DE SIMIANE, THOMAS
THOMAS
Pardon, Monsieur...
DE SI MIA NS
Que veux-tu, mon garçon?
THOMAS
Vous avez bien pensé à voilier sur ces dames, mais moi. Monsieur, vous m’avez oublié.
ds suit ANS.
Comment ?...
THOMAS
Qui cst-cc qui veillera sur moi?
DE S1MIANB.
Eh bien! tu resteras ici avec nous...
THOMAS
J’aimerais mieux être avec ces dames, Monsienr„.
DE SIMIANE
Hein?
THOMAS, pndlqonMOl.
Oh ! Monsieur, ce n’est pas re nue vous pensez... Je vais vous dire, voyez-vous, je suirun être faible, moi... je suis nerveux... et lu moindre émotion... Enfin, j’aimerais mieux être gardé des deux côtés...
DE SIMIANE
Poltron!... Tiens, allume du feu dans ccttc grande cheminée pour le distraire.
TnOMAS.
Aller chercher do bois! Vous laisser seul... non, Monsieur, non, je ne vous quitterai pas !..
DE SIMIANK.
Tu n’as pas besoin de sortir; prends ces vieux meuble* . .
THOMAS
Oh ! comme ça! (il bri«t un e*cnb«au et allume le feu.)
DE SIMIANF., j'awyanl dan» un grand («alcali.
Ah! j’avoue qu’on est bien dans ce fauteuil... je suis un peu fatigue!... Dix lieues à franc étrier... je céderais volontiers au sommeil, si je n’avais le plaisir de votre société, M. le comte...
(&« retournant.) Tiens, il n'CSt pltl* là.
THOMAS
Il y a de la magie, Monsieur... tout le monde disparaît dans ce château... on nous prend pour des muscades... notre tour viendra.
DE STNIANS.
Le comte s'est mis à la recherche du marquis, sans docte; ah! c’est étonnant comme ce feu m'endort... mes paup’èrcs so ferment malgré moi... tu me réveilleras à la moindre alerte !
THOMAS, à volt buiM.
11 ra dormir!... Ahl mais non!... Monsieur... Monsieur!
DS HMIANE.
Qu’y a-t-il?
THOMAS
Entendez-vous?
DE SIM! ANE
C’est l’orage... tiens... place mes pistolets à portée de ma main... si les fantômes viennent noos visiter... c'est avec cela que nous engagerons la conversation...
THOMAS
Des armes!... un homme qui dort... un vieux château... des vieux murs... des vieilles tapisseries... des vieux meubles et le Silence... partout... c’est eflrayant !... Ah! le feu va s'éteindre'...
raniimins-lc... (il l'agenouilla pr« du (<« et M met à *uafQ«r en cbeofoa. naii! pour it donner du courage. “ Peudanl ce tempe, un pan de la lipiuerio M aouléif, un fantôme t'approche de SlmlaM, ôta le* amorce* de» puMet» et te» replaça pria de lui; 11 lui enlève a «lit ton épée et disparaU eoea U tapie* sérié.)
THOMAS, ae retournant.
Hein?... J’ai cru entendre... non... c’cst le vont... ou c’est
Monsieur qui ronfle... (On entend de «ourdi gAmlfieniesti, dea béait* de •buis et et det hurlement* kilnUlm.) Ah! mon Dit*U !...
DE SIMIANE, «'éveillant.
Qu'est cela?... (foevnnt h *■*«!} C’est une plaisanterie, sans doute... mais les mystificateurs voudront bien se souvenir qu’il y a des dames ici...
THOMAS , tremblant.
Oui... il y a des dames... ici...
DE SWtANÏ.
Ce qui ne serait qn’un jeu pour nous peut devenir une torture pour elles... (u bruit rcdjubfe.) Encore! Vive-Dieu ! je suis curieux d’avoir le mot de cette angine.
THOMAS
Allons-nous-cn, Monsieur; moi, je ne suis pas curieux.
DE SVWIANK.
Cest de CC côté!.-, (n veut «'élancer ver» la porte latéral*. — ün epectre, couvert d'n «aalre, parait wr U eauil et lui barre le paieage.)
TÜOVAS, povuant un cri.
Cest le diable!...
DB SIMIANE, armant an plutôt*!.
Parbleu! je vois savoir si ce spectre est une ombre ou un corps!... (n tire, le eeup ne part pat.) Ah! mon épée!... ils m’ont pris mon épée... n’importe... je vais... (An mouneut où il va a*«Uae«r, de» fantôme* armé* de torche* et tratuant dot chaîne», ddboucbeut de toute* Ici avenue*, ('emparent de Sitniane, le bülloanenl et l'entmlsen* pur U porta •eerôle.)
DE SIMIANE, ac débattant.
Misérables!... misérables!...
THOMAS, tombant à genou*.
Grâce! seigneurs démons! grâce! oui, je suis en état de péché mortel, je m’accuse d’avoir volé deux cens à mon maître ce
matin !... ( La fantôme* dansent autour de lui une ronde f»nt**1ique. Il »’tnfull en poaitaat de* cri*. Le* fantôme» dltparaliaeni. — Changement A vue.)
Quatrième tnblonn.
Lo décor change dans la partie inferieure ; la muraille s’écarte et tlé- OMsqaa une eavs voûtés M*Me eteadsmest par les lirais d’une fournaise ardente. — Mandrin est «ail, un m.tsque »ur le visage. Les Drigand» amenait M de Stmianc, t’attarbent à tu poteau cl s'éloignait sur un signe d« Mtndria. — Mandrin s'approche du prisonnier et lui été le hüillon qui étreignait sa bouche.