‹ Les Auto-intoxications de la grossesseChapitre 25 sur 32 · CONSÉQUENCES CLINIQUES B · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES CLINIQUES B

bien dans l'intérêt de l'enfant, s'il est viable, que dans celui de la m&re.

Pendant les accès nerveux ou dans les heures qui précèdent, alors que la malade est dans cet état spécial qui fait redouter l'apparition des accès, on a l'habitude de donner du chloral à haute dose et du chloroforme quelquefois à dose anesthésique.

Pourle chloral qui, chez l'individu sain, est toxique à la dose de 5 à 6 grammes, on peut en administrer jusqu'à 12fLiti grammes, sans déterminer d'accidents. Au début tle mes études sur le foie des éclampliques, on attribuait au chloral la production d'une partie des lésions. Pour y répondre, j'ai empoisonné plusieurs animaux ; il m'a fallu des doses énormes, et Je n'ai pu constater aucune lésion du foie.

Pour le chloroforme, on peut (!) se demander « si, étant donnée l'action du chloroforme sur l'appareil urinaire, on doit l'administrer à dose aussi considérable ».

Le secret de celte innocuité réside dans l'antagonisme (2) qui existe entre les poisons anesthésiques et les poisons convulsivants auxquels la femme est en proie, — Il faut neutraliser les uns par les autres et par conséquent en donner des doses qui seraient toxiques pour un organisme sain et qui, dans ces cas, arriveront encore difiîcilement ii déterminer leur action phy-

- TroiU

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