LES MÊMES, LAMBERT
LAMBERT (entrant). — Aujourd’hui? ce n'est pas possible |
BEAuvoisin.—Et pourquoi n'est-ce pas possible? . ma résolution est arrêtée depuis longtemps, comme le prouve la présence ici de mes parents, monsieur Jacques de Morval et M. Lionel, son neveu. (Zambert salue. De Morval et Lionel se lèvent et saluent. Présente’! Lambert.) Monsieur Lambert.
DE MonvaL (saluant de nouveau).—Ah ! le notaire.
BEauvoisiN.—Non... mon beau-frère.
De MorvaL.—]J'entends bien !.… le notaire. (77 se rassied.)
LamBærT — Pourquoi tant de précipitation P n’avez-vous pas le temps? qui vous pressait ? Bgauvoisin.—Nous y voilà ! Décidément vous
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é, Ce êtes un terrible homme, mon frère, (A Lionel) le dans Monsieur le comte Léoni est sa bête noire... ambert Pourquoi ? il n’en sait rien, de son LAMBERT. —Que voulez vous ? cet homme excite Chez moi une répulsion invincible. je le hais k d'instinct, aussi ; BEAUVOISIN.—I1 vous a sauvé la vie |... ma Vo- LAMBERT.—Bah | j'ai dans l'idée que tout cela , Jamais n'était qu’une comédie.
rnelle, BEAUVOISIN,.— Une comédie l... la haine vous réveille aveugle, Ainsi * LAMBERT. Oui, je le hais et je le redoute, It urd’hui n’est pas 4nc d’allures ; Son existence doit cacher ontrat. quelque honteux mystère ; il tranche du gentilhomme, et, à bien l'examiner, on voit que c’est un: | rôle qu'il joue et qu'il joue mal. Vous avez beau lever les épaules, mon frère, tout m'est suspect chez cet homme, tout, jusqu'à son nom; sa fa- «1 : mille, dit-il, habite Sorrente ; eh bien! je me suis Fi e nest informé, et personne dans toute l'Italie n’ lais : entendu parler des Léoni.
pOss1- LIONEL.—Voilà qui est bizarre, en effet | ztemps, BEAUVOISIN,— Mais ces titres, qui font foi de arents, Son extraction et de son origine el, son LAMBERT. — Des titres 1. la belle affaire 1... ionel se Est-ce que Cartouche n'avait pas des papiers ? à onsieur BEAUVoIsIN.— Sabre de bois ! mon frère! ce n'est plus de la malveillance, mais de la folie f } | le no- Oser comparer le comte Léoni à Cartouche ! } LIONEL (criant). —A Cartouche l oh!
: LAMBERT (/rès haut).—Je maintiens ce que j'ai ire. (Z7 | dit.
ï DE Morvar (s'approchant).—On ne dit donc tation P plus rien ?
it ? BEAUVOISIN.—C'est trop fort | (A de Moral nt vous } u
AitzZ VOUS rasseoir i
ss...
LAMBERT.—Quant à moi, je ne signerai pas ce contrat ; et puisque vous méprisez mes avertissements, je n'ai plus rien à faire ici. Bien le bonsoir.
PAUL.—Quoi! mon oncle, vous partez! vous nous abandonnez.
LAMBERT.—Je ne puis rien pour ta sœur, tu le vois ; je retourne à Lyon aujourd’hui même.
Pauz.—Mon oncle !
LAMBERT.—]Je n’augure rien de bon de ce mariage, je n’y assisterai pas, c'est bien décidé. Je.ne pourrais peut-être pas me contenir, et j'aime mieux céder la place à M. le comte Léoni…. Adieu!
(ZZ sort.)
PauL.—Retenez-le, mon père.
BEAUVOISIN. — Sabre de bois! qu'il aïlle au diable ! A-t-on jamais vu un pareil entêté |... Après tout, à son aise !.. nous nous passerôns de lui... et pour lui prouver que j'ai du caractère, le vais faire
dresser le contrat. Allons chez le notaire ; monsieur de Morval, venez !
De Morval.—Le diner ?... je suis prêt.
PauL.—Mon père !.…
BEAUVOISIN-—Je suis le maître, sabre de bois ! et je prétends, malgré tout, faire le bonheur de ma fille ! (Z4s sortent tous moins Paul.)