‹ Les aventures de Mandrin [microforme]Chapitre 20 sur 41 · SCÈNE IL B£EAUVOISIN, PAUL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL B£EAUVOISIN, PAUL

PauL.—Mais, mon père, pourquoi donc tous ces préparatifs ?

BEAUVOISIN.—-Parce que c’est aujourd’hui que je veux signer le contrat de mariage de ma fille et du comte Léoni.

PauL.—-C'est donc hien irrévocahle ?

BEAUVOISIN. — Nos parents sont prévenus...

Lambert est ici. Lionel de Morva! et son oncle viennent d'arriver de Grenoble,

PAUL.—Où sont-ils ?

BEAUVOISIN.—A l'auberge où ils sont descendus ; mais nous ne pouvons les laisser en pareil lieu.

PAUL.—Sans doute.

BEAUVoISIN. — Lionel surtout. un homme si susceptible. Ce cher cousin, il n’est pas changé ; lorsque je le vis, il y a dix ans, il avait de singulières idées sur la charité, sur la morale... Je me souviens des discussions que nous eûmes ensemble à ce sujet. Quant au bonhomme Morval.…

PauLz.—Oh ! lui, il est sourd comme une trappe. Mais Lionel, c’est un philantrope ; il passe sa vie à visiter les prisons, à faire du bien aux malheureux.

BEAUVOISIN.—Oui, oui! je connais sa manie.

C'est un fou qui se croit appelé à régénérer les malfaiteurs, ses chers brigands... à eux toute sa pitié, toute sa commisération…

PAUL.-—Taisons-nous, lé voici avec son oncle !.…

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