SCÈNE: IX
LÉONI, PrÉTRo, BANDITs.
LÉ ont (à voix basse).-—Par ici, Piétro.
PIÉTRO.— Présent |
L£oNI.—Tu vois ces gens qui montent en car- Tosse, ce sont des imprudents qui veulent visiter le château du Diable. il faut qu’ils trouvent les habitants prêts à les recevoir. Comprends-tu ?
PIÉTRO.—Oui.
LÉONI.— Le marquis va les égarer dans la forêt... tu as une heure Pour tout disposer.
BEAUVOISIN (@ /a coudisse).— Allons, mcusieur le comte, allons. En route ! en route !.…
LÉéonI.—Me voici. (Bas.) Val... de la prudence. de l'adresse | (Z2 sort.)
PIÉTRO (après avoir J'ait signe aux bandits d'ap- Procher).—Camarades, voyez ce carrosse qui s’en Va là-bas. Il contient des curieux indiscrets qu'il s'agit de dépister. L'ordre du chef est que nous
nous rendions tous sans tarder au château du Diable !
Tous LES BANDITS (à voix Gasse).—Au château du Diable !!1 (7/5 sortent.) à
PtÉTRO (seu).— Oui, je l'ai bien entendu: le chef pousse l'audace jusqu’à vouloir épouser cette innocente jeune fille, Ce malheur, je l'avais pressenti en voyant les assiduités du chef dans cette maison où, il y a trois ans, j'ai été accueilli avec tant de compassion et de charité, alors que traqué par les gendarmes du Piémont je me réfugiais dans ce pays, Blessé, expirant de fatigue et de besoin, je m'étais évanoui sur la route ; j'aurais fini là ma misérable carrière si je n'avais été
recueilli par mademoiselle Isaure, cet ange de bonté et sa charitable mère qui eurent pitié de mes souffrances, Après deux mois de soins vigi- : lants et assidus, je fus rendu à la santé ; je quittai cette maison si hospitalière en jurant à mes bienfaiteurs une éternelle reconnaissance. Il est peutêtre en mon pouvoir aujourd’hui d'empêcher un malheur irréparable de fondre sur mes bienfaiteurs.
car- Ce malheur, cette honte, je l’écarterai de leur siter tête, ou je mourrai à la tâche | les
RIDEAU
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