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pertes de l'organisme sont surtout aqueuses (choléra, diarrhée infantile). Celle-ci tout en diminuant presque autant que la diète absolue, les fermentations digestives, favorise la diurèse et suffit, pendant plusieurs jours à soutenir un malade, même très affaibli.
Mais lorsque la diète doit être prolongée, nous avons une précieuse ressource dans le régime lacté. Ce régime permet de nourrir pendant très longtemps un malade, tout en réduisant à très peu de chose les résidus fermentescibles. Les recherches de MM. Gilbert et Dom'nici, sur le régime lacté, ont établique sous son influence le bol fécai diminue environ de 179 grammes à 793. Un milligramme de matière fécale qui contenait 67.000 germes le premier jour, n’en contenait plus que 2.250 le cinquième. La moyenne des microbes éliminés en 24 heures dans les matières fécales était tombée en 5 jours de 12 milliards à 16 millions, soit 1/71 du chiffre normal. Les analyses de Charrin et Roger ont montré d'autre part que dans le régime lacté, la toxicité urinaire diminue dans des proportions considérables. La vogue thérapeutique dont jouit actuellement le régime lacté est donc pleinement justifiée.
Les différents régimes employés dans les maladies du tube digestif, du foie et du rein, ont généralement pour but de réduire au minimum les fermentations digestives tout en favorisant la digestion normale des aliments. À ce point de vue, la viande ordinaire est moins nocive que le gibier, surtout faisandé : Le
régime végétarien, à part quelques exceptions, est
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moins offensif que le régime carné ; le lait et les œuls sont préférables aux légumes. Mais dans cet ordre de faits, il est diflicile de poser des règles générales. Le plus souvent le régime à instituer varie suivant les susceptibilités particulières de chaque malade.
Aprèsavoir supprimé ou réduit au minimum les produits fermentescibles, le thérapeute peut agir directement sur les germes eux-mêmes. Il peut stériliser Veau ou lelait dans les cas de diète hydrique ou de diète lactée. Il peut encore introduire dans le tube digestif des substances antiseptiques pour y entraver la vie microbienne. Les antisepliques intestinaux ont été proposés en très grand nombre. La naphtaline et le naphtol 8 sont parmi les plus actifs, Malheureusement, ces médicaments exercent sur la muqueuse une action nuisible; ils troublent notamment la digestion stomacale. De plus les exemples de cataracte consécutifs à l'emploi de la naphtaline ne sont pas une rareté. Je me contenterai donc de parler ici du benzo-naphtol universellement employé aujourd'hui, et dont les propriétés thérapeutiques et l’innocuité ontété mises en relief par le Professeur Gilbert. Ce produit, peu antiseptique par luimême, est insoluble dans le suc gastrique et ne se dédouble que dans l'intestin en acide benzoïque et en naphtol 6. C’est par ce dernier qu'il agit principalement. Administré 8 à 10 fois par jour à la dose deo gr: 50 chaque fois, iln'a jamais produit aucun
trouble subjectivement appréciable. Dans les expé-
LT ()0 ae riences de M. Gilbert, les germes intestinaux éliminés en 24 heures, de 3.026.266.000 sont tombés sous son influence à 2.006.800.000 une première fois et à 764.500.000 une seconde fois (soit une diminution moyenne de 55 pour 100 environ).
Ces dernières années on a préconisé la levure de bière, pour régulariser les fernentations digestives notamment dans les cas de furonculose. Outre la diminution des germes nuisibles par la concurrence vitale, ce produit parait encore agir en diminuant la teneur en sucre des humeurs de lPéconomie. |
L'évacuation des composés nuisibles constitue un troisième moyen d'action contre les intoxications digestives. L’évacuation et le lavage de l'estomac les lavements et les grands lavages intestinaux, les purgatifs enfin, dont l’ancienne médecine a tant usé et abusé, font partie de ce groupe, Le professeur Gilbert à établi que la purgation produit une asepsie presque absolue de l'intestin. Dans les 24 heures qui ont suivi absorption du purgati', le nombre des microbes éliminés dans les selles s’est élevé à 411 milliards, soit 34 fois le chiffre normal. Le surlen: demain, le nombre des microbes évacués dans le même laps de temps, redescendait à 580.000, soit 1/20 de la normale. Il est cependant à présumer que cette asepsie si rapidement obtenue ne doit être que passagère. C’est pourquoi il y a habituellement intérêt à associer au purgatif la diète lactée et les antiseptiques intestinaux.
La thérapeutique possède des moyens d'action
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non seulement contre les microbes et les poisons contenus dans les cavités digestives, mais encore elle peut lutter eflicacement contre les poisons qui ont passé dans la circulation. Suivant les cas l’on peut, dans ce but pratiquer une large saignée, faire sous la peau des injections de sérum artificiel qui favorisent la diurèse, donner des boissons abondantes surtout quand lorganisme a éprouvé des pertes d’eau considérables. Enfin il est possible de lutter contre tel ou tel symptôme dû à l’intoxication par une médication approprice.
Il faudrait encore, pour être complet, ajouter à cette liste déjà longue toutes les médications tendant à régulariser les différents actes de la digestion. Il est évident qu'en réglant lalimentation dans les maladies digestives, qu’en ranimant dans certaines circonstances la motilité de la tunique musculeuse, qu'en régularisant les sécrétions glandulaires, etc.…, on prévient les troubles digestifs ; on fait en quelque sorte un érailtement prophylactique des auto-intoxications digestives.
Ce n’est donc pas, comme on le voit, les moyens qui nous font défaut pour lutter contre les autointoxications digestives, quand les défenses naturelles fléchissent. Ces auto-intoxications si fréquentes et si nombreuses sont, dans la plupart des cas, parmi les troubles pathologiques les plus heurcu-
sement influencés par les interventions thérapeu-
tiques.
AA Val
mere. dechilane Re