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non assimilables ou nuisibles à l’économie. Si cette expulsion cesse, on voit se produire les accidents de
la constipation et même de Focclusion.
Le mucus, vernis isolant adhérent à la muqueuse, l'écoulement continuel des sécrétions glandulaires de la profondeur vers la surface sont encore des causes
entravant l'absorption du contenu intestinal.
Dans la lumière même du canal intestinal se produisent touie une série de réactions protectrices de l'économie. Certains groupes de composés, dont les pigments biliaires, deviennent peu assimilables par voie de précipitation. Des neutralisations s’opèrent. Certains acides se combinant forment des sulfo-conjugués moins nocifs, l’acide phénol sulfurique par exemple. Les diastases atténuent en grande partie les toxines microbiennes, Charrin et Lefèvre ont démontré ce fait pour la pepsine ; Nencky, Sieber, Schoumow-Simonowska l'ont vu pour la trypsine associée à la bile. Dans des expériences inédites, Charrin a vule contact de la muqueuse de l’iléon (l'extrémité inférieure surtout) atténuer considér a-
blement la toxine diphtérique.
Dans des expériences déjà anciennes, Charrin a montré que l'injection sous la peau d'extrait intestinal immunisait partiellement les animaux contre uneinjection ultérieure de poisons intestinaux. Après lui, en 1900, Vidal de Périgueux, dans des expériences' et des observations climiques qui demande-
raient à être contrôlées, déclara avoir obtenu par
l'opothérapie entérique, des résultats vraiment extraordinaires dans l’ocelusion intestinale.
Ce rôle protecteur de la muqueuse contre les poisons à été mis depuis longtemps en évidence par les expériences de Queirolo et de Tédeschi. Ce dernier, notamment, à établi que la ricine, très nocive si On l'introduit dans une anse intestinale malade, est inoffensive dans une anse saine.
Quand nous aurons ajouté que les toxines sont en général digérées parles microbes d’une autre espèce, nous aurons énuméré les principales défenses de l'organisme au niveau de l'intestin.
Lorsque celui-ci s’est laissé traverser, le foie oppose à son tour une nouvelle barrière à l'invasion des substances toxiques. Les expériences de Schiff, Heger, Roger établissent par exemple l’action atténuante du foie sur les alcaloïdes. La physiologie nous apprend qu'une partie de la bile résorbée au niveau de l'intestin retourne au foie qui lui fait subir de nouvelles transformations. Les composés ammoniacaux, éminemment toxiques, sont également transformés par la glande hépatique en urée, corps presque inoffensif et très facile à éliminer.
Au-delà du foie enfin, certains organes, tel que le corps thyroïde, les capsules surrénales, jouissent également de propriétés antitoxiques. Cette atténuation des poisons se poursuit même dans les {issus périphériques peu différenciés. Si l’on fait séjourner dans les masses musculaires d’un animal certains produits alcaloïdiques tels que la strychnine (Czylarz et
nn 0) À ins
Donath}, ces produits perdent une partie de leur activité, Des expériences inédites ont montré à M. Charrin que cette action des muscles s'étend aussi aux toxines. +
Malgré la multiplicité et l'efficacité de tous ces moyens de protection une certaine quantité de substances nuisibles n'ont pu être ni arrêtées, ni transtormées. Contre ces poisons, il reste un supré-
me moyen de défense : lélimination. Gelle-ei qui
peut se faire par la peau, les bronches, le tube di-
gestif lui-même, a surtout le rein pour théâtre. On conçoit donc l'importance de l'intégrité de ce viscère dans les maladies digestives.
Comme cela se voil pour toutes les fonctions
organiques, ces fonctions de défense varient, s’atté-
nuent, disparaissent dans certaines conditions. Chez
le nourrisson par exemple, elles sont encore à l’état
rudimentaire (Charrin et Delamarre). Le mucus est
moins abondant. Toutes proportions gardées, les diastases sont en petite quantité : l'alimentation étant exclusivement lactée, il n’existe que les diastases correspondant à cette alimentation. Si l'on ajoute que la tunique musculeuse est encore peu développée, on se, rendra compte que lPévacüation intestinale peut être en défaut’au moindre trouble. C'est ce qui explique limportance prépondérante des gastro-entérites en pathologie infantile.
Dans certaines affections du foie et du rein principalement, des défenses importantes viennent à faire défaut, Le foie ne transforme plus les poisons qu’in-
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suffisamment ou d’une manière vicieuse, le rein n’élimine plus qu'une faible proportion des poisons retenus dans la circulation. Dans ces cas, l'organisme se trouve sous le coup d’une menace constante d'intoxication, et l'intégrité des’ défenses intestinales proprement dites devient d'une importance capitale.
Dans d'autres conditions enfin, soit à la faveur du contact prolongé des matières, soit par suite d’une inhibition réflexe de la muqueuse, soit encore sous l’action d'une exagération de là virulence ‘microbienne, les poisons pénètrent provoquant les aceidents que nous avons signalés au cours de cette étude.
Défenses thérapeutiques. — On conçoit que, dans ces circonstances, il soit utile de suppléer à l'insuffisance des fonctions organiques, par tous les moyens dont dispose la thérapeutique,
Ces moyens sont multiples. Il est évident tout d’abord qu'on agira sur les fermentations en supprimant ou en réduisant les produits fermentescibles.
C’est le but de la diète et des différents régimes.
C'est’évidemment par la dièle absolue qu'on diminue le plus les fermentations comme la production des produits toxiques.Les examens d’urines de Charrin et Roger ne laissent aueun doute à cet égard. Malheureusement, elle présente l'inconvénient de débiliter l'organisme dont la résistance diminue.
La diète hydrique vient en partie pallier cet
inconvénient, dans certains cas en particulier où les