Delcourt. Thèse de Bruxelles
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il n’a pas provoqué le rachitisme, mais il a obtenu la diarrhée, la cachexie, les arrêts de développement des sujets en expérience.
Introduisant enfin des extraits alcooliques et aqueux de matières fécales d'enfants rachitiques ou athrepsiques il a obtenu, un seul cas de rachitisme, parmi de nombreuses expériences. Dans les autres cas, les lésions observées étaient des altérations des poils et de la peau, des arrêts de développement, de la diminution du poids.
Interprétant alors les résultats de toutes ces expériences, Spillmann arrive à cette conclusion que le rachitisme est dû à une intoxication spécifique partie du tube digestif et provoquant au niveau du squelette des lésions d’ostéite.
Dans une thèse toute récente sur « les infections digestives du nourrisson », Hawthorn a recherché la toxicité du contenu intestinal dans les infections digestives et à l’état normal. Comme Spillmann il a injecté sous la peau des extraits alcooliques et aqueux de matières. Il a trouvé cette toxicité très augmentée dans les infections digestives aiguës primitives. Dans un cas d’entérite secondaire à une infection généralisée et s’accompagnant de grosses lésions de la muqueuse intestinale, le pouvoir nocif des matières était bien moins accentué.
Un quatrième groupe d’'expérimentateurs enfin, poussant plus avant cette étude, ont cherché à déterminer les troubles provoqués par les sécrétions de tel outel microbe intestinal pris en particulier. Dans
cet ordre d'idées les expériences de M. le professeur Gilbert sur les poisons coli-bacillaires sont particulièrement intéressantes. Cet auteur, ayant injecté les toxines du bacille d’'Escherich, dans les veines d'un lapin, constata les symptômes suivants :
re phase. — Affaiblissement musculaire aboutissant à la résolution complète, tremblements fibrillaires, mydriase, anesthésie cutanée et sensorielle, somnolence aboutissant au coma. |
2° phase. — Aux symptômes précédents viennent s'ajouter des secousses convulsives, du nystagmus, de l’hyperexcitabilité réflexe de la peau et des organes des sens.
3° phase. — Du myosis remplace la mydriase ; une contracture tétanique généralisée extrêmement intense s’installe et persiste jusqu’à la mort.
La respiration d’abord accélérée, devient ensuite plus ample et saccadée et s'arrête définitivement à Papparition de la crise tétanique. Le cœur est peu modifié et hat encore à l'ouverture du cadavre.
Si l’on ne pousse pas l’expérience jusqu’au bout et qu'on ne dépasse pas les deux premières phases, les principaux symptômes s’amendent, et l’intoxication aiguë fait place à intoxication chronique. Celle-ci est surtout caractérisée par de la somnolence, de la perte des forces, de l’émaciation, de la diarrhée. Elle aboutit généralement à la mort. A l’autopsie l'intestin est congestionné, ulcéré, escharifié.
De ce court exposé, il ressort clairement que tous les expérimentateurs s'accordent à reconnaitre la