‹ Les aventures de Mandrin [microforme]Chapitre 22 sur 41 · NE · texte numérisé non relu

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revenu de ma peur. Tenez, rien que d'y songer, je sens mes cheveux se hérisser sur ma tête.

E MORVAL (criant à leurs oreilles) — Qu'est-ce que dit le cousin?

Lionez.—Qu'il veut se griser aujourd’hui et qu'il vous tiendra tête,

De MorvaL. -Eh, eh! d'habitude je ne bois que de l’euu, mais quand je m'y mets je suis encore bon compagnon.

LioneL.—Chez les c'itres, c'est tout bénéfice.

(à Beauvoisin.) Et qu'est devenu M. de Simiane ? B£AUvoIsiN.—Il est mort.

LioNEz — Mort !

BEAUVOISIN.—Ma foi, oui, et je n'en suis pas fâché.

LIONEL.—Ah! mon cousin !...

BEAUVOISIN.—Que vouiez-vous ? je suis franc, moi! je n'ai pas d'obligations à ce monsieur, il me gênait, il est mort, tant pis pour lui,

LIONEL.—Et comment est-il mort ?

BEAUVOISIN.— Ah ! voilà... c'est toujours l’horrible histoire dont je vous parlais tout à l'heure,

LIONEL.—Quoi ! c’est dans ce château infernal?

SEAUVOISIN.—Mon Dieu, oui ! Une vengeance de locataires ; il paraît que les diables qui hantaient cette affreuse masure ont cru que M. de Simiane voulait leur donner congé, et ils lui ont tordu le cou.

LiONEL —Savez-vous que tout cela est bien incroyable P )

BEAUVOISIN.— Comment, incroyable ?

LIiONEL. — Ma foi, mon Cousin, voilà une farouche aventure !

Beauvoisin.—Ce qu'il y a de certain, c’est que depuis ce jour de terrible mémoire, M. de Simiane n'a plus donné de ses nouvelles, et comme je voi

le disais tout à l'heure, je n’en suis pas fâché, Ce garçon avait tourné la tête à tout le monde dans la maison ; à présent il n’y a plus que Lambert qui résiste” encore; mais je puis me passer de son approbation.

LionEz,—Et Isaure ?

BEAUVOISIN.— Isaure a voulu résister aussi; mais après bien des larmes elle a cédé à ma volonté ! Elle sait que les Beauvoisin n’ont jamais plaisanté sur le chapitre de l'autorité paternelle, sabre de bois ! (7/7 frappe sur la table et réveille en sursaut de Morval qui s'était assoupi.) Ainsi donc, nous voici tous d'accord, et aujourd’hui même, s’il plaît à Dieu, nous signerons le contrat.

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