CHAPITRE XII
Suite *du précédent. Retour de V auteur au
Mexique,
u bout de quelque temps, à force de condescendre aux vœux des mortels, les yeux me sortaient de la tête, et j'aurais fini par étemuer mon âme 11 ma sainte patronne ne fut venue à
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mon secours. Un matin j'*étais sur mon trône, revêtu de brillants omememts de phmiès ronges que mWaient fabriqués mes adoratetu^, quand j'entendis retentir au loin, quelque coups de' mousquet; bientôt une foule ép^ùe se précipita dans le t^nple, suivie de plusieurs hommes vêtus à la mode castillane, ils allaient se jeter sur moi, me prenant^our une idole, qu% voulaient briser selon leur kmable habitude, quand tout d'un coop je me levai en leur criant en espagnol : ce Arrêtez , je suis clurétien comme vous. »
Il serait difficile d» peindre leur etonnement ; les uns se frottaient les yeux comme des hommes qui doutent s'ils sont bien éveittés ^ d'autres dirigeaient sur moi leurs escopettesr, et un moine commença k m'exorciser. Je m'approchai d'eux et fis cesser leurs doutes en leur racontant mon histoire , tandis que la foule des Indiens , surprise que j'eusse pu d'un seul mot arrêter les Espagnols, se prosternait à mes pieds et faisait retentir l'air de ses acclamations.
Je me hâtai de profiter de cette occasion pour quitter l'île , et je laissai , pour me rem]^acer, le saint Jacques de bois, que les Indiens purent enfumer à leur aise sans qu'il eût l'air de s'en apercevoir, ce qui m'a fait sans doute regret*
DE I>ON Svàn DE VaRGAS. 117
t^. Heoreux celui', qm i paimui à un puste élevé, excite le mime' sentiment quand il le quitte ! Ma coQsdeiiceiii^a qoelque^Eois reproché cette avenibre : j'ai craint d*ateûr é&iamis une proCsmation en recelant les adeiatiens des lodiens. Maïs de savants casttisics m'ont rassuré à cet égards puisque j^arais fadt tous mes efforts pour les en dissuader. Toujours est-il que, depuis ce temps, je tie pois Tcir une ta-» 'batière sans me^ rappeler <|iie- j^atété dieu.
Les Espagnols ^Taient été k la rechercke d'une Ile nommée PKïliti , que Ton disait habitée par des Amsaones ett^mplie d'or et d'argent. On ajoutait même qu'il s'y trouvait une fontaine dontla vertu était teDe , que tous ceux qui s'y baignaient revc^aiei^tà Vàge de vingt ans. Ils avaient erré long-temps avant d'arriver dans 4tle:ou je motlrouyais, mais ils n'avaient rien découvert que quelques rochers habités sealem^t fNU>4eS'QiseaiUL de',mef . Après «Toii^IHisdQs vivNsetde:l'eiO)i ils continuèrent leurs ^eekerrihe8«ft oeoMmta»tTeis le nord 'féar se rappçiKJher du Mexique, d'où ils étaient partis ? et xemihmî enfiA à Acapuko sans •«voicMidécojavtert*' *
Getle-nUe'ii'pst, à proprement parier, qu'un
villB^étdepichettrs^ttaîs il s^y ticat tous les
• ans .une tout très coBsidtt;<ble à l!arrivée des
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galipns de MasiHe : ils y apportent des marchandises de la Chine et dn Japon , • qu'ils échaagCiBt contre des mélaux prédeux et des prodiKCticMis d^Europe. Quand cette foive est terminée , il est d'usage que les marcshaaids donnent on grand tonneau de vin aux porte«-&ix qui ont; trayatUé à diarg^- et décharger leurs baUoti. CeuX'-ci le placent sur une espèce de corbillar4, «t, Tetos dliahits de deuil, ils parcourent ainsi la ville enyersant des larmes. On i^ipdle cette cérémonie enterrer la foire. Je n'ai pas besoin de dire que les porte*faii: la teiw minant •«Q YÎdant le !<3orp» du défont.