‹ Les aventures de Mandrin [microforme]Chapitre 28 sur 41 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MaANDRIN, puis THOMAS.

MANDRIN (/e suivant du regard).—I1l y avait quelqu'un avec lui, j'en suis sûr maintenant ! (Z/ sonne vivement. Thomas paraît.)

THOMAs.-——Monsieur a sonné ?

MANDRIN.—Avec qui causait M. Paul un peu avant mon arrivée ?

THOMAS (avec défiance). —M. Paul ne j'a pas dit à monsieur ?

MannRiN.—Non,

THoMAs.— Alors, je ne sais pas.

MANDRIN | furieux).—Drôle |...

THOMAS (irdigné).— Comment ! drôle 1...

MANDRIN (érant un pistolet de sa DPoche).—Réponds, ou je te casse la tête !

THOMAS (/ombant à genoux).—Miséricorde ! (A

part.) Dieu tout-puissant ! ayez pitié de moi!

Mai DRIN.— 11 y avait quelqu'un ici, n'est-ce ras ?

THOMaS (#remblant).— Oui... (4 part.) Peuton jouer avec des armes comme ça |

MANDRIN.— Quelqu'un que tu connais ?

THomas.— Dieu merci, non! il avait des yeux... et une mine farouche !.. Sauf votre respect,

monsieur le comte, j'ai eu l’idée qu'il devait être de la bande à Mandrin.

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Manprin.—Des cheveux noirs ?

Taomas.—Et la peau de la couleur de ses che.

veux.

ManpDrin.—Un costume italien ?

Tuomas.— Un costume sauvage... oui, monsieur,

MaANDRIN.— Qu'est-il devenu ?

THoMas.—Je l'ai vu traverser la petite cour qui donne sur la campagne. Il courait comme s'il avait eu le diable à ses trousses |

MaANDRIN (/ui jetant une bourse). —Tiens ! voilà pour tes renseignements, vat’en, et pas un mot de tout ceci.

THomas (à part).—Diable d'homme ! il a une mauière de vois interroger !.. (Æuisant sauter la bourse) 11 a du bon, cependant, il a du bon!

(ZZ sort.)

ManDin (seu/). — Piétro ! c'est plus sérieux que je ne pensais. J'aurais dû me défier de cet homme :

Il fut jadis hébergé et rendu à la vie par Isaure et -

sa mère; il a voué à cette jeune fille un culte comme à la Madone. Ilest le seul de tous mes compagnons qui ait osé vouloir me dissuader de ce mariage. Qu'a:t-il pu dire? mon nom, peutêtre ! il n'aurait pas osé: en me perdant, il se per-

. dait lui-même. Non, quelques insinuations, sans

doute, quelques vagues avertissements... N'importe, plus que jamais il faut hâter la conclusion de ce mariage! Une fois Isaure entre mes mains, je mets le ciel et l'enfer au défi de me l’arracher ! (Apercevant Beauvoisin, de Boissec et un notaire.) Le notaire enfin !

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