Albarel. Thèse de Montpellier
le cobaye, le chat, le singe, relate des lésions intenses du système nerveux central auxquelles il attribue la plupart des accidents du botulisme.
Parmi les auteurs de la deuxième catégorie, je citerai d’abord Lévine qui, en 1901, pratiqua l’occlusion de l'S iliaque sur 6o chiens. Les ayant sacrifiés de 5 à 27 jours après l'opération, il constata les altérations suivantes: Lésions rénales et hépatiques constantes. Du côté du foie: tuméfaction trouble, dégénérescence granuleuse et graisseuse des épithéliums, avec desquamation accentuée par places. L’albuminurie apparaissait vers le 6° jour. Du côté du foie , hyperhémie accentuée, quelquefois des hémorrhagies, par place atrophie et dégénérescence du protoplasma glandulaire, inflemmation. intra-lobulaire du stroma aboutissant dons les cas avancés à une cirrhose intra-lobulaire diffuse.
Par un procédé identique Wallerstein obtint des lésions rénales avec albuminurie et cylindrurie.
Quant àKrasnow, par la ligature extra-péritonéale du rectum chez le chien, il obtint dans la composition du sang les modifications aussi accentuées que caractéristiques qui suivent :
Oligocythémie (d‘minution de 15 à 70 pour 100).
Diminution du taux de l’hémoglobine (très considérable).
Abaissement du poids spécifique du sang.
Diminution du fer.
Globules blanestantôt augmentés, tantôt diminués.
Les expér'mentateurs de la {roisème catégorie ont
injecté dans les veines ou sous la peau des extraits gastriques où intestinaux, ou des extraits de matièresfécales, les uns et les autres stérilisés. Cette facon de procéder est évidemment plus rigoureusement démonstrative que les précédentes. De la sorte le rôle des microbes, certaines actions réflexes et diverses causes d'erreur sont évitées, qui venaient compliquer les résultats obtenus par les autres méthodes. Sans insister sur les injections intraveineuses qui s’écartent par trop des conditions naturelles des auto-intoxications qui nous occupent, nous signalerons surtout les résultats obtenus par les injections sous-cutanées.
Les lésions caractéristiques de l’anémie pernicieuse ont été vues par Borodouline à la suite d’injections sous-cutancées d'extraits éthérés, alcooliques et aqueux de matières fécales.
Dans le laboratoire de M. Haushalter de Nancy, Spillmann, cherchant à élucider la pathogénie du rachitisme a pratiqué un grand nombre d’expériences qui se rapportent à notre sujet.
Contrôlant d’abord les résultats de Delcourt de Bruxelles (1), il a injecté du phosphate de potasse sans réussir à provoquer le rachitisme. Il a ensuite introduit sous la peau des toxines de coli-bacille, de staphylocoque, de pyocyanique, séparément ou mélangées ; 11 s’est adressé ensuite à ces microbes
associés ou isolés. Dans aucune de ces expériences