SCÈNE III
Les mêmes, LAMBERT.
LAMBERT, entrent.
Aujourd'hui?... cc n’est pas possible!
BEAÜVOISIN.
Et pourquoi n’esl-ce pas possible?... ma résolution est arrêtée depuis longtemps, comme le prouve la présence ici de nos parents, monsieur et madame d • Morval. (Lambert «»tue. — MouslMt
el madame de M»rta| ee »èveut el faut le révèreiice.}
BEAÜVOISIN, préscmtaiit Lambert 4 de Morret.
M. Lambert.
DE MOBVAL, eelaeaL
Ah ! le notaire.
BEAÜVOISIN.
Non... mon beau-frère
LE MORVAL.
JYnlends bien!... le notaire! (ti «craeried.)
LAMBERT
Pourquoi lant de précipitation, nom frère? n'avez vous pas le temps? qui vous pressait? taure est jeune...
BEAU VOISIN
Nous y voilà! Décidéunut vous èh s un terrible homme, mon frère, (a madame de Morval.) M nsiour le comte Leoni est sa bête noire... pourquoi? il n'eu sait rien.
LAMBERT
Que voulez-vous ? cet hjmme excite chez moi une répulsion invincible... je le hais d’instinct.
Kumm.
11 vous a sauvé la vie!...
LAMBERT
Eah ! j'ai dans l’idée que tout cela n'était qu'une comédie.
BEAUVOlSIN.
Une comédie!... la haine vous aveugle!
LAMBERT
Oui, je le hais et je le redoute. U n’est paR franc d’allures; son existence doit cacher quelque honteux mystère; il tranche du gentilhomme, ot. à bien l’examiner, on voit que c’est un rôle qu’il joue, et qu'il joue mal. Vous avez beau lever les épaules, mon frère, tout m’est suspect chez cet homme, tout, jusqu’à son nom ; sa famille, dit-il, habile Sorenfc; cb bien! je me suis informé, et personne dans toute l'Italie n’a jamais entendu parier des Leoni.