἰδεῖν nr NUS ἐν 3 ! 5 - τ 4 δυνάμενοι τὸν ἥλιον ἐλευθέροις ὀφθαλμοῖς, τῆς αἰσχύνης παντα- - LA ΟΣ χοῦ καταστελλούσης τὰ βλέφαρα, χαὶ ἐγκαλύπτεσθαι καταναγ- A De D à ͵ Εν κ᾽ LA LA ᾽ ’ χαζούσης. Τῆς παῤῥησίας αὐτοῖς ἀνηρημένης, πάντων αἰχμαλώ- 2 ’ a + - Al \ 2 , ra VA τῶν ἀθλιώτερον διάχεινται νῦν, χαὶ τὴν ἐσχάτην ὑπομένουσιν

5 La \ Ν , - ee 2 - \ > 4 2 ατιμιᾶν, HAL TO μέγεθος τῶν χάχων εἐννοουντες, Χάϊιειῖς OGOY AT—

l'espoir de voir finir tous ces maux, de recouvrer notre première splendeur, de rentrer en possession de notre liberté avec plus d'éclat encore. Mais maintenant que ton affection nous est ravie, que cette tendresse, notre plus sûr rempart, est éteinte, vers qui nous réfugier désormais ? de quel eôté tourner nos regards, après avoir irrité un maître si doux, un père si indulgent? Leur attentat paraît horrible ; mais ils endurent les plus cruelles souffrances; ils n’osent regarder aucun homme en face, ils ne peuvent même contempler lesoleil d’un œil libre; partout la honte fait baisser leurs paupières et les force à se voiler le visage. Privés de toute liberté, ils-sont aujourd’hui plus malheureux que les derniers des esclaves, ils subissent la plus affreuse

ignominie, et lorsqu'ils songent à l’immensité .de Jeurs 1naux, à

χαὶ MU: ἐπανήξειν πάλιν ἐπὶ τὸ σχῆμα πρότερον.

τὸν δεσπότην οὕτω γλυχὺν HAL πατέρα προσηνῆ ; “Ὥστε δοχοῦσι μὲν πεποιηχέναι ἀφόρητα * ἔπαθον δὲ

devoir être dissipés,

et nous devoir revenir de nouveau à notre état premier,

et devoir recouvrer

la liberté plus éclatante.

Mais maintenant ta bienveillance nous ayant été enlevée,

et ton affection ayant été éteinte, cette affection qui était plus sûre que toute muraille, [pour nous vers qui à-l’avenir

nous réfugierons-nous ?

où ailleurs (vers quel autre) pourrons-nous-regarder,

ayant mis-en-courroux

le maître si doux

et le père si indulgent ?

De-sorte-qu'’ils paraissent à la vérité avoir fait deschoses insupportables mais ils ont souflert.des maux plus terribles que tous,

n'osant regarder-en-face

vers aucun des hommes,

et ne pouyant pas regarder

le soleil lui-même

avec des yeux libres,

la honte {eur faisant-baisser

les paupières partout,

et Les forçant

à se voiler.

La libre-parole

ayant été enlevée à eux, maintenant ils sont disposés

plus malheureusement

que tous les captifs,

et supportent

le dernier déshonneur,

et songeant à la grandeur

de leurs maux,

etjusqu’à quel-grand degré d’insulte

36 OMIAIA ΕἸΣ ΤΗ͂Ν EIANOAON AABIANOY.

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