‹ Les Auto-intoxications de la grossesseChapitre 12 sur 32 · U PHYSIOLOGIE DES AUTO-INTOXICATIONS · texte numérisé non relu

U PHYSIOLOGIE DES AUTO-INTOXICATIONS

Lis milieu intérieur nous est imparfaitement connu ; nous savons que le sang normal contient des leucomaïncs (1), et qu'il est toxique, généralement en raison inverse de la toxicité des urines.

Le sang des veines est toxique à la dose de 10 centimètres cubes environ {2j ou de iS centimètres cubes (3).

On connaît mieux l'urine. Je parle de l'urine normale :

« Les recherches de Bouchard démontrent que l'urine renferme sept substances toxiques, auxquelles il convient d'en ajouter une huitième, découverte plus récemment (4) :

1° Une substance diurétique, l'urée ;

2° Une substance narcotique, dé nature organique, que le charbon ne relient pas et que l'alcool dissout ;

3° Une substance siaiogène qui se trouve en trop petite quantité pour produire ses eiïets, quand on injecte l'urine en nature, mais qui agit quand on emploie des extraits alcooliques ;

4" Une substance convulsivante de nature minérale, la potasse;

S° Une substance convulsivanle dénature organique, retenue parTalcool ;

6° Une substance myotique, qui se comporte comme la précédente. On pourrait penser,

(I) WUEii. — Les leucomaïncs du Banj,- normril. Th. l'aris, ISB8. (2)Rlt«(M0. — Bifonna medica. oct. iSSl'.

(3) MAiBETetBosc. — Compie rendu de laSoc.de flioi.,1891. ^4] Roger, — Les inloiicaliona, p. Ulà.

CHFMIE DES POISONS NORMAUX DE L'ORGANISME i5 d'aprfes Its expériences de Mairet et Bosc, que les deux dernières substances ne sont auli'e chose que les malières coloranlea ; mais M"" EliachefT, dans des recherches très bien conduites, a raonti'd que le poison myotique, contrairement aux pigmenis, ne traverse pas la membrane du dialyseur et récemment Mareltc a montré qu'il est détruit h l'cbullition;

7° l'nc substance hypothermisante. dénature organique ;

8°En(în une substance soluble dans l'alcool qui traverse la membrane du dialyseur;

9" On pourrait ajouter encore un poison cardiaque, minéral, la potasse; et un poison cardiaque, organique, surtout abondant au cours des maladies infectieuses [Lusini), n

Il faut noter encore que les mêmes urines sont plus ou moins toxiques, suivant les conditions dans lesquelles on les prend : anciennes, fraîches, etc. (1).

Il existe aussi un rapport constant enire Iii toxicité plus ou moins grande de l'urine et ta quantité de glycogène que contient le foie.

Kniin, notons Paclion des poisons sur la thermogenèse (2), «Rien n'est plus contradicloire, au premier abord, que l'aclion des poisons sur la lempérature. Quand un poison a abaissé prirailivcmcntialempéralure, on observe secondailemenl une élévation thermique généralement

PHYSIOLOGIE DES AUTO^INTOXICATIONS inférieure à l'hypothermie initiale. Le contraire se produit aussi. Une même substance, suivant les doses, peut produire des effets différents ; tel poison qui est hypothormisant quand on en introduit une pelite quantitt?, devient hypolhermisant quand on en introduit une plus forte. Enfin, quel qu'ait été l'effet primitif, presque toujours la température s'abaisse pendant la période agonique. »

La toxicité du sérum sanguin peut augmenter dans deux cas bien différents : ou les organes de défense deviennent insuffisants, et alors il y a rétention, ou bien ils restent sains et fonctionnent, mais c'est la production des poisons qui augmente. Enfin les deux causes peuvent se trouver réunies, soit primitivement, soit secondairement.

Si le mouvement de désassimilalion augmente, l'urine devient plus toxique, par augmentation dans la quantité de poison, si le rein reste suffisant : c'est ce que l'on remarque dans certaines alimentations, ou quand le travail musculaire augmente, ou quanil l'individu est surmené d'une façon quelconque.

Ces conditions existent aussi dans toutes les intoxications par poisons exogènes.

Dana ces cas, les organes de défense peuvent rester suffisants et alors il n'existe aucun phénomène morbide, ci l'intoxication peut ne se

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r(5vi51er que par la recherche du coeflîcient de toxicité de l'urine; ou bien le surmenage des organes finit par les rendre insuftisants.

Enlin les causes les plus fréquentes des intoxications sont les maladies. Ces deux derniers ordres de faits seront étudias pins loin. (Voir p. 41 et suivantes.)

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