‹ Les aventures de don Juan de Vargas: pseud. raconters par lui-me?meChapitre 33 sur 76 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Retour de l'mauur^à Mêkvico.

^achetai un chenal à«A(ap«teo pour Iretoomer à Mexico ; mais je ne taff- 'daipas à élrevttieiat d'une fièvre ^violente, qui me força à m'axv^cf dans un village nomné Tuzutqpec. Le eufféiay reçut avec une hospitalité tonte oastillaBe^ et ne voulut me laisser • partir. qnfecpiteiâ je fus complètement rétabli. On voit auprès^de^Tuzntepec les nûnes d'aune viilecoasidériJïfe^ ifuilut

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détruite lors de la conquête du pays. Au milieu s^élève une haute pyramide, qui servait de temple aux Indiens : c'était là qu'ils sacrifiaient slU démon des victimes humaines. Le bon curé y avait fait ériger une petite chapelle à la Vierge.

Les Indiennes de cette province ont un usagé particulier. Pendant leur jeunesse , elles se livrent à peu près à tout venant, sans que personne y tix)uve à redire. Quand elles ont atteint rage de vingt-cinq ans , elles convoquent tous leurs amants et leur déclarent quelles ont assez joui des plaisirs de la jeunesse, et qu'elles veulent choisir l'un d'eux pour époux. Chacun, pour mériter la préférence, s*empresse d'apporter un objet quelconque , qui doit servir à l'établissement du ménage futur ; il a soin de joindre à son présent ime plume de perroquet rouge. La jeune fille réunit alors tous ses amants , et, après les avoir remerciés de leur générosité et leur avoir fait ses adieux , elle nomme celiû qu'elle a choisi pour époux , et rompt avec tous les autres. Mais dans les fêtes elle place sur sa tête toutes les plumes de perroquet qu'elle a reçues, et qui indiquent le nombre de ses anciens amants. Il y en 'a qui en ont une teUe quantité, que leur tête. ressemble à un porc-éptc enflammé. A dater de leur mariage,

elles observent etivers leur mari une fidélité in* violable. L'adultère est inconnu chec ces In-^ diens ; il est vrai qu*il faudrait être bien enclin au péché pour séduire les vieilles quand on peut avoir toutes les jeunes.

Les Indiens de Tuzutepec ont aussi une singulière façon de soigner les tnaladeà. Ilss^ima* ginent que leur souffrance vient de ce que le mauvais esprit est entré dans leur corpÀ. Poiir le faire sortir , ils les étendent par terre et les piétinent tant qu'ils peuvent. Le malade meurt ordinairement pendant Topération^ mais cela ne les empêche pas de recommencer. Pendant que j'avais la fièvre, une vieille Indienne, que le cui*é m'avait donnée pour me soigner, m'offrit d'en faire usage, mais je me contentai de la remercier de sa bonne volonté.

Cette vallée est extrêmement chaude, etle cilré m'a raconté un usage que les Indiens Suivaient du temps de lettrs anciens rois. Dans la salle 4u conseil se trouvaient d'énormes cruches que l'on remplissait d'eau , et quand le roi convoquait les caciques , ceux-ci, pour être plus au frais, se mettaient chacun dans une de ces cruches avant de commencer la délibération. On ne leur voyait que la tête, de sorte qu'ils ne pouvaient contracter la mauvaise habitude de gesrticuler en parlant, comme le font certains prédî-

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cateufs, et encore moins en venk aux coup&dans la cbaleur de la discussion. On peut rire de otttte coutume , mais j'ai tu faire pis chez les chrétbns, où quelquefois ce sont les cruches seules qui sont appelées au conseil.

Quand ma guérison fut complète, je pris congé dti bon 6«ré pour m en retourner à Mexico. J^Técus quelque temps tranquille; mais la fortuno n'était pas encore lasse de me persécuter, et je ne «tardai pas à me yoir compromis dans la malheureuse affaire du marquis del Valle, comme on le verra au chapitre suivant.

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